Jean Bazin (poète)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bazin.

Jean Bazin est un poète français né à Boulogne-Billancourt, en juillet 1951[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir vécu avec enthousiasme les événements de mai 68, c'est sur l'invitation de Jean Schuster auquel il venait d'adresser avec son ami et condisciple Jean-Michel Le Gallo (1949-2011) un premier recueil écrit à deux voix[2], que Jean Bazin rejoint en janvier 1971 le groupe réuni autour de la revue Coupure qui faisait suite à la dissolution du Surréalisme en tant que mouvement organisé. Il y côtoie notamment José Pierre, Gérard Legrand, Philippe Audoin, Claude Courtot, Jean-Claude Silbermann, ainsi que Giovanna et Jean-Michel Goutier. Avec ce dernier et Jean-Michel Le Gallo il crée le collectif d'édition « Le Récipiendaire »[3] (neuf titres parus entre 1976 et 1978) qui s'achèvera par la publication en 1979 du volume collectif Discours. Entre 1979 et 1984 il participe aux côtés de Claude Courtot, Gilles Ghez, Christian d'Orgeix, Philippe Collage (1943-2007), Guy Roussille, Philippe Casella et Jean-Michel Le Gallo à la revue Ellébore[4], dirigée par Jean-Marc Debenedetti (1952-2009). De 1968 à 1986, Jean Bazin a mené avec Jean-Michel Le Gallo une expérience singulière d'écriture en commun[5]. L'ensemble des textes issus de cette période a été réédité en 2013 sous le titre Les lumières délavées ou l'Enfance contraire. Après un long silence motivé par la cessation de toute activité collective sans laquelle pour lui il ne saurait y avoir d'activité authentiquement poétique, Jean Bazin, en publiant Figures de Proie[6], a renoué avec l'écriture. Il est membre du secrétariat de rédaction des Cahiers Benjamin Péret.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Tours d'Ether, avec Jean-Michel Le Gallo, illustrations d'Ivan Tovar (Le Soleil noir, 1976).
  • Le Hibou posthume suivi de L'Exigence primitive, avec Jean-Michel Le Gallo, illustrations de Théo Gerber (Le Récipiendaire, 1978).
  • Figures de Proie, illustrations de Jean-Marc Debenedetti, préface de Claude Courtot (Le Grand Tamanoir, 2008).
  • Les Lumières délavées ou l'enfance contraire, avec Jean-Michel Le Gallo, lettre préface de Jean Schuster, illustrations de Théo Gerber, Gilles Ghez, Lydia, Guy Roussille, Ivan Tovar, postface de Jérôme Duwa (l'Harmattan, 2013, collection Poètes des cinq continents).

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Discours (Plasma, 1979)[7]
  • Les Paris imaginaires (Plasma, 1979)[8]
  • Equivox (Ellébore, 1986)
  • Lumières d'étoiles (AKR, 2005)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf fiche d'autorité personne « Bazin, Jean (1951-) » dans le catalogue général de la Bibliothèque Nationale de France http://catalogue.bnf.fr/servlet/autorite?ID=16024004&idNoeud=1.4&host=catalogue et http://data.bnf.fr/16024004/jean_bazin/
  2. Cf. Lettre préface de Jean Schuster dans Jean Bazin, Jean-Michel Le Gallo, Les lumières délavées ou l'enfance contraire, Paris, L'Harmattan, 2013, p. 9.
  3. Cf. déclaration de l'association Le Récipiendaire dans Le Journal Officiel, no 255, mercredi 2 et jeudi 3 novembre 1977, p. 7254
  4. A propos de la revue Ellébore, voir l'article de Pierre Drachline, « Des lettres inédites de Benjamin Péret », Le monde, 22 juin 1984, p. 18 : http://www.lemonde.fr/archives/article/1984/06/22/des-lettres-inedites-de-benjamin-peret_3025193_1819218.html.
  5. Cf. notices bibliographiques dans le catalogue général de la Bibliothèque Nationale de France http://catalogue.bnf.fr/servlet/biblio?idNoeud=1&ID=34699907&SN1=0&SN2=0&host=catalogue et http://catalogue.bnf.fr/servlet/biblio?idNoeud=1&ID=34610308&SN1=0&SN2=0&host=catalogue
  6. Cf. compte rendu critique de l'ouvrage dans Cahier critique de Poésie, 2009, no 18, p. 141.
  7. « Discours du Récipiendaire et de Plasma réunis », sur l'Alamblog,‎
  8. « La ballade des enfants perdus », sur lemonde.fr,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]