Karabas

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Karabas ou Carabas (en grec Καραβᾶς) est le nom ou le surnom d'un personnage simple d'esprit vivant à Alexandrie au Ier siècle, qui apparaît dans le Contre Flaccus du philosophe juif alexandrin Philon d'Alexandrie, au centre d'un épisode du conflit judéo-alexandrin qui agita la ville de 38 à 41.

La scène décrite par Philon a attiré l'attention de plusieurs auteurs[1], car elle ressemble par bien des points à ce qui est fait subir à un des deux Jésus — Jésus Barabbas et/ou Jésus le roi des Juifs — dans les récits de la Passion contenus dans les Évangiles. La proximité tant phonétique que graphique des deux surnoms — Karabas et Barabbas — a aussi été notée, ainsi que le fait que cet événement se déroule en août 38, moins de 18 mois après le renvoi de Ponce Pilate par Lucius Vitellius « pour qu'il s'explique auprès de l'empereur ». Enfin, cette mascarade avait pour but de se moquer d'Agrippa Ier, nouveau roi juif que Caligula vient de nommer, de passage à Alexandrie pour se rendre dans ses territoires, alors que Jésus a été condamné pour s'être proclamé « roi des Juifs » ou pour l'avoir été par ses partisans.

Parodie et troubles[modifier | modifier le code]

Atteint de folie « douce et tranquille », il est l'acteur principal d'une parodie populaire visant, parmi d'autres démonstrations, à humilier les Juifs d'Alexandrie, alors qu'Hérode Agrippa, nouveau dirigeant de la Batanée avec le titre de roi, fait étape dans cette ville au cours de l'été 38[2], avant de se rendre dans les territoires de son nouveau royaume. Or, ce titre était refusé aux fils d'Hérode le grand — Hérode Antipas, Hérode Archélaos, Philippe le Tétrarque — depuis 40 ans.

Cette parodie, qui fait défiler le simplet entouré de jeunes gens en guise de gardes, habillé de nattes en guise de manteau royal, affublé d'une couronne de papyrus et d'un roseau en guise de sceptre, se déroule dans le gymnase, probablement en présence du roi Agrippa et du gouverneur Flaccus[3] et pourrait selon Philon avoir été suscité par lui pour humilier son visiteur[4].

Dans une ambiance anti-juive qui dure depuis quelque temps déjà[2], l'attitude apparemment permissive du préfet envers cet acte de dérision dégénère en une flambée de violence[5] et occasionne une ambassade des différents partis auprès de l'empereur Caligula, qui se solde par un échec pour les Juifs alexandrins[2].

Les Grecs opéraient régulièrement de telles mises en scène « pour stigmatiser dans l'autre une différence irréductible et un danger »[6]. On trouve des conduites de mépris et des mises en scène dérisoires similaires par ailleurs dans la littérature antique[7], dont un épisode du Nouveau Testament qui met en scène Jésus de Nazareth pris à partie et tourné en dérision dans les quartiers des soldats romains[8], peut-être perçu par l’administration romaine de Palestine comme un prétendant à la royauté[6].

Le texte de Philon d'Alexandrie[modifier | modifier le code]

« Ces discours irritèrent Flaccus; néanmoins, en public, il se montrait affable et prévenant pour Agrippa, dans la crainte d’offenser celui qui l’envoyait, mais en secret sa jalousie et sa haine se faisaient jour. N’osant pas agir en face, il outragea indirectement le roi. [...] »

« Il y avait à Alexandrie un fou, nommé Karabas, non pas de ceux dont la folie sauvage et furieuse se tourne contre eux-mêmes ou contre ceux qui les approchent; il était d’humeur douce et tranquille. Ce fou, bravant le froid et le chaud, errait jour et nuit dans les rues, servant de jouet aux jeunes gens et aux enfants désœuvrés. On traîna ce misérable au gymnase, là on l’établit sur un lieu élevé afin qu’il fût aperçu de tous. On lui plaça sur la tête une large feuille de papyrus en guise de diadème, sur le corps une chlamyde (ou une natte grossière selon la traduction de Delaunay) en guise de manteau; quelqu’un ayant vu sur le chemin un roseau, le ramassa et le lui mit dans la main en place de sceptre. Après l’avoir orné ainsi des insignes de la royauté et transformé en roi de théâtre, des jeunes gens, portant des bâtons sur leurs épaules, formèrent autour de sa personne comme une garde; puis les uns vinrent le saluer, d’autres lui demander justice, d’autres lui donner conseil sur les affaires publiques. La foule environnante l’acclama à grande voix, le saluant du titre de Marin, mot qui en syriaque signifie, dit-on, prince[9]. Or ils savaient bien qu’Agrippa était d’origine syrienne[10], et que la plus grande partie de son royaume était en Syrie. »

