Jules Horowitz

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Jules Horowitz
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Biographie
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Nom de naissance
Jules Jacques Horowitz[1]
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions

Jules Horowitz, né le à Rzeszów en Pologne et mort le [2], est un physicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Horowitz[3] est issu d'une famille juive polonaise. Probablement pour fuir l'antisémitisme existant en Pologne, pays de tradition catholique forte, ses parents croient pouvoir trouver refuge, pour eux et leurs enfants, dans l'Allemagne de la république de Weimar[réf. nécessaire]. Mais, quelques années plus tard pour échapper au régime national-socialiste, ils reprennent leur exode vers l'Ouest et s'installent à Metz ; ensuite, à nouveau pour éviter de vivre sous le régime de la France occupée par les nazis, ils quittent la Lorraine pour la zone libre[4].

En 1941, il réussit le concours d’entrée à l'École polytechnique[2],[1] car, depuis , celle-ci a quitté la rue Descartes (à Paris) pour s'installer à Lyon en zone libre ; incidemment, elle a en même temps perdu son statut militaire. Quand l’École rentre à Paris en à la suite de l’invasion de la zone libre par les Allemands en , il reste probablement[réf. nécessaire] en zone sud, comme ses camarades dénommés « bis » par l’administration, en l'occurrence ceux qui ont été naturalisés depuis moins de huit ans et ceux de confession israélite.

Grand contributeur de la physique nucléaire à travers ses activités au sein du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), il participe en tant que directeur du département des piles atomiques à la fabrication de la pile Zoé. Il est fait appel à son bon sens pour démontrer la supercherie dans l'affaire des avions renifleurs.

Il est, en 1970, le créateur et le premier directeur de « l'institut de recherche fondamentale » du CEA, qui est aujourd'hui la « direction des sciences de la matière ». Instigateur de l'Institut Laue-Langevin au début des années 1960[5], il est également président du conseil d'administration de l'European Synchrotron Radiation Facility lors de sa constitution (1988 à 1993).

Il est présenté comme l'un des acteurs majeurs du programme nucléaire israélien[6],[7]. Il est par ailleurs le beau-frère du physicien français Claude Bloch.

Hommages[modifier | modifier le code]

Un projet international de réacteur de recherche — destiné aux études sur les matériaux et les combustibles nucléaires des réacteurs des filières nucléaires actuelles (de 2e et 3e générations : REP et EPR) et futures (de 4e génération : RNR) — a été nommé en son honneur par le CEA : le réacteur Jules Horowitz (RJH). Il est en cours de construction dans le centre CEA de Cadarache dans le sud de la France.

Une rue porte son nom sur le polygone scientifique de Grenoble.

Le campus principal de l'Université de Caen porte son nom.

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Site de la bibliothèque de l'École polytechnique, onglet « Catalogues de la BCX → Famille polytechnicienne », recherche « Horowitz Jules », résultat : « Horowitz, Jules Jacques (X 1941) ».
  2. a et b De la promotion X1941, cf. le site de l'association des anciens élèves de l'École polytechnique (l'AX) qui précise aussi sa date de mort.
  3. Biographie de Jules Horowitz
  4. Robert Dautray, Mémoires, Du Vél d'hiv à la bombe H, Odile Jacob 2007, p. 105.
  5. histoire-cnrs.revues.org, Bernard Jacrot, Une coopération réussie ? L’Institut Laue-Langevin.
  6. « La disparition du père de la "bombe israélienne" », sur Le Huffington Post (consulté le 3 octobre 2016)
  7. Pierre Péan, Les Deux bombes: Ou comment la guerre du Golfe a commencé le 18 novembre 1975, Fayard, (ISBN 9782213644622, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Biographie de Jules Horowitz : université Lyon 2