Liliane Hilaire-Pérez

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Liliane Hilaire-Pérez
Naissance (58 ans)
Paris
Profession
professeur, historienne, chercheuse
Formation
École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, Université Paris I-Panthéon-Sorbonne

Liliane Hilaire-Pérez est une historienne française, professeure des universités à Paris-Diderot (laboratoire Identités-Cultures-Territoires) depuis 2010 et directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (Centre Koyré)¨depuis 2011[1]. Ses travaux portent sur l’histoire des techniques[2], des savoirs et des marchés à l’époque moderne, entre la France et l’Angleterre et à l’échelle globale. Elle revendique l’histoire des techniques comme un rameau de la « technologie, science humaine », invitant à approfondir l’étude de la technologie comme science des activités et à restituer, dans le passé comme de nos jours, la place de l’humain dans la technique[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Liliane Hilaire-Pérez intègre l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud en 1980. Elle obtient sa maîtrise d’histoire avec Le vêtement dans les logiques médicales (XVIIIe- XIXe siècles) à l’Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne en 1982, sous la direction de Daniel Roche, qui lance alors une grande enquête sur la culture matérielle. L’année suivante, elle est reçue à l’agrégation d’histoire. Toujours sous la direction de Daniel Roche, son DEA d’histoire sur Les inventeurs en France et en Angleterre au XVIIIe siècle (Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne) donne le ton de ses futurs travaux. Elle s’engage alors dans une thèse de doctorat Inventions et inventeurs en France et en Angleterre au XVIIIe siècle, sous la direction de Daniel Roche.

Parallèlement à ses recherches doctorales, elle obtient en 1984-1985 une bourse de recherche du British Council (Londres, Maison de l’Institut de France), enseigne comme assistante-normalienne à l’Université Lille III-Charles de Gaulle, 1985-1986), puis en tant que professeur d’histoire-géographie dans le second degré entre 1986 et 1994.

Elle soutient sa thèse de doctorat d’histoire l’Université Paris I-Panthéon-Sorbonne en 1994 et obtient la mention très honorable avec les félicitations du jury, devant un jury composé de Maurice Gresset (Université Besançon), Jean-Pierre Hirsch (Université Lille-III, président du jury), Daniel Roche (Université Paris-I) et Denis Woronoff (Université Paris-I)[4].

Attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université de Bourgogne (1994-1995), elle est élue maître de conférences à l’Université de Bourgogne (Histoire moderne) en 1995, puis maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers au sein de la Chaire d’histoire des techniques et de l’environnement de 1998 à 2010. Elle publie alors sa thèse : L’invention technique au siècle des Lumières, Albin Michel, Coll. L’Évolution de l’Humanité, 2000.

Après avoir été accueillie en accueil en délégation au CNRS auprès du l’UMR 8533, Institutions et dynamiques historiques de l’économie (IDHE), elle défend son habilitation à diriger des recherches de l’Université Paris I-Panthéon-Sorbonne, Invention, culture technique et entreprise entre France et Angleterre au XVIIIe siècle, mémoire inédit La pièce et le geste. Entreprises, cultures opératoires et marchés à Londres au XVIIIe siècle, sous la direction de Dominique Margairaz, devant un jury composé de Maxine Berg (Université de Warwick), Yves Cohen (EHESS, président du jury), André Guillerme (Cnam), Christine MacLeod (Université de Bristol), Daniel Roche (Collège de France) et Hélène Vérin (CNRS-Centre A. Koyré). Elle est qualifiée en 2009 en 22e section (Histoire) et en 72e section (Épistémologie, histoire des sciences et des techniques) du Conseil National Universitaire.  Son HDR est publiée : La pièce et le geste. Artisans, marchands et savoir technique à Londres au xviiie siècle, Albin Michel, Coll. L’Évolution de l’Humanité, 2013[5].

Travaux[modifier | modifier le code]

Depuis ses premiers travaux, Liliane Hilaire-Pérez a construit une œuvre dense et riche.

