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Louis d'Aubusson (militaire)

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Louis d'Aubusson, duc de La Feuillade
Biographie
Naissance
Décès
(à 51 ans)
Marly
Allégeance
Activité
Famille
Père
Mère
Enfant
Louis d'Aubusson (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Conflit
Grade
Distinction
Blason.

Louis d'Aubusson, duc de La Feuillade né le et décédé le , est un militaire français des XVIIe et XVIIIe siècles. Il est fait maréchal de France en 1724.

Origines et famille

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D'une famille originaire de la Marche descendant des vicomtes d'Aubusson, il est le fils de François III d'Aubusson, maréchal-duc de La Feuillade (1625-1691) qui fut gouverneur du Dauphiné, et qui a élevé à ses frais la statue de Louis XIV ornant la place des Victoires à Paris. Il est également le fils de Charlotte Gouffier de Roannez qui a apporté aux Aubusson de La Feuillade le duché de Roannez. Il est enfin le neveu de Georges d'Aubusson de la Feuillade, évêque-prince de Metz.

Carrière militaire

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Il sert dès l'âge de 15 ans comme volontaire dans l'armée, au début de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, et participe aux sièges de Philippsbourg, Mannheim, Spire et Frankenthal. Puis il devient Mestre de camp d'un régiment de cavalerie de son nom, qu'il achète en .

Il prend part à la bataille de Walcourt en 1689, où meurt l'oncle de sa future femme, Guy II Chamillart, capitaine des gardes, puis l'année suivante à la bataille de Fleurus, le . Viennent ensuite les sièges de Mons et de Namur, la bataille de Steinkerque, la bataille de Neerwinden le , puis les sièges de Huy et de Charleroi. Son régiment est licencié après la paix de Ryswick, en 1698.

Louis d'Aubusson doit en partie sa nouvelle faveur au fait qu'il épouse en secondes noces, en 1701, Marie-Thérèse Chamillart (1689-1739), fille de Michel Chamillart, secrétaire d'État à la Guerre, auquel il doit sans doute sa rapide ascension. De ce fait, il est détesté et méprisé par Saint-Simon. Il est nommé Mestre de camp d'un régiment de cavalerie de son nom de à , puis brigadier en et enfin maréchal de camp le mois suivant. Il est alors commandant en chef en Dauphiné et en Savoie. Il accède au titre de lieutenant général en 1704 et est nommé dans le comté de Nice, en 1705. Il obtient quelques succès, et contribue à la prise de Villefranche et de Nice.

Chargé du siège de Turin en 1706, mais plus présomptueux que stratège, négligeant les avis de Vauban, il échouera à prendre la ville en dépit des moyens considérables mis à sa disposition par son beau-père, ce qui amènera, avec l'aide de Maréchal de Marsin, à l'une des grandes défaites de l'armée française. Ayant laissé s'échapper de Turin le duc de Savoie Victor-Amédée, qui réussit à faire sa jonction avec le prince Eugène, il est pris à revers par ses adversaires et subit un désastre (28 août 1706). Il perd artillerie, munitions et bagages, et doit effectuer une retraite précipitée.

Il ne sert plus après cette date, mais n'en sera pas moins nommé maréchal de France le 2 février 1724. Il meurt à Marly le 29 janvier 1725 et est inhumé aux Théatins de Paris. Il fut marié en premières noces (1692) à Charlotte-Thérèse Phélypeaux de La Vrillière (Chateauneuf), 1675-1697, fille de Balthazar, secrétaire d'État, puis en secondes noces (1701) à Marie-Thérèse Chamillart, qui lui survécut (1689-1739). Il n'eut pas de postérité de ses deux unions, et légua ses biens (grevés de substitution) à un cousin au 8ème degré, Jacques d'Aubusson de Miremont, et à son fils Hubert-François d'Aubusson (1707-1735), devenu comte de La Feuillade, seigneur du duché de Roannais, etc.

Notes et références

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Sources et bibliographie

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