Junge Freiheit

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Junge Freiheit
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Langue Allemand
Périodicité Hebdomadaire
Genre Généraliste
Diffusion 30 000 ex. (2017)
Date de fondation 1986
Ville d’édition Berlin

Rédacteur en chef Dieter Stein (en)
Site web Junge Freiheit

Junge Freiheit ("Jeune liberté") est un hebdomadaire allemand proche des idées de la « Nouvelle Droite ». Fondé en 1986 à Fribourg-en-Brisgau par des étudiants et des lycéens, le journal est installé à Berlin depuis 1995.

Qualifié par Le Monde de journal de la « droite nationaliste et conservatrice » allemande[1], ses éditeurs du journal le décrivent comme démocratique et conservateur-libéral.

Contenu[modifier | modifier le code]

Junge Freiheit couvre les thèmes habituels d'un hebdomadaire politico-culturel. La page de titre commente l'actualité du point de vue de l'auteur. Suivent les rubriques opinion, En discussion, Politique, Économie et Environnement, Sujets de fond, Culture, Littérature, Histoire et Connaissances, Forum des lecteurs, Esprit du temps & Media. Les archives en ligne contiennent tous les articles depuis avril 1997.

La rubrique „Im Gespräch“ "Conversation" contient une entrevue avec une personnalité de l'histoire contemporaine. Les entretiens et autres articles dans les pages qui suivent se réfèrent aussi souvent à des questions de la première page.

Selon Rachel Knaebel du Monde diplomatique, le journal s'intéresse particulièrement aux questions de l'immigration et de l'islam. Il aborde la crise migratoire en Europe uniquement sous l'angle de l'insécurité, en recherchant les affaires de terrorisme et de délinquance. Il milite par ailleurs contre le féminisme, l’avortement, et en faveur du libéralisme économique[2].

Le journal manifeste une proximité avec le parti AfD et le mouvement PEGIDA[2].

Protection de la Constitution[modifier | modifier le code]

Catalogué dans le rapport du Verfassungsschutz (littéralement protection de la Constitution) de Rhénanie-du-Nord-Westphalie comme un journal d'extrême droite, Junge Freiheit a lancé une procédure judiciaire pour contester cette étiquette et faire cesser cette surveillance. Échouant devant toutes les instances de la justice administrative, le journal obtient cependant un succès avec le jugement du tribunal constitutionnel fédéral du 28 juin 2005. La cour estime qu'un simple rejet des valeurs de la loi fondamentale de 1949 ne suffit pas à justifier la surveillance du journal par les services de renseignement. Ceux-ci, avant de livrer leurs conclusions dans leurs rapports, doivent prouver que le journal ne se contente pas de la critiquer mais la combat activement. Le 23 juin 2006, les deux parties renoncent à leurs procédures . La Verfassungsschutz de Rhénanie du Nord-Westphalie retire le passage en question de son rapport annuel 2005[3].

Le rédacteur en chef du magazine Focus Helmut Markwort (de) et les auteurs Ephraim Kishon et Erwin Scheuch (de) rejettent toute étiquette d'extrême droite appliquée à ce journal.

Lectorat[modifier | modifier le code]

Les ventes du journal sont en progression régulière (de 1 000 abonnés en 2005 à 30 000 ventes par numéro en 2016)[2].

D'après les données fournies aux annonceurs potentiels, le lecteur-type de la Junge Freiheit est un homme (90 %), âgé (plus de la moitié du lectorat a dépassé 60 ans), aisé et diplômé (46 % possèdent un diplôme de l'enseignement supérieur)[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un livre qui interroge le « mythe Auschwitz » divise la presse allemande sur lemonde.fr du 14 juin 2017
  2. a, b, c et d Rachel Knaebel, « Comment l’extrême droite allemande mène la bataille des idées », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  3. Verfassungsschutzbericht des Landes Nordrhein-Westfalen über das Jahr 2005. Innenministerium des Landes Nordrhein-Westfalen, Abteilung Verfassungsschutz, 2006, S. 79 (PDF)

Liens externes[modifier | modifier le code]