L’invention technique au siècle des Lumières (Paris, Albin Michel, 2000) l’a conduite à une « histoire technologique », non seulement dans son objet mais dans sa méthode, en suivant deux principes systémiques. Elle a d’une part choisi la comparaison, pour déceler les spécificités de la question inventive entre France et Angleterre, elles-mêmes construites par les pratiques comparatives des acteurs – le droit de l’inventeur comme un objet sans cesse réactualisé, traduit, transposé. Elle a ainsi mis en valeur différents modèles, entre investissement public dans l’innovation, appropriation monopolistique par des inventeurs privilégiés, soutien à l’invention collective – son travail avec l’économiste Dominique Foray, sur la soierie lyonnaise considérée comme exemple d’open technique a participé des remises en cause de la légende noire des corporations. D’autre part, dans le sillage de Judith Schlanger, elle a transposé l’analyse de l’invention intellectuelle à celle de l’invention technique, proposant une définition ouverte de l’invention (comprenant la redite, l’imitation, l’appropriation) et soulignant le rôle des rattachements de sens qui seuls permettent de qualifier l’invention en société et que les historiens ont souvent négligés au profit d’un intérêt pour la rupture et pour l’inouï. Cet intérêt pour les pratiques inventives s’est poursuivi par l’étude des techniques artisanales et des formes de rationalité nées de l’exercice du travail[6].

Dans son habilitation à diriger des recherches, La pièce et le geste. Artisans, marchands set savoirs techniques au XVIIIe siècle (Paris, 2013), elle montré que l’essor des consommations, l’imbrication croissante de la production et des échanges, la montée de l’entreprise et des réseaux marchands au sein de l’artisanat ont favorisé une compréhension opératoire du procès de travail. Elle a analysé ce temps particulier de la production anglaise, portée par l’économie du produit, « l’économie smithienne », comme le creuset de savoirs technologiques au sens fort du mot, soit une rationalisation de l’action en termes opératoires. Son terrain d’observation fut les métiers d’assemblage : horlogerie, fabrication d’instruments, carrosserie, et le secteur en plein essor des accessoires de parure et de décoration, hautement innovants, appelé toyware (boucles, boutons, étuis, couverts, instruments d‘optique etc., fait d’alliages et de matériaux composites). Elle a privilégié les sources privées, celles qui laissent filtrer les pratiques de composition et d’adaptation à travers la nomenclature des produits, la modulation des espaces de travail et les réseaux de sous-traitance : catalogues de vente, polices d’assurances, inventaires, livres de comptes qui donnent accès aux flux, aux volumes et aux prix des pièces, aux gestes mêmes qui sous-tendent l’économie du produit. Ces archives reflètent la montée en puissance d’une économie sectorielle et fonctionnelle dans laquelle les logiques opératoires, transverses, convergentes, se surimposent aux classifications de métiers. C’est dans ce contexte que le geste fait son entrée dans les comptabilités. En effet, pour gérer cette production, diversifiée, en gammes, pour un public croissant d’acheteurs, les artisans ont développé des chaînes de sous-traitance. La segmentation des tâches, l’allongement des circuits de production se marquent par l’affirmation progressive d’un langage verbal pour gérer les facturations. Ainsi, parce que ces artisans-entrepreneurs rationalisent leur travail en termes opératoires, usant de verbes génériques et de verbes d’activité, ces sources peuvent être considérées comme des archives de la technologie – au sens de discours rationnel sur la technique. Ces artisans n’ont pas cherché à faire science. Ils ont pensé des logiques opératoires parce qu’ils les pratiquaient. Ni science industrielle, ni théorisation de la pratique, ces savoirs étaient pourtant subtils et témoignaient d’une capacité d’abstraction né des pratiques – une richesse que ne restitue aucun écrit savant[7].

En parallèle, Liliane Hilaire-Pérez a mené des recherches collectives qui approfondissent ces dimensions.

