Lăutari

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Timbre moldave de 1995

Les Lăutari ou Leoutars (trouvères, en roumain) sont des musiciens traditionnels de Roumanie et de Moldavie. Beaucoup sont des Roms, mais pas tous. Ils forment des groupes de quatre à dix musiciens.

Les lăutari vivent à la campagne mais aussi dans les quartiers populaires des grandes villes. Souvent les hommes d'une famille élargie jouent ensemble. Il y a aussi des femmes, surtout des chanteuses, mais elles sont moins nombreuses.

Instruments utilisés[modifier | modifier le code]

En Valachie, les Lăutaris — appelés taraf — sont habituellement constitués de : cymbalum, violon, accordéon, contrebasse et (plus récemment), synthétiseur et batterie.

En Moldavie, la formation de choix est la fanfare. Plus récemment, des ensembles amplifiés (appelés orchestre) y ont également fait leur apparition. Les instruments à vent prédominent dans ces derniers, avec une préférence marquée pour le saxophone.

Dans le Maramureș, on parle surtout du ceteraș (le violoniste), étant sous-entendu qu'il est accompagné, en principe d'une zongoră (sorte de guitare en accord ouvert) et d'une dobă (grosse caisse à cymbale).

Dans la plaine de Transylvanie, le violon soliste est accompagné d'un braci et d'une contrebasse, et dans la vallée du Bihor, il est fréquent que le violon à pavillon soit utilisé.

On rencontre également d'autres instruments traditionnels :

  • le taragot, une sorte de clarinette,
  • le naï, la flûte de Pan roumaine.

Importance dans la culture roumaine[modifier | modifier le code]

Les lăutari jouent un rôle important dans la culture roumaine. Une chaîne de télévision, « Etno TV », leur est consacrée, et beaucoup d'autres programmes passent des clips ; ils sont incontournables dans les occasions spéciales (comme les mariages), mais si les moyens financiers le permettent, on les fait aussi venir pour les fêtes de moindre envergure (les baptêmes, les enterrements, les fêtes d'entreprise, etc.). Les lăutari structurent les mariages paysans par leur musique mais il n'est pas rare qu'ils guident également les rites de la cérémonie. Depuis la fin du XIXe siècle, bien avant les débuts des enregistrements sonores, les lăutari maintiennent en vie de nombreux genres de la musique roumaine (pas tous d'origine tsigane) qui n'auraient pas survécu sans eux. La plupart de leurs textes sont en roumain, mais certains sont en romani, la langue des tsiganes.

Musiciens[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Margaret H. Beissinger : « Occupation and Ethnicity : Constructing Identity among Professional Romani (Gypsy) Musicians in Romania. », Slavic Review, Vol. 60, No. 1, Spring 2001, pp. 24-49
  • Bernard Lortat-Jacob : Musiques en fête, Société d'ethnologie, coll Hommes et Musiques, Paris, 1994. Comparaison des fêtes du Haut-Atlas, de Sardaigne et de Roumanie
  • Speranța Rădulescu : « La formation du Lautar roumain », Cahier de musiques traditionnelles, vol 1, 1988, Genève, pp. 87-99

Filmographie[modifier | modifier le code]