Cette scène a attiré l'attention de plusieurs auteurs, car elle ressemble par bien des points à ce qui est fait subir à un des deux Jésus (Jésus Barabbas ou Jésus le roi des Juifs) dans les récits de la Passion contenus dans les Évangiles. Par ailleurs, le nom même par lequel les acteurs de cette parodie appellent leur victime (Karabbas) fait penser à Barabbas, l'alter ego de Jésus Christ dans ces récits. Comme pour Jésus, on lui met une chlamyde ou une natte en guise de vêtement royal, une couronne improvisée sur la tête et on lui donne un roseau en guise de sceptre, puis ceux qui lui impose cette mascarade font mine dérisoirement de le considérer comme un roi. Par ailleurs, le titre qui est donné au surnommé Karabbas par ces habitants grecs d'Alexandrie est singulièrement un mot araméen et syriaque, celui de Maran qui se traduit par « Seigneur[11] », titre qui est très souvent donné à Jésus dans les évangiles. La langue courante en Palestine à l'époque étant le syriaque, c'est ce même mot de Maran qui devait être prononcé par les disciples de Jésus pour lui donner le titre de Seigneur. De plus, cette parodie se déroule à peine 18 mois après que Ponce Pilate a été renvoyé à Rome par le légat de Syrie « pour qu'il s'explique auprès de l'empereur », après avoir commis une grosse faute. Or, jusqu'au VIe siècle, les sources chrétiennes disent que Ponce Pilate a subi à son arrivée à Rome un procès où il a été obligé de s'expliquer au sujet de la crucifixion de Jésus et mentionnent l'existence des "Actes" de ce procès[12], qui est un des éléments qui pourrait indiquer que la crucifixion de Jésus a été beaucoup plus célèbre qu'on ne l'imagine en général.

Dans les textes chrétiens antiques[modifier | modifier le code]

Dans les évangiles canoniques[modifier | modifier le code]

Dans l'évangile attribué à Matthieu, juste après le procès de Jésus, on lit cette relation:

« Alors les soldats du gouverneur prirent avec eux Jésus dans le Prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte. L'ayant dévêtu, ils lui mirent une chlamyde écarlate, puis, ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite. Et, s'agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » et, crachant sur lui, ils prenaient le roseau et en frappaient sa tête[13],[14]. »

Chez Justin de Naplouse[modifier | modifier le code]

Justin de Naplouse écrit vers 155[15] deux apologies du christianisme qu'il adresse à « l'Empereur, au Sénat et à tout le peuple[16],[17] ». Au chapitre 35 de sa première Apologie il indique que « comme l'avait annoncé le prophète pour tourner [Jésus] en dérision ils le firent asseoir sur une estrade et lui dirent : « Juge-nous »[18]. » Selon Charles Munier, « ce détail figure aussi dans l'Évangile de Pierre[19]. »

Barsabas et Barabbas[modifier | modifier le code]

Dans les textes chrétiens antiques les surnoms ou cognomen Barsabas et Barabbas sont souvent connectés aux noms des membres de la famille de Jésus[20], comme le frère de Jésus appelé Joseph Barsabbas[20] ou celui appelé Judas qui dans le Codex Bezae des Actes des Apôtres est même surnommé Judas Barabbas, alors que dans les versions actuelles, il est nommé Judas Barsabas[20],[21].

Barabbas est le personnage évangélique qui avec Judas Iscariot a le plus interrogé les critiques, même si aucun consensus ne se dégage à son sujet. Il est mentionné dans une seule source, les évangiles et uniquement pour exonérer Ponce Pilate de sa responsabilité d'avoir condamné Jésus de Nazareth à être crucifié. Or, bien que ce ne soit plus apparent aujourd'hui, ce personnage portait lui aussi le nom de Jésus[22]. De plus, en araméen, bar Abbas signifie « fils du Père » qui semble être une référence à Jésus de Nazareth lui-même, puisque dans les évangiles, Jésus désigne souvent Dieu par « le Père » et qu'il y est crédité du titre de fils de Dieu[20], dont « fils du Père » est une forme plus populaire.