L’une concerne les approches savantes de la technologie, considérée comme science des arts, c’est-à-dire comme science de la technique et des intentions fabricatrices. Alors que ce sens a été effacé par l’anglicisme technology/technologie qui réduit la technique à la science appliquée, un courant d’étude s’est développé récemment qui a mis en valeur l’importance de la réflexion savante sur la technique et finalement, sur l’action et l’activité humaine, sur le long terme. S’inscrivant dans la lignée d’auteurs tels que Jacques Guillerme, Jan Sebestik, André-Georges Haudricourt, François Sigaut, Hélène Vérin, elle a réuni un groupe de travail qui a mené à bien la traduction et la publication d’un texte fondateur de la technologie comme science de la technique : Guillaume Carnino, Liliane Hilaire-Pérez, Jochen Hoock (dir.), La technologie générale. Johann Beckmann, Entwurf der algemeinen Technologie / Projet de technologie générale (1806), Rennes, PUR, 2017[8]. En lien, Liliane Hilaire-Pérez a mené un séminaire sur l’analogie et les techniques. En effet, le principe clé de la technologie repose sur une réduction des techniques à des classes d’action – les opérations –  par rapprochement de gestes reposant sur des intentions communes (ainsi les traitements de surface, quels que soient la matière traitée ou le produit fini). C’est l’objet d’un livre récent : Sophie A. de Beaune, Liliane Hilaire-Pérez Koen Vermeir (dir.), L’analogie et les techniques. Approches interdisciplinaires, CNRS Éditions, 2017[9].

Un autre de ses terrains de recherche initiés depuis son HDR prend place dans le cadre d’un projet collectif, Revisiting the early modern economic history of the Jews: sources, historiography, questions (Rothschild Foundation Europe, Evelyne Oliel-Grausz dir.). Il concerne l’étude du rôle des minorités juives dans la circulation des savoirs techniques et dans les processus de modernisation économique en Europe au XVIIIe siècle. En effet, alors que l’economic turn dans les études juives a mis en valeur la figure du « Port Jew » dans la première globalisation, reposant sur les réseaux interculturels de marchands séfarades (Lois C. Dubin, David Sorkin, Francesca Trivellato), la place des juifs aux débuts de la Révolution industrielle, et plus largement dans l’innovation technique reste un impensé de l’histoire. Des archives découvertes à Paris et à Rouen permettent d’ouvrir de nouvelles pistes, notamment sur le rôle d’entrepreneurs ashkénazes dans la production et la commercialisation de biens de consommation innovants (toyware), et leur insertion dans les réseaux de manufacturiers des Midlands. Ces archives sont en partie rédigées en yiddish (correspondances, livres de comptes), suggérant à la fois la nécessité de prendre en compte l’identité juive de ces acteurs et d’analyser le rôle du yiddish dans la diffusion d’un vocabulaire de l’innovation dans l’Europe du XVIIIe siècle[10]. C’est le sens d’un travail en cours mené avec Bernard Vaisbrot, « Le livre de comptes de Solomon Hyman. Judaïsme, culture négociante et réseaux innovateurs entre Paris, Londres et Birmingham au xviiie siècle », dans Langues et langages du commerce en Méditerranée et en Europe à l’époque moderne, Gilbert Buti, Michèle Janin-Thivos et Olivier Raveux (dir.), Aix, 2012, p. 185-211.

Ses responsabilités administratives et scientifiques en font une figure incontournable du paysage universitaire international.

Aux côtés de ses enseignements à l’Université Paris-Diderot, elle dirige trois séminaires à l’École des hautes études en sciences sociales : « Initiation à l’histoire des techniques[2] », « L’expérience des techniques : collections, reconstitutions, savoirs et savoir-faire » et « Histoire économique des juifs à l’époque moderne : archives, pratiques et réseaux marchands (Europe, empires[11]) ».

