La Boîte à merveilles

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La Boîte à merveilles
Auteur Ahmed Sefrioui
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Genre Roman autobiographique
Lieu de parution Fes
Date de parution 1954
Nombre de pages 249
ISBN 9789981805750

La Boîte à merveilles est un roman autobiographique de l'écrivain marocain Ahmed Sefrioui, publié en 1954. À caractère ethnographique, le roman fut longtemps considéré comme le premier roman marocain écrit en français sous le protectorat français avant que ne soit réhabilité le récit Mosaïques ternies d'Abdelkader Chatt, publié en 1932 sous le nom de plume de Benazous Chatt.

Parution[modifier | modifier le code]

Le roman, écrit en 1952, parait en 1954 (Éditions du Seuil).

Thème[modifier | modifier le code]

Dans cette autobiographie[1] qui raconte la vie dans le Maroc traditionnel, à l'époque du protectorat, l'auteur (le narrateur), Sidi Mohammed, un enfant de 6 ans, retrace son enfance passée à l'ancienne Médina de Fès[2], en décrivant son entourage avec la plus grande fiabilité possible... Le titre évoque le coffret (la boîte à merveilles) où le jeune Sidi Mohammed rangeait précieusement ses trésors : des billes de verre, des fleurs séchées[3]...

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Sidi Mohamed, le narrateur, jeune garçon (6 ans), habite, avec ses parents, le second étage de la maison Dar Chouafa[4], la maison de la voyante[5]
  • Lalla Zoubida, mère de Sidi Mohammed
  • Sidi Abdeslam, père de Sidi Mohammed, tisserand de métier
  • La voyante Lalla Kenza, la Chouafa (voyante), la tante, habite au rez-de-chaussée de la maison Dar Chouafa[4]
  • Driss El Aouad, fabricant de charrue, mari de Rahma et père de la jeune Zineb (7 ans). La famille occupe le premier étage de la maison Dar Chouafa[4]
  • Fatma Bziouya et son mari Allal, jardinier, voisins de la famille de Sidi Mohamed au second étage de la maison Dar Chouafa[4]
  • Lalla Aicha, ancienne voisine de Lalla Zoubida
  • Le Fquih, un homme barbu qui apparait dans les cauchemards de Sidi Mohamed
  • Zhor (une voisine) et Salama (marieuse professionnelle)
  • Abdallah l'épicier
  • Sidi el Arafi, voyant aveugle

Résumé[modifier | modifier le code]

Ahmed Sefrioui, ou Sidi Mohammed, fait un bilan de son enfance à l’ancienne Médina de Fès, relatant ses journées au Msid (école coranique), le souvenir du bain Maure, la préparation pour Achoura (fête religieuse), et son attachement à sa boîte à merveilles. Le récit du roman est un véritable témoignage du vécu de l’entourage de Sidi Mohammed, enfant de 6 ans au caractère timide et rêveur, sa famille, les voisins, leurs habitudes et leurs problèmes.

La vie paisible de cet enfant fut perturbée par l’absence soudaine de son père qui quitta la ville pour travailler après la perte de tout son capital. Dans ce roman, Ahmed Sefrioui décrit sa souffrance et sa solitude après cet événement et les journées mornes passées avec sa mère visitant des mausolées jusqu’au retour de son père. La boîte à merveilles, à travers tous ces événements, offrait à l’enfant du réconfort et représentait pour lui un moyen d’oublier les ennuis et de se laisser bercer par ses rêveries .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zaid Tayeb, « La Boîte à Merveilles de A.Séfrioui : autobiographie ou roman autobiographique ? », sur Oujda City,
  2. Gaudio Attilio, « Fès: joyau de la civilisation islamique, p.236. », sur Books.Google, Nouvelles Editions Latines,
  3. R.G., « La Boîte à merveilles par AHMED SEFRIOUI », sur Le Monde,
  4. a b c et d Zaid Tayeb, « La Boîte à Merveilles de Ahmed Séfrioui: Une vue panoramique », sur Oujda City,
  5. Abdallah Ouali Alami, Colette Martini-Valat, « La francophonie arabe: pour une approche de la littérature arabe francophone, p.70. », sur Books.Google, Presses Univ. du Mirail,

Liens externes[modifier | modifier le code]