Dans les versions antiques de l'évangile attribué à Matthieu, Barabbas est appelé Jésus Barabbas[23]. Origène qui au IIIe siècle s'indigne que l'on puisse donner le nom de Jésus à Barabbas témoigne du caractère embarrassant que présentait visiblement cette mention de Jésus Barabbas[24], au point qu'il suggère que ce sont des « hérétiques » qui l'ont ajouté[22]. Ce nom de Jésus Barabbas que l'on retrouve dans plusieurs manuscrits antiques du Nouveau Testament a probablement été enlevé un siècle plus tard lorsque l'Empire romain est devenu chrétien, car il disparaît alors presque totalement des manuscrits.

Pour certains philologues agnostiques repris par plusieurs historiens, le parallèle fait entre les deux Jésus dans les évangiles est un procédé littéraire et les deux Jésus n'en font qu'un, mais permettent de décrire deux faces de Jésus[25],[26],[20],[27], tout en exonérant les Romains de leur responsabilité dans cette exécution, pour que les évangiles ne puissent pas être soupçonnés de contenir la moindre critique des autorités au pouvoir.

Pour Hyam Maccoby, le surnom Bar Abbas aurait été donné à Jésus de Nazareth à cause de son habitude de prier et de prêcher en désignant Dieu comme « Abba » (Père), dont témoignent les évangiles[25]. Pour Robert Eisenman, Barabbas dans les évangiles est quelque chose comme un remplaçant pour Jésus lui-même[20]. « C'est l'homme qui a été arrêté « dans la sédition » pour avoir provoqué une « émeute et un meurtre » (Mc 15, 7 et passages parallèles)[20]. » Ce qui semble correspondre à l'incident que Jésus provoque dans le Temple[28] et dont les évangiles synoptiques font la cause de son arrestation dans les deux jours qui suivent[29] et de sa crucifixion le lendemain. Hyam Maccoby considère aussi que ce Yeshua Bar Abba ou Jésus Barabbas n'est rien d'autre que Jésus de Nazareth, et que le choix entre deux prisonniers est une fiction ou un procédé littéraire[25]. Il conclut que certains des actes attribués à Barabbas doivent alors historiquement avoir été commis par Jésus[25]. De plus, loin d'avoir réclamé son exécution, lorsque « la foule » crie « libérez Barabbas » ce serait la libération de Jésus de Nazareth qu'elle réclamait[25].

À la suite de Bernard Dubourg[30] (L'invention de Jésus, 1989), plusieurs critiques comme Hyam Macoby, Paul Winter, Géza Vermes, Gerald Messadié, Jérôme Prieur ou Gérard Mordillat émettent donc l'hypothèse que cette parodie pour humilier le nouveau roi juif Agrippa Ier[31] aurait été effectuée en référence au traitement que les Romains avait fait subir à Jésus peu de temps auparavant[32]. Ce qui aurait pour conséquence que bien qu'il s'agisse d'une information à tenir secrète, la crucifixion de Jésus aurait été beaucoup plus connue qu'on ne l'imagine. Le fait que Flavius Josèphe[33], Tacite[34] ou Suetone[35] puisse parler en une phrase de Jésus ou de Ponce Pilate sans fournir plus de précision à ses lecteurs, s'explique peut-être par le fait que l'affaire Christos - Ponce Pilate était connue. D'où peut-être, l'explication de la formule de l'Évangile attribué à Matthieu : « On avait alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas[36]. » Ce qui pourrait indiquer que les lecteurs de cet évangile écrit en grec 30 à 40 ans après le renvoi de Ponce Pilate, pouvaient avoir entendu parler de ce « fameux Barabbas. »

Karabas et évangile selon Marc[modifier | modifier le code]

Saturnales et saccea[modifier | modifier le code]

Thèses mythistes[modifier | modifier le code]

