Mélanie Waldor

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Mélanie Villenave-Waldor
Boilly - Portrait de Mélanie Waldor.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Période d'activité
Nationalité
Activités
Autres informations
Genres artistiques
Drame (d), proseVoir et modifier les données sur Wikidata
Prononciation
signature de Mélanie Waldor
signature

Mélanie Villenave, dite Mélanie Waldor, née le à Nantes et morte le à Paris, est une femme de lettres française, à la fois romancière, poète et dramaturge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de l'avocat et érudit Mathieu-Guillaume-Thérèse Villenave.

Le 22 mars 1822, elle épouse à Nantes François-Joseph Waldor, un officier d'origine belge. Installée à Paris, elle tient chez ses parents, rue de Vaugirard un salon littéraire. En 1827, elle devient la maîtresse d'Alexandre Dumas, sur lequel elle exerce une certaine influence[1] ; puis, en 1835, elle devient la maitresse de Camillo Cavour lors d'un de ses déplacements à Paris[2]. Vers 1838, elle rencontre le comte Charles de Mesnard dont elle obtient la confiance et qui lui confie un recueil de correspondances qu'elle publiera cinq ans plus tard en trois volumes sous le titre Souvenirs intimes de M. le comte de Mesnard.

Son premier essai dans le domaine littéraire est un roman historique, L'Ecuyer d'Auberon, ou l'Oratoire de Bonsecours (1832). En 1835, elle se révèle comme poète dans ses Poésies du cœur, recueil de vers qui fut jugé remarquable par le sentiment, le goût et l'élégance. André Maurois la décrivait comme « frêle, jolie avec des yeux caressants et des mines pudiques qui affolent ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans
  • L'Écuyer Dauberon, ou l'Oratoire de Bonsecours, 1832
  • Le Livre des jeunes filles, 1834
Contient : La Pension et les deux mariages. Valérie. La Mère Godin. Une leçon.
Contient : Les Petits Colliberts, ou le Bateau d'Émeriau. Auguste, ou le Choix d'un état. Victor, ou le Bazar des pauvres. Nelly, ou la Piété filiale.
  • Pages de la vie intime, 2 vol., 1836
Contient : Clara. Histoire d'une pauvre famille. La Maison rouge. Scènes du monde et de la solitude.
Théâtre
  • L'École des jeunes filles, drame en 5 actes, Paris, Renaissance, 29 avril 1841
  • La Tirelire de Jeannette, comédie-vaudeville en 1 acte, Paris, Ambigu-Comique, 16 avril 1859
  • La Mère Grippetout, vaudeville en 1 acte, Paris, Ambigu-Comique, 21 avril 1861
  • Le Retour du soldat, saynète patriotique en 1 acte, Paris, Ambigu-Comique, 15 août 1863
Poésie
  • Poésies du cœur, 1835
  • Cantate dédiée à S.M. l'impératrice Eugénie, 1853
Correspondance
  • Lettres inédites de Mélanie Waldor, précédées d'une notice biographique, 1905
Autres publications
  • Souvenirs intimes de M. le Comte de Mesnard, premier écuyer et chevalier d'honneur de S.A.R. Madame la duchesse de Berry, publiés par Mélanie Waldor et précédés d'une notice, 3 vol. , 1844 Texte en ligne vol 1 vol 2vol 3

Postérité[modifier | modifier le code]

La rose Mélanie Waldor (obtenteur Vibert)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lettres d'Alexandre Dumas à Mélanie Waldor ; textes réunis, présentés et annotés par Claude Schopp, 1982 (contient un choix de lettres de M. Waldor à A. Dumas)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Bondenet, « Alexandre Dumas & Mélanie Waldor, la muse romantique » (consulté le 12 janvier 2018)
  2. « Cavour Camillo Benso » (consulté le 13 mars 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]