Parmi ses partenariats internationaux récents, on peut citer Revisiting the early Modern Economic History of the Jews: sources, historiography, questions, Rothschild Foundation Europe, dirigé par Evelyne Oliel-Grausz, 2016-2018 ; La circulation des objets émaillés entre la France et la Chine (fin XVIIe – milieu XIXe siècle) : Interactions technologiques, culturelles et diplomatiques, laboratoire international associé du CNRS (LIA), dirigé par. Zhao Bing et Wang Yuangyao (Beijing Palace), 2016-2019 ; « TIME-US : Women’s and men’s remuneration and time budgets in the textile trades in France from the late 17th to the early 20th century”, projet ANR dirigé par Manuela Martini

Activités éditoriales[modifier | modifier le code]

Responsabilités universitaires[modifier | modifier le code]

  • Directrice de l’EA 337, Identités-Cultures-Territoires (ICT), 2011-2014
  • Directrice de l’UFR GHES, Université Paris-Diderot, depuis 2014

Sociétés savantes[modifier | modifier le code]

  • Membre de la Society for the history of technology (SHOT)
  • Membre du Comité directeur de l’Association française d’histoire économique (2011-2013)
  • Membre du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS), section « Sciences, histoire des sciences et techniques et archéologie industrielle » (2005-2008)
  • Membre de l’International committee for the history of technology (ICOHTEC) (2002-2005)
  • Vice-présidente de la Société française d’histoire des sciences et des techniques (1998-2003)

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix “Fondation Mariette Benabou née Adam-Braun 1935-1985” (1994) (prix de la Chancellerie des Universités de Paris)
  • Prix Montgolfier de la Société d’encouragement pour l’Industrie nationale (2002)
  • International Scholar, Society for the History of Technology (SHOT) (2002-2004)

Principales publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • La pièce et le geste. Artisans, marchands et savoirs techniques à Londres au XVIIIe siècle, Paris, Albin Michel, collection L’Évolution de l’Humanité, 2013
  • L’invention technique au siècle des Lumières, Paris, Albin Michel, collection L’Évolution de l’Humanité, 2000.
  • L’expérience de la mer. Les Européens et les espaces maritimes au XVIIIe siècle, Paris, Seli Arslan, 1997, 384 p., 2e édition 2006.

Livres co-édités[modifier | modifier le code]

  • Sophie A. de Beaune, Liliane Hilaire-Pérez, Koen Vermeir (dir.), L’analogie et des techniques. Approches interdisciplinaires, Paris, CNRS Éditions, 2017
  • Stéphane Blond, Liliane Hilaire-Pérez et Michèle Virol (dir.), Mobilités d’ingénieurs en Europe Modèle:S min--XVIIIe siècles. Mélanges en l’honneur d’Hélène Vérin, Rennes, PUR, 2017
  • Guillaume Carnino, Liliane Hilaire-Pérez, Jochen Hoock (dir.), La technologie générale. Johann Beckmann Entwurf der algemeinen Technologie / Projet de technologie générale (1806), Rennes, PUR, 2017
  • Liliane Hilaire-Pérez, Valérie Nègre, Delphine Spicq et Koen Vermeir (dir.),  Le livre techniques avant le XXe siècle. À L’échelle du monde, CNRS Éditions, 2017
  • Liliane Hilaire-Pérez et Larissa Zakharova (dir.), Les techniques et la globalisation au xxe siècle, Rennes, PUR, 2016
  • Guillaume Carnino et Liliane Hilaire-Pérez (dir.), Histoire des techniques. Mondes, sociétés, cultures xvie-xviiie siècles, Paris, PUF, Nouvelle Clio, 2016
  • Liliane Hilaire-Pérez, Fabien Simon et Marie Thébaud-Sorger dir., L’Europe des sciences et des techniques xve-xviiie siècles. Un dialogue des savoirs, Rennes, PUR, 2016
  • Pilar Gonzalez et Liliane Hilaire-Pérez dir., Les savoirs-mondes. Mobilités et circulation des savoirs, Rennes, PUR, 2015.
  • Anne-Laure Carré, Marie-Sophie Corcy, Christiane Demeulenaere-Douyère et Liliane Hilaire-Pérez (dir.), Les expositions universelles à Paris au xixe siècle. Techniques, publics, patrimoine, Paris, CNRS, Coll. Alpha, 2012.
  • Philippe Dillmann, Liliane Hilaire-Pérez et Catherine Verna (dir.), L’acier en Europe avant Bessemer, Toulouse, CNRS, collection Méridiennes, série Histoire & Techniques, 2011.
  • Patrice Bret, Konstantinos Chatzis et Liliane Hilaire-Pérez (dir.), La presse et les périodiques techniques en Europe, 1750-1950, Paris, L’Harmattan, 2008.
  • Marie-Sophie Corcy, Liliane Hilaire-Pérez et Christiane Demeulenaere-Douyère (dir.), Les archives de l'invention. Écrits, objets et images de l’activité inventive des origines à nos jours, Toulouse, CNRS, collection Méridiennes, série Histoire & Techniques, 2007
  • Natacha Coquery, Liliane Hilaire-Pérez, Line Sallmann, Catherine Verna (dir.), Artisans, industrie. Nouvelles révolutions du Moyen Âge à l’ère industrielle, Cahiers d’histoire et de philosophie des sciences, Lyon, ENS-Éditions, 2004
  • Liliane Hilaire-Pérez et Anne-Françoise Garçon (dir.), Les chemins de la nouveauté. Innover, inventer au regard de l'histoire, Paris, CTHS, 2003
  • Liliane Hilaire-Pérez, Dominique Massounie et Virginie Serna (dir.), Archives, objets et images des constructions de l'eau du Moyen Âge à l'ère industrielle, Lyon, ENS-Éditions, 2002

