Joseph de Miaczynski

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Joseph de Miaczynski
Naissance
Pologne
Décès guillotiné le (à 50 ans)
Paris
Origine Drapeau de la Pologne Pologne
Drapeau de la France France
Grade Général de brigade
Années de service 17681793

Joseph de Miaczynski (parfois orthographié Miaczinski ou Miaczinsky, en polonais : Józef Miączyński), né en et mort guillotiné le , est un général polonais puis français de la Révolution française qui s'illustre lors de la Confédération de Bar et de la Révolution française.

Origine[modifier | modifier le code]

Joseph de Miaczynski nait dans une famille noble de Pologne. Il est le fils d'Antoine de Miaczynski (pl), palatin de Podlachie[1] et le petit-fils d'Atanase Miaczynski (pl).

Confédération de Bar[modifier | modifier le code]

En 1768, il devient l'un des chefs militaires de la confédération de Bar et est fait maréchal de Belz[2]. Il se lie alors d'amitié avec l'envoyé français auprès de la confédération, le colonel Dumouriez. En , il commande 300 hommes autour de Biała, mais subit le la contre-attaque russe[3]. Le , lors de la défaite de Lanckorona, il est fait prisonnier par les Russes[4]. Relâché contre rançon[4], il rejoint les troupes de la confédération.

Exil[modifier | modifier le code]

Averti par l'ambassadeur de France à Vienne des projets de l'Autriche de s'assurer de sa personne[5], il s'exile en Bavière. De retour en Pologne à la mort de son père, il refuse le pardon royal et se retire, à peu près ruiné par les dépenses engagées pour lever des troupes, en France.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, il sert dans l'armée du Nord commandée par le général Dumouriez. Maréchal de camp depuis le [6], il est présent à Valmy[7], où il commande une brigade de la division Dillon[8]. À Jemmapes, il combat à la gauche de l'aile droite française[9]. Il participe ensuite au siège de Maastricht et sa division est sévèrement accrochée près d'Aix-la-Chapelle le [10] lors de la retraite des forces du général Valence.

Lors de la bataille de Neerwinden, il commande une division à la gauche de l'armée, subordonnement au général Miranda[11]. Il dirige la colonne la plus à gauche du dispositif français et prend Dormaal avant d'en être chassé par plusieurs contre-attaques de Benjowski[12].

Lors de la tentative de coup d'État de Dumouriez, Miaczynski est chargé de s'assurer de la place forte de Lille. Mais Joseph Bologne de Saint-George, le commandant de la place, prévenu, le laisse entrer dans la place avec une centaine de cavaliers et les fait aussitôt arrêter[13]. Décrété d’arrestation le , il est guillotiné le [6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Miaczynski, p. 1
  2. Bois 2005, p. 75
  3. Bois 2005, p. 77
  4. a et b Miaczynski, p. 7
  5. Miaczynski, p. 9
  6. a et b Bois 2005, p. 334
  7. Bois 2005, p. 223
  8. Smith 1998, p. 26
  9. Smith 1998, p. 30
  10. Bois 2005, p. 300
  11. Bois 2005, p. 307
  12. Bois 2005, p. 311
  13. Bois 2005, p. 326

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Bois, Dumouriez : Héros et proscrit, Paris, Perrin, , 484 p. (ISBN 2-262-02058-2)
  • Joseph de Miaczynski, Mémoire à Nosseigneurs de l'Assemblée nationale, pour le comte de Miaczynski, s.d. (lire en ligne)
  • (en) Digby Smith, The Greenhill Napoleonic Wars Data Book : Actions and Losses in Personnel, Colours, Standards and Artillery, 1792-1815, Londres, Greenhill Books, , 582 p. (ISBN 1-85367-276-9)
  • Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris : Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p. 194