Ludwig Rottenberg

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Ludwig Rottenberg

Ludwig Rottenberg né le à Czernowitz et décédé le à Francfort-sur-le-Main, est un compositeur et chef d'orchestre allemand/autrichien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rottenberg est issu d'une famille juive germanophone à Czernowitz, capitale de la Bucovine, qui fait alors partie de la monarchie austro-hongroise.

Au Conservatoire de Vienne, il apprend la musique avec Adalbert Hrimaly, Robert Fuchs et Eusebius Mandyczevski. Pendant ses études, il dirige un orchestre amateur et travaille comme accompagnateur. À l'Opéra de Brünn, il reçoit son premier engagement ferme et est nommé, en 1892, premier maître de chapelle à la place de Felix Dessoff.

En 1893, sur la base des recommandations de Johannes Brahms et Hans Guido von Bülow il arrive en tête contre deux concurrents de premier plan, Richard Strauss et Felix Mottl. Rottenberg est retenu pour prendre le même poste qu'à Brünn, à l'Opéra de Francfort, qu'il occupe jusqu'en 1926.

Pendant cette période, il collabore activement avec six administrateurs, et plus particulièrement avec Emil Claar et l'Opéra de Francfort devient l'une des étapes incontournables de son temps.

Sous sa direction, de nombreuses œuvres contemporaines sont mises en scène, y compris la première mondiale en 1912[1] de l'opéra Der ferne Klang (« Un son lointain »), en 1918[2], Die Gezichniten (« Les Stigmatisés ») et en 1920[3], Der Schatzgräber (« Chercheur de trésor ») de Franz Schreker.

Autres productions importantes, et considérées, en partie, comme des premières allemandes : en 1897, Der arme Heinrich (« Pauvre Henri ») de Hans Pfitzner, en 1907, Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, en 1909, Elektra de Richard Strauss et d'autres œuvres de Ferruccio Busoni, Leoš Janáček, Béla Bartók et Paul Hindemith.

Il écrit un opéra en un acte en 1913 qui est représenté le 30 novembre 1915 à l'Opéra de Francfort, Die Geschwiste (« Frères et sœurs ») d'après un poème de Johann Wolfgang von Goethe. Il compose surtout des chansons et des œuvres pour piano.

Rottenberg épouse Theodore Adickes, une fille de Franz Adickes, maire de Francfort. Le couple a deux filles : Gabriele (1898-1987) se marie en 1920 avec un pionnier de la radio allemande et médecin, Hans Flesch (1896-1945) ; sa sœur, Gertrud Rottenberg (1900-1967) devient, en 1924, la femme du compositeur Paul Hindemith.

Dans les dernières années de sa vie, Rottenberg enseigne au Conservatoire Hoch. Il meurt le 6 mai 1932 à Francfort-sur-le-Main. Sa tombe se trouve au cimetière principal[4], ses écrits sont conservés à la Bibliothèque universitaire Johann Christian Senckenberg.

Bibliographie [modifier | modifier le code]

  • Wolfgang Klötzer (éd.): biographie de Frankfurter. Lexique historique personne. Deuxième volume. M Z (publications de la Commission historique de Francfort. XIX, no 2). Waldemar Kramer, Frankfurt am Main, 1996, (ISBN 3-7829-0459-1)

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kaminski 2003, p. 1394
  2. Kaminski 2003, p. 1396
  3. Kaminski 2003, p. 1398
  4. Guide des tombes connues des personnalités dans les cimetières de Francfort, Frankfurt am Main, 1985, p. 42

Liens externes[modifier | modifier le code]