Julian Marchlewski

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Julian Marchlewski
Marchlewski J..jpg
Fonction
Recteur
Communist University of the National Minorities of the West (en)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
NerviVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière militaire de Powązki (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Julian Baltazar MarchlewskiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Russe, République socialiste fédérative soviétique de Russie (jusqu'en ), Polish Socialistic Soviet Republic (d), SoviétiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Enfant
Zofia Marchlewska (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Autres informations
Partis politiques

Julian Balthasar Marchlewski (né le 17 mai 1866 - mort le 22 mars 1925) est un homme politique polonais socialiste et communiste, également connu sous les pseudonymes de Karski, Kujawiak et Johannes Kämpfer[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Julian Marchlewski, né à Włocławek, est le fils de Jósef Franciszek (1829–1907), catholique, négociant en grains, et d'Emilie von Rückersfeldt (1835–1918), protestante, d'ascendance allemande[2].

D'abord étudiant, il décide ensuite de travailler comme ouvrier dans le textile. En 1888, il adhère au parti socialiste Prolétariat. En 1889, il est l'un des fondateurs de l'Union des travailleurs polonais. Arrêté par la police tsariste en 1891, il s'exile ensuite en Suisse. En 1893, il fonde avec Rosa Luxemburg la Social-Démocratie du Royaume de Pologne (SDKP), parti qui est dissout au bout de deux ans en raison de l'arrestation massive de ses membres[3]. Après 1900, il rejoint la Social-Démocratie du Royaume de Pologne et de Lituanie (SDKPiL). Ayant repris ses études, il obtient son doctorat en 1896 par la soutenance d'une thèse sur le physiocratisme en Pologne. Il vit ensuite en Bavière, où il écrit pour la presse du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD).

Il prend part en Pologne à la Révolution russe de 1905. En 1906, il participe au congrès du Parti ouvrier social-démocrate de Russie en tant que représentant du SDKPiL. Après l'échec de la révolution, il émigre en Allemagne. Pendant la Première Guerre mondiale, il participe au mouvement d'opposition pacifiste dans la social-démocratie allemande et est cofondateur de la Ligue spartakiste.

Il est arrêté en 1916 et emprisonné jusqu'en 1918, date à laquelle il est échangé avec l'Union soviétique contre un espion allemand. En 1919, il séjourne un temps en Allemagne où il milite au Parti communiste d'Allemagne (KPD), puis durant la guerre soviéto-polonaise il prend part aux négociations avec la Pologne. Lors de la contre-attaque soviétique menée par Mikhaïl Toukhatchevski, il dirige le Comité révolutionnaire provisoire polonais à Białystok en 1920, comité qui voulait proclamer la République socialiste soviétique polonaise.

De 1922 à 1925, Julian Marchlewski est le premier président du Comité Central du Secours rouge international[3].

Sa fille Sonja (aussi appelée Zofia) Marchlewska est l'épouse du peintre Heinrich Vogeler[2].

Julian Marchlewski meurt en mars 1925 à Nervi, en Italie. Son corps est transporté en Pologne et enterré au cimetière militaire de Powązki[4].

Sources[modifier | modifier le code]

  1. (en)Richard B. Day, Daniel Gaido, Discovering Imperialism: Social Democracy to World War I, vol. 33, BRILL, coll. « Historical Materialism Book Series », (ISBN 9789004201569, lire en ligne)
  2. a et b (de) Ulrich Cartarius, « Marchlewski, Julian (Pseudonym Johannes Kämpfer, W. Karski) », sur deutsche-biographie.de (consulté le 8 mars 2018).
  3. a et b « Histoire du SRI », sur secoursrouge.org (consulté le 8 mars 2018).
  4. (pl) Magdalena Łysiak, « Aby usunąć z Powązek groby zbrodniarzy komunistycznych trzeba zmienić przepisy », sur niezalezna.pl, (consulté le 29 avril 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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