Le Passager (roman, 1995)

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Le Passager
Auteur Patrick Senécal
Pays Drapeau du Canada Canada
Genre Roman policier, horreur
Éditeur Guy St-Jean Éditeur
Date de parution 1995
Nombre de pages 214

Le Passager est un roman policier, mâtiné d'horreur, de l'écrivain québécois Patrick Senécal, publié en 1995 chez Guy St-Jean Éditeur, et réédité en 2003 aux Éditions Alire. Le livre sera adapté au cinéma par Olivier Sabino et produit par FilmOddity[1]. Le tournage est prévu en 2018.

Résumé[modifier | modifier le code]

Étienne Séguin, 28 ans, vient d'être engagé comme enseignant de littérature au cégep de Drummondville, il doit faire des allers-retours sur l'autoroute 20, de Montréal jusqu'à Drummondville, sa ville natale. Lors de son trajet, il fait la connaissance d'un auto-stoppeur du nom d'Alex Salvail. La première fois qu'Étienne le fait monter à bord, Alex a plutôt l'air d'un gars sans histoire et bien ordinaire, mais dès la deuxième fois, Alex devient bizarre tout à coup, comme s'il n'est pas dans son état normal.

Pendant les jours qui suivent, Alex fait croire à Étienne qu'il est un de ses amis d'enfance ; Étienne, qui souffre d'amnésie, ne se souvient pas de ses premières années, mais il va vite découvrir le passé obscur fourni par son passager, qui pourrait lui rafraîchir la mémoire et à l'entraîner à une série de meurtres violents qui pourrait lui causer une vague de problèmes.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Toute l'histoire du livre est contenue à l'intérieur d'un seul chapitre au cours de l'histoire.

Dans les premières pages de ce roman, Étienne décroche un emploi à titre d'enseignant de littérature au cégep de Drummondville, sa ville d'origine, quelques semaines après avoir fini sa relation avec sa copine Manon. Étienne, qui vit à Montréal devra parcourir sur l'autoroute 20 pour aller donner ses cours à Drummondville, croisant sur son chemin un auto-stoppeur qui demeure toujours à la même sortie. Cependant, il décide de ne pas respecter les consignes de ses parents et de Louis, son ami policier, Étienne fait monter l'auto-stoppeur à l'endroit fixe. Chaque fois, il fait des propos choquants sur la cruauté des enfants, qu'Étienne utilisera dans ses cours. Alex sous-entend aussi qu'ils sont des amis d'enfance, ce qu'ignorait Étienne.

Au cours du troisième voyage, une pièce de caoutchouc du pare-brise de la voiture d'Étienne les empêche de poursuivre leur chemin. Alex lui suggère d'aller à Saint-Nazaire car il connaît un garage où la voiture pourra être réparée. Les garagistes refusent d'aider Étienne, qui retourne dans la voiture. Alex entre à son tour au garage pour ensuite repartir bredouille avec Étienne. Soupant chez ses parents, Étienne apprend par la bouche de son père qu'un double meurtre s'est déroulé dans un garage à Saint-Nazaire, le même jour où lui et Alex s'y sont arrêtés. Suspectant qu'Alex soit le responsable du double meurtre, Étienne tente d'interroger son passager sur ce qu'il a fait aux garagistes, mais Alex, qui veut prouver à Étienne ce qui s'est vraiment passé là-bas, lui demande d'aller une nouvelle fois au garage.

À sa deuxième visite au garage, Étienne est témoin d'un meurtre commis par Alex. Ce dernier a froidement assassiné une femme qui a abordé Étienne, lequel laisse Alex se débarrasser du corps car il n'avait pas le choix.

Au cours des jours qui suivent, Étienne se remémore par flashback un incident dramatique de son enfance, impliquant Alex et un autre garçon du même âge. Se sentant coupable de complicité, Étienne ne veut plus voir Alex, mais malgré sa décision capitale, il continua à embarquer Alex, comme s'il est sous son emprise. Alex explique à Étienne qu'il s'est débarrassé du corps de la femme de la même façon qu'ils se débarrassait des couleuvres lors de leur jeunesse.

Distrait durant sa discussion avec Alex, Étienne évite de justesse une collision avec une autre voiture et fait un dérapage avant de reprendre le contrôle. Étienne décide de s'arrêter à une halte-routière qui est sur son chemin, il ordonne à Alex de partir et le menace d'appeler la police s'il le croise de nouveau. Dans les toilettes de la halte-routière, Étienne continue de discuter avec Alex, pourtant un inconnu qui s'est caché dans une des cabines a tout entendu sur sa conversation. Étienne confronte l'individu, qui est un jeune nomade et croît avoir tué ce dernier. Il demande l'aide d'Alex pour se débarrasser de sa victime. Ce dernier force Étienne à le conduire au même endroit que d'habitude : le garage de Saint-Nazaire. Il oblige Étienne à faire lui-même la tâche d'achever sa victime par écartèlement.