Direction de numéros spéciaux de revues[modifier | modifier le code]

  • Liliane Hilaire-Pérez et Evelyne Oliel-Grausz (dir.), Histoire économique des juifs de France, xive - xviiie s. Nouvelles approches, Archives juives, 2014, no 274
  • Liliane Hilaire-Pérez, Christine MacLeod et Alessandro Nuvolari (dir.), Innovation without Patents, Revue économique, 2013, no 64
  • Patrice Bret et Irina Gouzévitch et Liliane Hilaire-Pérez (dir.), Les techniques et la technologie entre France et Grande-Bretagne (xvie-xixe siècle), Documents pour l’histoire des techniques, 2010, no 19

Articles et chapitres d'ouvrages (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Liliane Hilaire-Pérez, « Les réparations et ‘l’espace de la technique’ au xviiie siècle : entre ‘administration des pratiques’ et économie du produit », in Robert Carvais, alii (dir.), Penser la technique autrement. Mélanges en l’honneur d’Hélène Vérin, Paris, Garnier, 2017, p. 421-456.
  • Liliane Hilaire-Pérez et Catherine Verna, “Histoire économique et histoire des techniques”, Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines, no 4, 2016, p. 13-30
  • Francesca Bray et  Liliane Hilaire-Pérez, “Les techniques et l’histoire globale”, in Guillaume Carnino, Liliane Hilaire-Pérez (dir.), Histoire des techniques. Mondes, sociétés, cultures xvie- xviiie siècles, Paris, PUF, Nouvelle Clio, 2016, p. 7-22
  • Isabelle Bretthauer et Liliane Hilaire-Pérez « Marchands ashkénazes et commerce international à Paris au XVIIIe siècle. Une relecture à l’aune des faillites marchandes », Archives juives, 2014, no 274, p. 91-111.
  • Liliane Hilaire-Pérez, « ‘Techno-esthétique’ de l’économie smithienne. Valeur et fonctionnalité des objets dans l’Angleterre des Lumières », Revue de synthèse, t. 135, no 4, 2012, p. 495-524.
  • Liliane Hilaire-Pérez  et Catherine Lanoë « Pour une relecture de l'histoire des métiers: les savoirs des artisans en France au XVIIIe siècle », in Vincent Milliot, Philippe Minard, Michel Porret (dir.), La grande chevauchée. Faire de l'histoire avec Daniel Roche, Genève, Droz, 2011, p. 334-358.
  • Liliane Hilaire-Pérez et Catherine Verna, "La circulation des savoirs techniques du Moyen Âge à l'époque moderne. Nouvelles approches et enjeux méthodologiques", Tracés, no 16, 2009, p. 25-61.
  • Pascal Brioist et Liliane Hilaire-Pérez, “L’Europe des techniques”, in Guillaume Carnino, Liliane Hilaire-Pérez dir., Histoire des techniques. Mondes, sociétés, cultures xvie-xviiie siècles, Paris, PUF, Nouvelle Clio, 2016, p. 101-142
  • Liliane Hilaire-Pérez, “Inventing in a world of guilds : the case of the silk industry in Lyon in the XVIIIth century”, in S. R. Epstein and Maarten Prak (dir.)., Guilds and Innovation in Europe, 1500-1800, Cambridge, Cambridge University Press, 2008, p. 232-263
  • Liliane Hilaire-Pérez, “Technology, curiosity and utility in France and in England in the XVIIIth century”, in Bernadette Bensaude-Vincent et Christine Blondel (dir.), Science and Spectacle in the European Enlightenment, Aldershot, Ashgate, 2008, p. 25-42
  • Dominique Foray et Liliane Hilaire-Pérez, “The economics of open technology: collective organization and individual claims in the “ fabrique lyonnaise ” during the Old Regime ”, in Cristiano Antonelli, Dominique Foray, Bronwyn H. Hall, W. Edward Steinmueller (dir.), Frontiers in the Economics of Innovation and New Technology. Essays in honor of Paul A. David, Cheltenham, 2005, p. 239-254
  • Liliane Hilaire-Pérez, “Diderot’s views on artists’ and inventors’ rights : invention, imitation and reputation”, British journal for the history of science, 2002, vol. 35, p. 129-150

