Lenk im Simmental

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Lenk
Blason de Lenk
Héraldique
Vue de la place centrale du village de Lenk
Vue de la place centrale du village de Lenk
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Berne Berne
Arrondissement administratif Haut-Simmental-Gessenay
Maire René Müller
NPA 3775
N° OFS 0792
Démographie
Population 2 358 hab. (31 décembre 2016)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 25″ nord, 7° 26′ 36″ est
Altitude 1 068 m
Min. 1 020 m
Max. 3 244 m
Superficie 12 305 ha = 123,05 km2
Divers
Langue Allemand
Localisation
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Liens
Site web www.lenkgemeinde.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Lenk est une commune suisse du canton de Berne, située dans l'arrondissement administratif du Haut-Simmental-Gessenay, dans la vallée du Simmental dans l'Oberland Bernois.

Transport[modifier | modifier le code]

Curiosités[modifier | modifier le code]

  • Les 7 fontaines de la Simme
  • L'église réformée (1950) avec ses récents vitraux de Gottfried Tritten (artiste né à La Lenk en 1923)

Image, église réformée[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien longtemps avant l’arrivée des premiers curistes, des chasseurs préhistoriques séjournaient sur les hauteurs du Simmental. Les voisins valaisans s’y aventurèrent également  pour tenter leur chance. L’eau thermale de Weissenburg fut commercialisée dès 1604 et à partir de 1686, les classes aristocratiques commencèrent à venir en cure à la Lenk. Vers 1900, le village, essentiellement consacrés au tourisme estival, comptait 250 lits d’hôtels. Puis, cette destination fut ralliée par les premiers amateurs de sports d’hiver.

Plongez-vous dans l’histoire du Simmental, découvrez les lieux de la région ainsi que ses habitants. N’hésitez pas à faire une incursion dans l’univers des légendes locales.

Au-dessus du village, une source thermale surgit d’une crevasse. Renommés, les bains de Weissenburg connurent une longévité exceptionnelle de plus de 350 ans. En 1604, le conseil de Berne finança le captage de la source, fit édifier un établissement et employa un maître des eaux. Pour faire face à l’afflux de curistes, des thermes et un casino furent construits en 1875. Les bains de Weissenburg offraient à cette époque jusqu’à 300 lits et, peu à peu, la ville d’eau devint le lieu de villégiature de l’aristocratie européenne. Lorsqu’en 1938 Wilhelmine, la reine des Pays-Bas y vint en cure accompagnée de sa fille et que la princesse Juliana célébra ses fiançailles avec le prince Bernhard au cours de ce séjour, l’événement attira des hôtes du monde entier.

A proximité du cimetière de la tourbière, non loin de l’église, coule un petit ruisseau qui jaillit à cet endroit. Habituellement claire et limpide, l’eau qui s’écoule devient pourtant parfois trouble et chargée d’écume. Les anciens disent alors que le dragon se tourne et se tourmente au cœur de la montagne.

Une légende séculaire rapporte en effet qu’un gigantesque dragon enragé causait de terribles dévastations, n’épargnant ni les cultures, ni les gens, ni les animaux. Ne sachant plus que faire, les habitants finirent dans la misère. Le premier à pouvoir maîtriser cette créature fut Stéphane, l’un des rares chrétiens de la légion thébaine ayant pu échapper au massacre de Saint-Maurice et qui se réfugia ensuite dans notre vallée. Il y apporta le christianisme aux populations de la région, encore païennes.

L’église Saint-Stéphane fut érigée à l’endroit où se trouvait la caverne du dragon. On dit même que si le clocher de l’église dans la tourbière venait à perdre sa croix, le dragon réapparaîtrait et que la misère ferait son retour.

Les Britanniques sont considérés comme les pionniers du tourisme en Suisse. A la Lenk aussi, l’influence qu’ils ont exercé sur le développement touristique fut déterminante. C’est également à eux que l’on doit l’avènement des sports d’hiver à la Lenk, alors qu’ils furent à l’initiative de la première installation, le fameux «funi». Outre de nombreux Britanniques, le maréchal Montgomery, vicomte Montgomery of Alamein, commandant en chef des forces terrestres alliées au cours de la Seconde Guerre mondiale se rendit à plusieurs reprises à la Lenk pour y passer des vacances d’hiver.

