Mathieu-Guillaume-Thérèse Villenave

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Mathieu-Guillaume-Thérèse Villenave
M.G.T. VILLENAVE.jpg
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Mathieu-Guillaume-Thérèse Villenave, né le à Saint-Félix de Caraman[1], mort le à Nantes, est un homme de lettres, journaliste, avocat, bibliophile et collectionneur d'autographes français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frère aîné de sept autres enfants, il est d'abord destiné à l'état ecclésiastique. Doué pour les lettres, il monte à Paris où il devient précepteur et se lie d'amitié avec Germaine de Staël. Il quitte l'état ecclésiastique au début de la Révolution française et épouse, à Nantes, miss Tasset, une Française qui avait passé sa jeunesse à Londres ; ils ont eu deux enfants, Mélanie, poète et romancière, et Théodore, poète. Il exerce la profession d'avocat.

Vers le milieu de 1792, il accueille, un moment, dans sa maison nantaise, l'astronome et homme politique Bailly, avant que celui-ci ne soit arrêté un peu plus tard à Melun et envoyé à l'échafaud. En septembre 1793, Villenave et sa femme sont à leur tour arrêtés. Elle est enfermée au château de Luzancy, sur les bords du fleuve qui sert de théâtre aux exécutions de Carrier ; lui fait partie du convoi des 132 Nantais[2] envoyés à Paris sous l'accusation d'opinions contre-révolutionnaires. Villenave en a fait un récit dans sa Relation du voyage de cent trente-deux Nantais ; ils manquent d'être fusillés à Ancenis et noyés à Angers, et un certain nombre meurent durant le voyage. Les survivants, jugés après la chute de Robespierre, sont acquittés par le Tribunal révolutionnaire. Redevenu avocat, il prend la défense des membres du comité révolutionnaire de Nantes, ainsi que de la plupart des chefs vendéens, dont le général Charette.

Il abandonne cette profession, peu après, pour ne plus se consacrer qu'à la littérature. Sous l'Empire et la Restauration, il prend part à la rédaction de plusieurs journaux dont La Quotidienne et le Courrier français. Il traduit des auteurs latins, Ovide et Virgile. Par ailleurs, il détient une remarquable collection de livres et surtout d'autographes, en particulier de l'époque révolutionnaire. Il est un des premiers à avoir propagé le goût des autographes en France.

Après sa mort en 1846, sa collection a été dispersée ; une partie a été mise en vente (aux enchères) par sa fille Mélanie en 1865.

Publications partielles[modifier | modifier le code]

Page titre d’Hymne à la mort, tout premier manuscrit de Villenave, 1778.
  • Ode sur le dévouement héroïque du prince Maximilien-Jules-Léopold de Brunswick, 1786.
  • Relation du voyage des cent trente-deux Nantais envoyés à Paris, 1794.
  • La Jacobiniade, poème héroi-comique sur l'horrible catastrophe des Jacobins, 1794.
  • Vie d'Ovide, contenant des notions historiques et littéraires sur le siècle d'Auguste, 1809.
  • Les Destins de la France dans les élections de 1815, 1815.
  • Les Deux genres, 1834.
  • Abélard et Héloïse, 1834.
  • De l'Amour, considéré dans tout ce qu'il y a de grand et de beau. Fragment en vers, 1841.
  • Extrait d’un poème sur la vie future, 1842.
  • Société de la morale chrétienne, 1842.

Signatures diverses[modifier | modifier le code]

  • Abbé de Villenave
  • Citoyen Villenave
  • Villenave Père
  • Laporte aîné (pseudonyme)
  • Nolin (pseudonyme)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph-Marie Quérard, La France Littéraire (ou dictionnaire bibliographique), tome X.
  • Louis-Gabriel Michaud, Biographie Universelle, volume 43.
  • Séance extraordinaire de la société de la morale Chrétienne — inauguration du buste de M. Villenave, Paris, Imprimerie Maulde et Renou, 1847 (cote Ln 27 33078).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Depuis 1921 : Saint-Félix-Lauragais.
  2. Une liste exhaustive des 132 Nantais plus cinq autres qui les ont rejoints en chemin a été établie : cf. Gabory.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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