Jean de Nicolaï

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Jean de Nicolaï[1],[2] , Nicolaÿ ou Nicolay, deuxième du nom, co-seigneur de Saint-Marcel en Ardèche et seigneur de Saint-Victor-la-Coste. Jean Nicolaï est qualifié de Nobilis vir Joannes Nicolai Dominus loci Sancti Marcelli dans un titre du 11 octobre 1469.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Messire Jean Ier Nicolay, seigneur de Boisbel, lui-même fils d'Aboult Nicolay, lieutenant du bailli du roi en Vivarais. Le frère de Messire Jean Nicolay, Raymond Nicolay, a fondé la branche des barons de Sabran. Messire Jean Nicolay a épousé en 1440 Bonne Audigier, dame en partie de Saint-Marcel en Ardèche[3].

Il a été d'abord conseiller au Parlement de Toulouse en 1491. Par un acte du 1er décembre 1501, il a acquis la terre et la seigneurie de Saint-Victor-la-Coste, dans le diocèse d'Uzès, d'Aymard de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier. Par un acte du 15 février 1502, il s'est marié avec Claire de Vesc, fille de Claude de Vesc, seigneur de Montjoux en Dauphiné, parente d'Étienne de Vesc, d'abord sénéchal de Beaucaire, avant d'être duc de Nola et ministre de Charles VIII. Sur la recommandation d'Étienne de Vesc, il a été appelé à la cour de Charles VIII. Le roi appréciant son zèle et ses aptitudes lui a donné une charge de conseiller en son Grand Conseil. Il a accompagné le roi Charles VIII dans son voyage de Milan et l'a chargé de négociations avec les princes italiens. Il a été nommé à la présidence du sénat de Milan et a organisé les cours de justice du duché de Milan et du royaume de Naples. Après la conquête de Naples, le roi le fait chancelier du royaume de Naples. Le roi Louis XII le confirma dans cette charge. Dans plusieurs lettres qu'il lui a adressées, le roi le qualifia du titre de Cousin.

Quelques années plus tard, le roi le rappela en France et pour le récompenser de ses services lui donna la charge de Premier président de la Chambre des comptes le 5 octobre 1506 et remplace Denis Bidault. Il a été plusieurs fois commissaire du roi près les États du Languedoc, il a résigné sa charge de premier président de la chambre des comptes au profit de son fils en 1518 et s'est retiré dans son hôtel de Bourg-Saint-Andéol où il est mort en 1527. Il a été enterré dans la chapelle Saint-Jean de l'église Saint-Andéol de Bourg-Saint-Andéol fondée par ses ancêtres. Il n'a eu qu'un fils de son mariage.

Union et postérité[modifier | modifier le code]

Jean II Nicolaï a eu de son mariage avec Claire de Vesc[4] plusieurs enfants, dont :

  • Aimar Nicolaï, institué légataire universel par son père dans son testament, a aussi été Premier président de la Chambre des comptes et pourvu le 11 mars 1518. Il a épousé le 15 septembre 1520 Anne Baillet, dame de Goussainville, petite-fille de Charles de Montmorency, seigneur de Silly. Ils ont eu :
    • Antoine Ier de Nicolaï, seigneur de Goussainville et de Saint-Victor, Premier président de la Chambre des comptes, pourvu le 26 mars 1551, et installé le 27 septembre 1553. Il est mort le 5 mai 1587. Il s'est marié avec Jeanne Luillier de Boullancourt le 2 janvier 1551. Ils ont eu :
      • Jean III de Nicolaï, seigneur de Goussainville et de Presles, Premier président de la Chambre des comptes, pourvu le 16 décembre 1579 et reçu le 26 janvier 1580. Il s'est marié le 22 janvier 1578 avec Marie de Billy, fille de Louis de Billy, baron de Courville, chevalier de l'Ordre du roi, lieutenant de Cent hommes d'Armes de ses Ordonnances, et de Félice de Rosny. Ils ont eu entre autres enfants :
        • Antoine II de Nicolaï, seigneur de Goussainville et d'Ivor. La terre et seigneurie de Goussainville a été élevée par Anne d'Autriche en titre et dignité de marquisat par lettres patentes du mois de mai 1645. Premier président de la Chambre des comptes pat Lettres de mars 1622 et installé le 17 mai 1623. Il est mort en 1656. Il a épousé le 15 octobre 1627 Marie Amelot, fille de Jean Amelot, Maître des Requêtes et président du Grand Conseil, et de Catherine de Creil.
          • Nicolas de Nicolaï, reçu premier président de la Chambre des comptes en 1649. Les auteurs du temps le présentent comme un zélé protecteur des lettres. Il est mort en 1686 dans son château de Presles. De son mariage avec Catherine Fieubet il a eu :
        • Louis de Nicolaï, seigneur de Presles, guidon des Gendarmes du roi, puis premier écuyer de la Grande écurie,
        • Aimar de Nicolaï, seigneur de Bernay, Lieutenant du Grand Maître de l'Artillerie, marié à Dame Diane de Maillé-de-La-Tour-Landry, fille de Jean de Maillé, comte de Châteauroux, et de Louis de Châteaubriand.
        • Marie de Nicolaï, mariée à Pierre de Roncherolles, baron du Pont-Saint-Pierre,
        • Renée de Nicolaï, mariée à Mathieu Molé, Premier président du Parlement de Paris et Garde des sceaux de France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François-Alexandre Aubert de La Chenaye des Bois, Dictionnaire De La Noblesse: Contenant les Généalogies, l'Histoire & la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leurs armes, & l'état des grandes terres du royaume aujourd'hui possédées à titre de principautés, duchés, marquisats, comtés, vicomtés & baronnies, &c., par création, héritages, alliances, donations, substitutions, mutations, achats ou autrement, tome 10, p. 734-735, chez Antoine Boudet, Paris, 1775 (lire en ligne)
  2. Louis Pierre d'Hozier de Serigny, Armorial général de la France ou registres de la noblesse de France, registre cinquième, 2e partie, p. 878-880, Imprimerie de Pierre Prault, Paris, 1764 (lire en ligne)
  3. La maison de Nicolay. Branche des marquis de Goussainville, p. 205-206, dans André-François-Joseph Borel d’Hauterive, Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1864 (lire en ligne)
  4. Jean Gallian, Généalogie de la famille de Vesc, p. 6 (lire en ligne)
  5. Hyacinthe Rigaud le peintre des rois : Le portrait retrouvé du président de Nicolay par Rigaud
  6. Nicolaï (Jean-Aimar de), dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, tome 11, MEMO-O, p. 985, Administration du Grand dictionnaire universel, Paris, 1874 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis-Pierre d'Hozier, Antoine Marie d'Hozier de Sérigny, Armorial général de France Registre premier seconde partie, p. 404-406, Paris, 1738 [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]