Comme la plupart des villages de l’Oberland, la Lenk fut aussi le théâtre et la proie d’un incendie dévastateur au cours du XIXe siècle. Il se déclara en raison d’un défaut de construction de la cheminée d’une boulangerie. Attisées par un vent de nord-est, violent et sec, les flammes gagnèrent en quelques instants tout le centre du village, y compris l’église. Comme une grande partie des habitants travaillaient dans les montagnes et les prairies alentours, seul un petit nombre d’entre eux était au village pour éteindre l’incendie.

Les curistes qui se trouvaient justement à la Lenk, mais aussi bien au-delà des limites de la commune, firent preuve d’une très grande solidarité à l’égard des victimes de l’incendie. Le comité d’entraide local reçut de nombreux dons en nature ou en argent qu’il put redistribuer.

Alors que les hommes valides de la Lenk étaient partis en guerre de religion, l’ennemi valaisan avança par le Col du Rawil et déroba aux habitants de la Lenk le bétail qui était sur la Langermatte. Le col une fois passé, les Valaisans laissèrent les animaux paître paisiblement et dégustèrent le fendant un peu plus que de raison. A l’aide de ruses, les garçons de la Lenk parvinrent à ramener le bétail au village.

Lorsque les Valaisans s’en aperçurent, ils retournèrent à laLenk chargés d’intentions belliqueuses. A l’approche des Valaisans, les villageois – des femmes en grande partie – firent preuve de bravoure et passèrent à l’attaque, faisant prendre la fuite à l’adversaire. Aujourd’hui encore, la quenouille et l’épée figurant dans les armoiries de la commune rappellent la «bataille des commères» sur la Langermatte.

En 1689, lorsque Christen Perreten obtint l’autorisation de la part des magistrats bernois de commencer une activité liée aux bains, tout le monde ignorait encore que la Balmquelle était la source la plus riche en soufre des Alpes. Les bains de la Lenk accueillirent les premiers visiteurs au début du XVIIe siècle.

En plus des auberges déjà existantes, on réouvrit en 1862, à l’issue de 20 ans de travaux, l’établissement des bains réaménagé et agrandi. La Lenk disposait ainsi d’installations thermales et hôtelières modernes. Après l’incendie de 1878, le village connut un exode important. Ce n’est qu’en 1902, avec l’ouverture de la ligne de chemin de fer Spiez-Erlenbach-Zweisimmen qu’un nouvel essor économique vit le jour. La création de l’office de tourisme, du club de ski et de la société de musique en 1903 marqua le début de la croissance du tourisme, en été comme en hiver.

Au néolithique, les tout premiers habitants de la Lenk vivaient dans la caverne du Tierberg, sur les hauteurs de la vallée du Simmental. Trois strates de charbon de bois et de cendres à des profondeurs différentes indiquent que la caverne fut utilisée à trois époques distinctes, espacées dans le temps.

Au cours du Moyen Age, les habitants de la Lenk s’implantèrent pour la première fois sur les coteaux ensoleillés car, par temps de crue ou à la suite de violents orages, le plateau du village se métamorphosait en lac.

Plus tard, entre 1504 et 1505, les villageois bâtirent leur propre église, formant une communauté religieuse individuelle. C’est du moins ce que laisse supposer l’augmentation de la population. Le cardinal Matthieu Schiner aurait consacré l’église de la Lenk. Plus tard, les habitants de la Lenk comptèrent parmi les plus fervents détracteurs de la Réforme et de son introduction. En 1529, on assista à un revirement de la part des habitants, à la suite duquel ils acceptèrent la Réforme. C’est la raison pour laquelle les bonnes relations entretenues avec les catholiques valaisans de l’autre côté du Rawil se dégradèrent considérablement.

Des découvertes archéologiques, restituées en 2003 d’un champ de glace sur le Schnidejoch dans le massif du Wildhorn à la Lenk, se sont avérées être beaucoup plus anciennes que ce que l’on croyait.

