Louis Victor Marcé

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Louis Victor Marcé
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Nationalité
Activité

Louis Victor Marcé est un médecin aliéniste français, né le à Paris et mort dans la même ville le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Son père, René Marcé, travaillait dans l'Administration des Domaines à Nantes. Après avoir démissionné, il était monté à Paris pour tenter une carrière littéraire. Il mourut subitement en 1834, laissant sa femme et son fils dans une situation précaire. Tous deux retournèrent en Bretagne et le jeune enfant fut élevé par son oncle, le docteur Germain Auguste Marcé (1805-1859), médecin à l'Hôtel-Dieu et professeur à l'École de médecine de Nantes. Élève très doué, le jeune Victor fut, au lycée de Nantes, le brillant condisciple de Jules Verne, dont il restera l'ami.

Études[modifier | modifier le code]

Ayant réussi son baccalauréat en 1846 et conseillé par son oncle, il commence ses études médicales à l'École de médecine et à la Faculté de Nantes. Un de ses professeurs, Camille Bouchet, lui-même ancien élève de Jean-Étienne Esquirol, l'influença pour sa carrière. Victor Marcé s'installe à Paris pour concourir à l'internat : il est reçu troisième de sa promotion, le . Sa première année d'internat s'effectue chez Sandras, auteur d'un traité des maladies nerveuses. En 1853, il reçoit la médaille d'argent. Il continue son internat chez Velpeau, qui préside sa thèse sur un sujet de chirurgie. Il est docteur en médecine le . Il hésite à choisir la chirurgie.

Carrière[modifier | modifier le code]

C'est alors, qu'en 1855, il rencontre un étudiant en médecine, Eugène Pelouze, fils du célèbre chimiste Théophile-Jules Pelouze. Ayant ses entrées dans le salon de l'Hôtel de la Monnaie, quai de Conti, il fait la connaissance d'Anna, une des filles de Pelouze. Pour l'épouser, il présente sa candidature comme médecin-adjoint de la Maison de Santé Esquirol, à Ivry-sur-Seine[1]. Le , il épouse Anna Pelouze. Il reprend les études d'Esquirol sur la folie puerpérale, et publie une monographie. Le , il lit à l'Académie de médecine un mémoire sur l'état mental des "choréiques". En 1860, il se présente à l'agrégation : il est reçu premier. La même année, il est nommé médecin des aliénés de la Seine, puis médecin à Bicêtre. Il donne des cours à l'École pratique de la Faculté de médecine de Paris, lesquels attirent un grand nombre d'auditeurs. En 1862, parait son Traité des maladies mentales. Il dénonce l'abus des formes de contention, camisoles et entraves. Il étudie également les caractères de l'écriture chez les aliénés dont il traitera dans une communication le . Puis il travaille sur l'action toxique de l'essence d'absinthe. Surmené, il se sent très fatigué. En avril ou , après la naissance de son deuxième fils, il part se reposer en Touraine chez sa belle-sœur Marguerite Pelouze (née Marguerite Wilson et sœur de Daniel Wilson[2]) qui vient d'acquérir le château de Chenonceau.

Il rentre à Paris, au début de l'été, mal rétabli, et reprend trop tôt sa vie laborieuse. Il met fin à ses jours le [3],[4]. Il est enterré au cimetière de Saint-Gobain (Aisne).

Hommage et postérité[modifier | modifier le code]

  • Le personnage de Dolly Branican dans Mistress Branican de Jules Verne, semble être inspiré par un cas décrit par Marcé dans son Traité de la folie des femmes enceintes, des nouvelles accouchées et des nourrices (1858)[5].
  • Une Société Marcé internationale a été créée en 1980 en Angleterre. Un psychiatre anglais d'origine indienne, Channi Kumar, lui a donné son nom en hommage au Dr Louis Victor Marcé. Cette société possède une branche francophone, créée en 1998.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • 1854 : Les kystes spermatiques (thèse de doctorat)
  • 1858 : Traité de la folie des femmes enceintes, des nouvelles accouchées et des nourrices et considérations médico-légales qui se rattachent à ce sujet.
  • 1860 : Altérations de la sensibilité (thèse)
  • 1862 : Traité des maladies mentales

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J-P. Luauté et Th. Lempérière, La vie et l'œuvre pionnière de Louis-Victor Marcé, Editions Glyphe, 2012, 264 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Étienne Esquirol, aliéniste renommé, avait acheté un domaine à Ivry pour y installer sa Maison de santé. Le bâtiment principal porte toujours le nom de pavillon Marcé (Norbert Percereau)
  2. Futur gendre de Jules Grévy et compromis dans le Scandale des décorations
  3. J-P Luauté et Th. Lemérière, La vie et l'œuvre pionnière de Louis-Victor Marcé, Paris, Editions Glyphe, , p. 125-132
  4. Texte en grande partie tiré de l'étude de Norbert Percereau, parue dans le Bulletin de la Société Jules Verne 141. 1er trimestre 2004.
  5. Volker Dehs, Quelques antécédents possibles de Mistress Branican, Bulletin de la Société Jules Verne no 165, 2008, p. 5-8

Liens externes[modifier | modifier le code]