Luigi Taparelli d'Azeglio

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Luigi Taparelli d'Azeglio, né le 24 novembre 1793 à Turin et décédé le 21 septembre 1862 à Rome, est un prêtre jésuite italien qui créa le terme de Justice sociale [1] et approfondit la notion de subsidiarité. Il fut le cofondateur de la revue La Civiltà Cattolica en 1850, auquel il contribue pendant 12 ans. Il s'intéresse particulièrement aux problèmes soulevés par la Révolution industrielle. Sa pensée sociale inspire le Pape Léon XIII dans la rédaction de son encyclique Rerum Novarum.

Son frère Massimo d'Azeglio fut un homme politique italien influent de cette même époque.

Partisan d'un néothomisme[modifier | modifier le code]

Taparelli part du constat que la pensée subjectiviste d'un René Descartes a provoqué des erreurs dans le domaine moral et politique : Pour lui, la diversité des réflexions entamées sur les sciences naturelles est restée sans effet sur elles, a embrouillé des idées métaphysiques à propos de l'humanité et de la société et peut conduire au chaos social. Il fait valoir que -dans le contexte des grands changements sociaux apparus au début du XIXe siècle en Europe - l'Église Catholique - qui a principalement mis en avant les pratiques évangéliques par le biais des associations charitables - n'a pas développé de vision philosophique claire sur le sujet, ce qui cause une grande confusion, perceptible tant dans la hiérarchie que chez les laïcs.

Taparelli entreprend d'appliquer les méthodes thomistes. De fait, après les révolutions sociales de 1848, l'Église Catholique va entrer dans le débat qui fait rage entre les Libéraux capitalistes partisans du « Laisser-faire » et les Socialistes « interventionnistes ».

Partisan de la subsidiarité[modifier | modifier le code]

En 1850 un groupe de jésuites de Naples dont Taparelli et Carlo Maria Curci fondent La Civiltà Cattolica. L'initiative est immédiatement approuvée par Pie IX, malgré les réticentes du Supérieur général des Jésuites. À ce titre, il dénonce plusieurs tendances qui sapent l'unité sociale comme : la séparation de la morale d'avec la Loi positive, l'esprit hétérodoxe caractérisé par une liberté de conscience illimitée.

Il milite en faveur d'une société intégrant la notion de subsidiarité : La Société n'est pas un bloc monolithique d'individus, mais un regroupement de diverses sous-sociétés auxquelles appartiennent les personnes. Chaque niveau social a par conséquent tout à la fois des droits et des devoirs qui doivent être reconnus et encouragés. Tous les niveaux de la société sont donc amenés à collaborer de façon rationnelle et non pas à entrer en compétition ou en conflit.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Education et Justice Sociale, par J.Zajda, S.Majhanovic, V. Rust , 2006, (ISBN 1-4020-4721-5)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M.-H. Laurent: Quelques documents sur le P. Taparelli d'Azeglio, dans AHSI, vol.34 (1965), p.233.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • «Aloysius Taparelli», in Catholic Encyclopedia, Obert Appleton Company, New York, 1913
  • La Civiltà Cattolica

Liens externes[modifier | modifier le code]