Jimmy Kruger

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Jimmy Kruger
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Parti politique

Jimmy Kruger, de son nom complet James Thomas Kruger (né le à Bethlehem, État libre d'Orange[1], et mort en Afrique du Sud le ) est un homme politique d'Afrique du Sud.

Membre du Parti national, il est successivement député de Prinshof (1966-1979), sénateur (1979-1980), vice-ministre de la Police, de l'Intérieur, des Affaires sociales et des Pensions (1972-1974), vice-ministre de la Justice et des prisons (1974), ministre des Prisons, de la Justice et de la Police (1974-1979) puis président du Sénat (1979-1980).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1917, Jimmy Kruger a passé le baccalauréat au lycée de Ventersdorp (1935). Il travaille dans l'exploitation minière notamment à la mine d'or de Brakpan, devient géomètre et chef ingénieur à Barberton. Il reprend parallèlement des études par correspondance à l'Université d'Afrique du Sud à Pretoria obtenant un baccalauréat ès arts en afrikaans ainsi qu'un baccalauréat en droit de la Faculté de droit de l'Université de Witwatersrand (1954).

En mai 1955, il s'installe comme avocat à Johannesburg. Il s'intéresse tardivement à la politique et se fait élire en 1962 au Conseil provincial du Transvaal.

Lors des élections générales sud-africaines de 1966, il est élu à la chambre de l'assemblée du parlement comme député de la circonscription Prinshof. En 1972, il entre au gouvernement Vorster comme ministre adjoint de la Police, de l'Intérieur, des Affaires sociales et des Pensions.

À partir de 1974, il est ministre de la Justice, de la Police et de Prisons. Son nom deviendra dans ce contexte associé à la répression contre les militants anti-apartheid intervenues à la suite des émeutes de Soweto de 1976. Il connaît ainsi une brève notoriété internationale en 1977 après le décès en détention de Steve Biko pour avoir déclaré : « Dit laat my koud » (« Ça me laisse froid »). Si ces déclarations sont vivement critiquées à l'étranger, sa gestion de l'affaire au sein du gouvernement sud-africain est contestée. Il est finalement limogé en 1979 par le nouveau premier ministre Pieter Botha qui lui trouve une porte de sortie au Sénat qu'il préside de 1979 à 1980.

Kruger se désolidarise rapidement de la ligne réformiste de Botha et assiste le , au congrès fondateur du Parti conservateur, parti politique créé par Andries Treurnicht. Sans poids politique et sans mandat, il est cependant marginalisé.

Jimmy Kruger est mort le 9 mai 1987.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Certaines sources indiquent qu'il est né au pays de Galles et a été ensuite adopté