Des jours plus tard, ne pouvant plus supporter les agissements d'Alex, Étienne demande l'aide de Louis (qui est policier) pour traquer Alex au garage et prouver son implication dans les meurtres qu'il a commis à cet endroit. Malheureusement, l'opération s'est mal terminée : Alex a tué le policier.

Retournant chez ses parents, Étienne leur parle d'Alex Salvail. Ils expliquent à leur fils qu'Alex Salvail est en fait un personnage imaginaire qu'Étienne a inventé durant sa période de solitude. Alex n'est nul autre que son alter ego maléfique. Malgré la vérité fournie par ses parents, Étienne refuse de les croire et prend la fuite pour ensuite découvrir avec horreur les corps des disparus (la femme qui l'a surpris dans le garage, le jeune homme de la halte-routière et Louis) tous cloués aux arbres dans un boisé qui est non-loin des lieux du crime. Après la macabre découverte, Étienne écoute l'enregistrement des derniers instants de son ami Louis avant sa mort. Ce dernier a révélé au téléphone qu'Étienne était tout seul et qui parle dans le vide avant d'être assassiné par nul-autre qu'Étienne. Donc, Étienne Séguin serait le responsable de tous ses meurtres.

À la fin de l'histoire, Étienne devient dément. Il fait une violente sortie de route après avoir happé volontairement avec sa voiture un travailleur routier sur le bord de l'autoroute, croyant qu'il s'agit d'Alex. Tandis qu'il entend les secours arriver, Étienne s'est éjecté du véhicule lors de l'embardée et perd connaissance en agonisant dans la neige.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Étienne Séguin :

Principal personnage et narrateur de l'histoire, 28 ans, enseignant de littérature du cégep de Drummondville. Devenant célibataire et amnésique, Étienne tenta de refaire sa vie suite de sa récente rupture conjugale, jusqu'au jour où il fera connaissance avec Alex, son passager, qui lui permet à retrouver la mémoire entourant son enfance.

  • Alex Salvail :

Personnage central et antagoniste du roman. Alex est excentrique et connait tout sur Étienne, son ami d'enfance. Il serait celui qui est à l'origine des malheurs qu'Étienne avait vécus durant sa jeunesse. Il manipule Étienne pour l'inciter à s'impliquer dans les meurtres à l'intérieur d'un garage à Saint-Nazaire.

  • Louis Bérard :

Policier et ami d'Étienne, il est celui qui a tenté d'aider Étienne à piéger Alex dans le but d'obtenir des informations sur les meurtres perpétrés dans le garage de la municipalité de Saint-Nazaire.

  • M. Séguin et Mme Séguin :

Parents d'Étienne (leurs prénoms n'ont pas été divulgués dans ce roman), ils sont les seuls qui connaissaient le secret du passé de leur fils unique au moment où il était amnésique. Un secret très troublant qu'ils révèlent à la fin de l'histoire.

  • Marc Lafond :

Propriétaire du garage à Saint-Nazaire, ferrailleur et vendeur de pièces de voitures usagées. À la suite du refus de servir Étienne, il est l'une des premières victimes des meurtres commis dans le bâtiment, ainsi que son employé.

  • Éric Picard :

Connaissance d'Étienne durant sa jeunesse, 6 ans, atteinte d'une déficience mental, il a été victime d'un mauvais coup perpétré par Alex et Étienne.

Éditions[modifier | modifier le code]

  • 1995 : Une première édition est publiée chez Guy St-Jean Éditeur[2].
  • 2003 : Une réédition est publiée aux Éditions Alire, 214 pages[3].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • À la page 79 de la version de 2003 du roman (Éditions Alire), le père d'Étienne, qui lit son journal, fait une anecdote d'un article sur une enquête policière concernant Bruno Hamel, qui avait enlevé le présumé meurtrier de sa fille quelques semaines après les évènements; c'est une allusion à un autre roman de Patrick Senécal, Les Sept Jours du talion, publié en 2002.
  • Il y a deux municipalités au Québec qui portent le nom de Saint-Nazaire: la première se trouve au Saguenay-Lac-Saint-Jean, et le second (qui porte le nom de: Saint-Nazaire-d'Acton) est situé dans la MRC d'Acton, en Montérégie, c'est cette dernière où se trouvait la scène du crime dans ce roman.

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Dès 2018, le roman de Patrick Senécal sera le quatrième à être adapté au cinéma après Sur le seuil en 2003, 5150, rue des Ormes en 2009 et Les Sept Jours du talion en 2010. Olivier Sabino sera le réalisateur du film. Le long métrage sera en version originale anglaise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. «Le passager» au cinéma: c’est bien parti (consulté le 31 mai 2015)
  2. « Biographie », Site officiel Patrick Senécal.
  3. « Patrick Senécal », Éditions Alire.