Marquis de Carabas[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Wendland, “Jesus als Saturnalien-Konig”, Hermes, XXXIII (1898), Hermes, , p. 175-179
  2. a, b et c Jean-Pierre Lémonon, Ponce Pilate, éd. de l'Atelier, 2007, p. 190.
  3. Ce dernier avait le rang de vice-roi d’Égypte.
  4. Philon écrit : « Ces discours irritèrent Flaccus; néanmoins, en public, il se montrait affable et prévenant pour Agrippa, dans la crainte d’offenser celui qui l’envoyait, mais en secret sa jalousie et sa haine se faisaient jour. N’osant pas agir en face, il outragea indirectement le roi. Il souffrit que la canaille de la ville, ramas d’oisifs et de fainéants, dont la seule occupation est de médire d’autrui et de faire sur chacun des lazzis, poursuivit Agrippa de ses quolibets et de ses injures. Peut-être en avait-il donné lui-même l’exemple, peut-être y poussa-t-il la foule par l’entremise des gens qui font métier de ces basses intrigues. L’occasion parut bonne; le roi devint tout le jour, dans le gymnase, l’objet des bouffonneries et des sarcasmes; on se servit des compositeurs de pantomimes et d’autres faiseurs de farces qui lançaient contre lui des traits satiriques et produisaient ainsi la bassesse de leur esprit, plus docile et plus porté à ces obscénités qu’aux conceptions nobles et sérieuses. J’accuse à faux, dira-t-on ? Mais alors pourquoi le président indigné ne blâma-t-il point, ne réprima-t-il pas ces insolences envers un si haut personnage? Ne se fussent-elles point adressées à un roi, elles s’attaquaient du moins à un familier de César (Caligula), qui avait bien droit d’être honoré de quelque privilège. Ce sont là des preuves évidentes que Flaccus autorisa ces farces malséantes. Celui qui, pouvant châtier ou empêcher quelqu’un de mal faire, ne l’empêche même pas, montre clairement qu’il l’excite. Quand une plèbe désordonnée a trouvé l’occasion de mal faire, elle ne lâche point prise aisément et se porte d’excès en excès. ».
  5. Katherine Blouin, Le conflit judéo-alexandrin de 38-41 : l'identité juive à l'épreuve, L'Harmattan, 2005, p. 86-87.
  6. a et b Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire, éd. Gallimard-Folio histoire, 2005, p. 215.
  7. Cf. (en) Raymond. E. Brown, The death of the Messiah: from Gethsemane to the grave. A commentary on the Passion narratives in the four Gospels, éd. Doubleday, 1994, p. 874-877.
  8. On trouve cette scène dans les quatre évangiles : Mt 27. 27-31, Mc 15. 16-20, Jn 19. 2-5 et Lc 22. 63-64 ; cependant ce dernier évangile selon Luc, moins précis, situe la scène au Sanhédrin.
  9. C’est sur ce passage, et sur la parenthèse dit-on, φασι, si fréquente chez les auteurs anciens, qu’on a conjecturé, peut-être rapidement, que Philon ignorait le syriaque. Marin ou Maran peut se traduire aussi par « Seigneur », un titre et une marque de déférence.
  10. Par sa grand-mère, la belle Marianne, Agrippa descendait des Asmonéens; par son bisaïeul, Antipater, il était de race iduméenne.
  11. Paul-Émile Langevin, Jésus seigneur et l'eschatologie, Paris, Desclée, De Brouwer, 1967, p. 15 ; dans le texte grec Maran aurait été mieux rendu par kyrios (Seigneur) plutôt que Prince.
  12. J. D. Dubois, La figure de Pilate: Introduction aux textes relatifs à Pilate dans Pierre Geoltrain et Jean-Daniel Kaestli (éds.), Écrits apocryphes chrétiens Tome II, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2005, p. 245.
  13. Nouveau Testament, Évangile selon Matthieu 27, 27-30.
  14. Marc précise qu'ils « ployaient le genou devant lui pour lui rendre hommage. » (Nouveau Testament, Évangile selon Marc, p. 15, 19.)
  15. Charles Munier, dans Justin, Apologie pour les chrétiens, Introduction, éd. Cerf, Paris, 2006, p. 24-28.
