La Meilleure Part des hommes

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La Meilleure Part des hommes
Auteur Tristan Garcia
Pays France
Genre Roman
Éditeur éditions Gallimard
Date de parution
Nombre de pages 305
ISBN 978-2-07-012064-2
Chronologie

La Meilleure Part des hommes est un roman de Tristan Garcia publié le aux éditions Gallimard. Ce roman a reçu le Prix de Flore 2008. L’auteur le présente comme un roman d’idées, une fable morale sur le passé proche, une tentative d’appréhender autrement le temps collectif[1].

Le récit se déroule à la fin du XXe siècle, période de fin des idéologies, de dépolitisation, et relate l'affrontement entre deux personnalités du milieu homosexuel, après les années SIDA. Les personnages principaux, Dominique Rossi et William Miller, sont partiellement inspirés de Didier Lestrade et Guillaume Dustan[2]. Un autre personnage, Jean-Michel Leibowitz, présente des points communs avec Alain Finkielkraut. L'auteur ne considère cependant pas son ouvrage comme un roman à clef et précise que si ses protagonistes présentent des points communs avec des personnages réels, ils ne sont cependant pas censés les représenter exactement[3].

En mars 2012, le roman est adapté et mis en scène par Pauline Bureau au Théâtre de la Tempête à Paris[4].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Télérama évoque « une fresque brillante et cultivée »[5], Lire une « saga très réussie » malgré « un style "surécrit", une légère tendance à la caricature et à la démonstration »[6] et Les Inrockuptibles « un roman d'une maîtrise et d'une maturité impressionnante »[7]. Quelques personnalités tempéreront cet enthousiasme, comme Pierre Assouline qui déclarera : « Il n'y a pas de phénomène, n'exagérons rien. Il y a de très bonnes critiques, certainement justifiées pour un jeune auteur qui a une maîtrise impressionnante de son talent, associée au fait qu'il s'agit malheureusement, aussi, d'un roman à clés, c'est-à-dire d'une défaite de l'imaginaire. Et que les clés en question concernent des personnalités parisiennes, la mouvance gay ou le clergé intellectuel, ce qui n'est pas sans rapport avec le bouche-à-oreille dont bénéficie ce livre. »[8]. Le Point accueille favorablement le roman, malgré de petites réserves : « entre ambition et prétention la frontière est mince, mais si Garcia bascule, parfois, c'est du bon côté, celui de la sincérité et de l'instinct »[9]. Libération se montre en revanche beaucoup réservé sur le livre, évoquant le « kitsch » de ce « conte démonstratif », dans lequel l'auteur « restitue d'abord très mal, puis très bien » les années sida[10].

Citations[modifier | modifier le code]

* Les années 1980 furent horribles pour toute forme d’esprit ou de culture, exception faite des médias télévisuels, du libéralisme économique et de l’homosexualité occidentale.

  • Les gens croyaient que c’était du second degré. Tu sais ce qu’il répondait toujours : « Eh mec, tu crois quoi ? Qu’il y en a que deux, des putains de degrés… Y en a, pff, je veux dire… » Et il ouvrait les bras, comme à l’infini.
  • Notre origine se révèle un peu tardivement notre destinée et avec un peu de lassitude, un peu de soulagement, un peu d’effroi, la manière dont on le comprend dépend de la manière dont on a d’abord voulu ne pas le comprendre, et être libre[réf. insuffisante]

Notes et références[modifier | modifier le code]