Les Hirondelles de Kaboul

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Les Hirondelles de Kaboul
Auteur Yasmina Khadra
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Éditeur Julliard
Date de parution 2002
Illustrateur Emmanuel Michel
Nombre de pages 148
ISBN 978-2-260-01596-3

Les Hirondelles de Kaboul est un roman algérien écrit par Yasmina Khadra. Il fait partie d'une trilogie comprenant également L'Attentat et Les Sirènes de Bagdad. Ils parlent tous les trois des conflits entre l'Orient et l'Occident.

Résumé[modifier | modifier le code]

Quatre personnages : Atiq et sa femme Mussarat, Mohsen Ramat et sa femme Zunaira. Tous vivent à Kaboul, une ville menée par Talibans et Mollahs. Le livre retrace leurs destins croisés. Atiq est chef de prison. Il est malheureux en ménage car sa femme est à l’agonie. Il en souffre mais ne se résout pas à la répudier, pratique courante chez les autres, parce qu’elle lui a sauvé la vie des années auparavant. Mohsen et sa femme Zunaira, avocate très belle, ont vu leurs carrières et leur style de vie réduits à néants par l’arrivée des talibans[1].

Un jour, Mohsen avoue à Zuniara qu’il a participé à une lapidation de femme et qu’il en a éprouvé une jouissance coupable. Devant ces aveux dictés par le désir de transparence et de vérité vis-à-vis de la femme qu’il aime, Zunaira réagit très mal et s’emporte. Plus tard, ils partent se promener dans Kaboul pour se réconcilier. Mais lors d’un contrôle humiliant, il va être sommé de rejoindre la cohorte de gens pour écouter un prêche. Zunaira est obligée de l’attendre sous un soleil de plomb, emmitouflée dans un tchadri étouffant. Au retour à la maison, énervée, Zunaira bouscule Mohsen qui tombe et se tue. Zunaira est condamnée expéditivement à la lapidation et emprisonnée dans la prison de Atiq[1].

Dans la prison, n’ayant plus rien à perdre, Zunaira jette son tchadri et demeure prostrée. En voyant cette femme magnifique, Atiq en tombe amoureux. Mussarat constate le changement chez son époux et sachant que sa maladie l’emportera dans quelques jours, elle propose de prendre la place de Zunaira. La substitution se fait sans que Zunaira en soit informée car elle aurait refusé de laisser une autre se faire massacrer à sa place. Elle pense qu’elle doit son salut à l’intervention d’une personnalité sollicitée par Atiq. Celui-ci la fait sortir de la prison dans la confusion qui accompagne les modalités de l’exécution et lui fixe rendez-vous après la macabre manifestation qui se déroule en présence d’une foule dans un stade. Zunaira ne revient pas, elle disparaît dans la confusion. Atiq, fou de douleur et d’amour, court après chaque tchadri et soulève chaque voile qu’il rencontre dans l’espoir de retrouver Zunaira. Il meurt sous une bastonnade.

Adaptation au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Mansour Benchehida, « L’Incommunication dans Les Hirondelles de Kaboul de Yasmina Khadra », Synergies Algérie n° 16, , p. 41-49