  16. « À l'empereur Titus Aélius Hadrien Antonin le Pieux, Auguste, César, et à Vérissimus (Marc Aurèle), César, fils d'Auguste, philosophe et à Lucius, philosophe, fils de César selon la nature et d'Antonin le pieux par l'adoption, ami de la culture, au sacré Sénat et à tout le peuple romain, en faveur des hommes de toute origine, injustement haïs et persécutés, moi l'un d'eux, Justin […] originaire de Flavia Neapolis, cité de Syrie-Palestine, j'adresse ce discours et cette pétition. ».
  17. Charles Munier, Apologie I, dans Justin, Apologie pour les chrétiens, Exorde, éd. Cerf, Paris, 2006 (ISBN 9782204082549), p. 127.
  18. Charles Munier, Apologie I, dans Justin, Apologie pour les chrétiens, § 35, éd. Cerf, Paris, 2006, p. 223.
  19. Charles Munier, Apologie I, dans Justin, Apologie pour les chrétiens, § 35, éd. Cerf, Paris, 2006, p. 223, note no 4.
  20. a, b, c, d, e, f et g (en) Robert Eisenman, James the Brother of Jesus And The Dead Sea Scrolls, The Historical James, Paul as the Enemy, and Jesus' Brothers as Apostles, Vol. I, GDP, 2012, p. 64.
  21. Version du Codex Bezae des Actes des Apôtres,XV, 22 ; « Alors on émit l'opinion parmi les apôtres et les anciens avec toute l'Église, que soient choisis parmi eux des hommes pour les envoyer à Antioche, avec Paul et Barnabas: Jude appelé Barabbas et Silas, hommes considérés entre les frères. »
  22. a et b (en) William R. Farmer, The Last Twelve Verses of Mark, Cambridge University Press, 2005, p. 20, note no 3.
  23. S. G. F. Brandon, Jésus et les Zélotes, Flamarion, Paris, 1975, p. 296.
  24. Origène (185 - 253), Commentaire sur Matthieu, s'insurge que Barabbas soit appelé Jésus dans l'évangile selon Matthieu. « Il ne convient pas de donner ce nom à un personnage inique et, d'ailleurs, aucun pécheur n'est ainsi nommé dans les Écritures », affirme-t-il dans son "Commentaire sur Matthieu", « de peur, précisait-il, que le nom de Jésus ne convienne aussi à un scélérat ».
  25. a, b, c, d et e Hyam Maccoby, Revolution in Judaea: Jesus and the Jewish Resistance Taplinger Publishing co, 1980, New-York, p. 165–166.
  26. Horace Abraham Rigg, Barabbas, JLB 64, p. 417-456, voir aussi Stefan L. Davies, Who is call Barabbas ?, NTS 27, p. 260-262.
  27. Jennifer K. Berenson Maclean, Barabbas, the Scapegoat Ritual, and the Development of the Passion Narrative, HTR 100, 2007, p. 309-334 ; où Berenson Maclean expose que l'épisode est construit en référence à Lévitique 16, Barabbas et Jésus étant les deux bouc-émissaires.
  28. Nouveau Testament, Bible de Jérusalem, Mc 11:15, Mt 21:12, Lc 19:45.
  29. Nouveau Testament, Bible de Jérusalem, Mc 14:43-46, Mt 26:47-57, Lc 22:47-54.
  30. Encyclopædia Universalis, « MARQUIS DE CARABAS », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 7 mai 2017)
  31. Au printemps 37, Agrippa était ruiné et en prison depuis six mois. Lorsque Ponce Pilate est arrivé à Rome, Agrippa a immédiatement été sorti de prison et Caligula lui a donné la Batanée, ainsi que d'autres territoires, avec le titre de roi. Or, ce titre était refusé aux fils d'Hérode le grand depuis 40 ans au grand dam notamment d'Hérode Antipas qui perdra même sa tétrarchie et sera exilé en Gaule pour l'avoir réclamé.
  32. Paul Winter, Géza Vermes, On the Trial of Jesus, 1974, Walter de Gruyter, Berlin - New York, p. 136 et 148-149.
  33. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, XX, IX, 1 ; « il réunit un sanhédrin, traduisit devant lui Jacques, frère de Jésus appelé Christ ».
  34. Tacite, Annales, 15, 44, « Ce nom [chrétiens] leur vient de Christ, que sous le principat de Tibère, le procurateur Ponce Pilate avait livré au supplice ».
  35. Suetone, Vie de Claude § 25 ; « Comme les Juifs se soulevaient continuellement à l'instigation de Chrestos, l'empereur les chassa de Rome ».
  36. Bible de Jérusalem, Évangile selon Matthieu, 27, 16.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Philon d'Alexandrie, Contre Flaccus ou De la Providence - ΕΙΣ ΦΛΑΚΚΟΝ, traduit par Ferdinand Delaunay, 1870 [lire sur le site remacle.org].