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Enseignements de Liliane Hilaire-Perez, directrice d'études de l'EHESS, professeur à l'Université Paris-Diderot, en 2017-2018 : HABU », sur enseignements-2017.ehess.fr (consulté le 7 avril 2018)
  2. a et b « Enseignement 2017-2018 — Initiation à l’histoire des techniques : HABU », sur enseignements-2017.ehess.fr (consulté le 7 avril 2018)
  3. A. Millet, « Liliane Hilaire-Perez, La pièce et le geste. Artisans, marchands et savoir technique à Londres au XVIIIe siècle. | lemouvementsocial.net », lemouvementsocial.net,‎ 2017, n° 258/1, p. 154-157 (lire en ligne)
  4. Minard, Philippe, « Liliane Hilaire-Pérez, L'invention technique au siècle des Lumières », Annales, vol. 56, no 6,‎ (lire en ligne)
  5. Albin Michel, La Pièce et le geste - Liliane Hilaire-Pérez (ISBN 2226246304, lire en ligne)
  6. Christine MacLeod, « Liliane Hilaire-Pérez, L'Invention technique au siècle des Lumières, Paris, Albin Michel, 2000, 443 p., 140 F. », Revue d’histoire moderne et contemporaine, vol. no51-2, no 2,‎ , p. 183–183 (ISSN 0048-8003, DOI 10.3917/rhmc.512.0183, lire en ligne)
  7. (en) Bray, Francesca, « Liliane Hilaire-Pérez, La pièce et le geste. Artisans, marchands et savoir technique à Londres au xviiie siècle. Paris, Éditions Albin Michel, « L’Évolution de l’humanité », 2013 », Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines, no 4,‎ (ISSN 2273-0753, lire en ligne)
  8. « Presses Universitaires de Rennes - La technologie générale Johann Beckmann, Entwurf der algemeinen Technologie / Projet de technologie générale (1806) Guillaume Carnino, Liliane Hilaire-Pérez et Jochen Hoock (dir.) », sur www.pur-editions.fr (consulté le 7 avril 2018)
  9. « L’analogie dans les techniques - CNRS Editions », sur www.cnrseditions.fr (consulté le 7 avril 2018)
  10. « Le Xe Congrès de la EAJS | Le Xe Congrès de la EAJS 2014 », sur ww.eajscongress2014.com (consulté le 7 avril 2018)
  11. « Enseignement 2017-2018 — Histoire économique des juifs : HABU », sur enseignements-2017.ehess.fr (consulté le 7 avril 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]