Joachim Herrmann

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Joachim Herrmann
Illustration.
Joachim Herrmann en .
Fonctions
Ministre de l'Intégration de Bavière
En fonction depuis le
(1 an, 8 mois et 23 jours)
Ministre-président Markus Söder
Gouvernement Söder I et II
Prédécesseur Emilia Müller
Ministre de l'Intérieur de Bavière
En fonction depuis le
(12 ans, 1 mois et 28 jours)
Ministre-président Günther Beckstein
Horst Seehofer
Markus Söder
Gouvernement Beckstein
Seehofer I et II
Söder I et II
Prédécesseur Günther Beckstein
Ministre des Travaux publics et des Transports de Bavière

(4 ans, 5 mois et 11 jours)
Ministre-président Horst Seehofer
Gouvernement Seehofer II
Successeur Ilse Aigner
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Munich (RFA)
Nationalité Allemande
Parti politique CSU
Diplômé de Université de Munich
Profession Juriste
Avocat

Joachim Herrmann, né le à Munich, est un homme politique allemand membre de l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il passe son baccalauréat en puis accomplit pendant un an son service militaire obligatoire dans la Bundeswehr. Il s'inscrit à l'université Friedrich-Alexander d'Erlangen-Nuremberg pour y étudier le droit en . L'année d'après, il adhère à la Junge Union (JU), l'organisation de jeunesse de la CSU. Il poursuit ses études à l'université de Munich.

Vie professionnelle et débuts en politique[modifier | modifier le code]

Il obtient son premier diplôme juridique d'État en . Élu en au comité directeur fédéral de la JU, il réussit l'année suivante l'examen du second diplôme juridique d'État. Il intègre alors les services de la chancellerie régionale de Bavière en tant que juriste.

Ascension[modifier | modifier le code]

Il devient vice-président fédéral de la Junge Union en . Il quitte la chancellerie en pour exercer les fonctions de directeur du département de la sécurité et de l'ordre publics de l'arrondissement d'Erlangen-Höchstadt.

Il obtient son premier mandat électoral au cours des élections locales du , quand il est élu au conseil municipal d'Erlangen, où il prend la présidence du groupe des élus chrétien-démocrates. En il doit renoncer à ses fonctions au sein de la JU, étant atteint par la limite d'âge. Il sort de la fonction publique l'année suivante, passe avec succès le concours d'avocat et intègre le département juridique de l'entreprise Siemens.

Député puis ministre[modifier | modifier le code]

Dans la perspective des élections législatives régionales du , il est investi par l'Union chrétienne-sociale dans la circonscription d'Erlangen-Stadt. Il l'emporte et le il devient à 38 ans député au Landtag de Bavière.

Il est désigné secrétaire général adjoint de la CSU sous l'autorité de Bernd Protzner en . Après les élections de , il renonce à cette fonction pour occuper un poste de secrétaire d'État du ministère du Travail et de l'Ordre social, de la Famille, des Femmes et de la Santé, dirigé à l'époque par Barbara Stamm.

Il démissionne le , après que Alois Glück l'a choisi comme vice-président du groupe parlementaire chrétien-démocrate au Landtag. Il prend sa suite après les élections du .

Le , Joachim Herrmann est nommé à 51 ans ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Günther Beckstein, à qui il succède. L'échec de la CSU aux élections de conduit Beckstein à renoncer à diriger le Land. Son successeur Horst Seehofer reconduit Herrmann dans ses fonctions. À l'issue du scrutin de , il est confirmé avec un portefeuille élargi et le titre de ministre de l'Intérieur, des Travaux publics et des Transports.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Au-delà de la Bavière, Herrmann s'est fait connaître par la nouvelle loi bavaroise encadrant les rassemblements publics rédigée sous sa responsabilité. La Bavière est le premier État fédéré à adopter sa propre loi concernant le droit de manifestation dans le cadre de la réforme du fédéralisme allemand. La loi est controversée car elle durcit généralement le cadre juridique autorisant les manifestations. Bien que Herrmann ait déclaré à plusieurs reprises que la loi était principalement dirigée contre le « chaos des radicaux de droite ou de gauche », le projet a été vivement critiqué par différents partis[1].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En , il rencontre à Erlangen Gerswid Terheyden, originaire de Bremerhaven. Ils se marient en et ont trois enfants : Katharina, née en , Lukas, né en , et Jakob, né en .

Par ailleurs, il est de confession catholique romaine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Breiter Protest gegen neues Versammlungsgesetz », Süddeutsche Zeitung, (consulté le 2 novembre 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]