Elles sont datées d’environ 4’500 avant J.-C. et sont donc plus anciennes qu’Ötzi, la momie des glaciers, et ce, d’au moins un millénaire. Il s’agit de vêtements préhistoriques en cuir et en raphia, d’un carquois et de flèches, de fibules en bronze et de semences romaines. Retrouvez une copie de Schnidi, grandeur nature, au centre touristique de la Lenk.

Domaine skiable[modifier | modifier le code]

Lenk possède deux domaines skiables, non reliés skis aux pieds entre eux.

Le domaine de Metsch, très exposé à l'ensoleillement, est composé de 30 km de pistes relativement faciles. Il est relié skis aux pieds avec le plus grand domaine d'Adelboden. Un parking a été aménagé à la sortie de la commune, là où part un téléphérique reliant le domaine d'altitude.

La chaîne de montagne qui sépare la Lenk et Crans-Montana est constituée du Wildstrubel et du Rohrbachstein.

Lenk - Betelberg[modifier | modifier le code]

Lenk - Betelberg
Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Berne
Site web www.lenk-simmental.ch/fr/
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 11″ nord, 7° 26′ 13″ est
Massif Alpes bernoises
Altitude 1 068 m
Altitude maximum 2 001 m
Altitude minimum 1 068 m
Ski alpin
Remontées
Nombre de remontées 10
Télécabines 2
Télésièges 2
Téléskis 4
Fils neige 2
Débit 10 600 (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 20
     Noires 1
     Rouges 7
     Bleues 12
Total des pistes 42 km
Installations
Nouvelles glisses
1 snowpark, 1 boardercross
Ski de fond
Total des pistes 13 km
Neige artificielle
Canons 133 (Metsch + Betelberg)

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Lenk im Simmental

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Lenk im Simmental

Betelberg est un domaine relativement plus familial.

Les hauteurs du domaine, composées de pistes techniquement faciles, sont situées au-delà de la limite de la forêt. Il est possible d'y accéder soit par la télécabine 6-places en deux tronçons construite en 1996, qui arrive au Leiterli (1 943 m), soit depuis Wallegg (1 148 m) au moyen de deux télésièges 4-places débrayables construits en 1989, le dernier arrivant à proximité immédiate au Mülkerblatten (1 936 m). Un court téléski permet de rejoindre le sommet du domaine à 2 101 m d'altitude.

Le reste du domaine est constitué de pistes relativement plus pentues, dans l'ensemble des pistes de niveau rouge. Celles-ci ont été tracées directement dans la forêt. La piste Tschuggen, longue de 7 km, est située entre les deux versants du domaine. La seule piste noire, courte - 900 m - et rarement ouverte du fait d'un enneigement souvent insuffisant, arrive directement au pied de la télécabine. La fréquentation des pistes du secteur Wallegg est plus importante, des files d'attente de plusieurs minutes pouvant se former en début de journée par jour de beau temps.

Les pistes sont damées par six dameuses.

Une retenue collinaire de 75 000 m3 a été réalisée en 2013 pour permettre l'enneigement automatique de 60 % des pistes de Lenk (surtout pour le domaine de Metsch).

Une courte piste de ski de vitesse ainsi qu'une piste de slalom géant, toutes deux chronométrées, ont été installées sur les hauteurs du domaine.

Du fait de l'altitude relativement faible du domaine, la saison hivernale se termine généralement tout début avril.

Sur les 13 km de pistes de ski de fond, 2 km sont éclairables. Une boucle de 5 km a été tracée au Haslerberg, sur les hauteurs du domaine de ski alpin (environ 1 800 m), sur un plateau offrant une belle vue sur les montagnes environnantes.

Une piste de luge de 3 km a été aménagée sur les hauteurs. Offrant 300 m de dénivelé, elle est desservie par le deuxième tronçon de la télécabine. Son tracé croise occasionnellement la piste de ski alpin. Une deuxième piste de 6 km rejoint la vallée vers Pöschenried, d'où part un bus payant pour rejoindre la station.

Huit kilomètres de ski en raquette à neige, ainsi que 78 km de randonnée complètent l'offre touristique.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]