Pierre Drachline

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Pierre Drachline
Naissance
Gennevilliers
Décès (à 67 ans)
Paris
Activité principale
écrivain, auteur
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
poésie, essai, roman

Pierre Drachline, né le à Gennevilliers et mort le à Paris, est un écrivain, poète, essayiste et éditeur français de sensibilité anarchiste[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1972 à Paris, il ouvre une librairie et publie ses premiers ouvrages, Suicide au jour le jour précédé par Les déracinés de l’absurde (1974), Autopsie à vif (1976), De l’apprentissage du dégoût (1979)[1].

La même année, il fonde les Éditions Plasma qui publient des auteurs comme Tristan Cabral, Gaston Criel, André Hardellet, André Laude, René Crevel, André Frédérique, Bruno Marascotti, Jean-Roger Caussimon, Maurice Blanchard, François Bott, Léo Ferré pour son Testament phonographe en 1980 ou les Poésies complètes de Friedrich Nietzsche[1].

Les Éditions Plasma en faillite, il crée en 1985, les Éditions Manya. Il y publie notamment Louis Calaferte, Michel Mourlet, Daniel Zimmermann, une réédition du Code des gens honnêtes de Balzac. Elles disparaissent en 1994[3].

En 1993, il entre comme directeur éditorial aux Éditions du cherche-midi. Il y publiera, notamment, Boris Schreiber, Jean-Claude Pirotte, Raoul Vaneigem, François Bott, Didier Daeninckx, Valère Staraselski,, Jacques Serguine et Martin Monestier[3].

En 2011, François Bott le décrit en ces termes « Il était (et reste) le plus désespéré des amoureux de Paris, de la vie et de la littérature. Misanthrope et libertaire, il avait (il a) des airs de prince russe de Kronstadt, en exil définitif, avec l'amitié pour seule religion. La générosité, l'humanité de Pierre, sa sollicitude envers les réprouvés, les exclus de toutes sortes, sont aussi grandes que son pessimisme. »[4],[5]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Cris de la nuit, Paris, Éditions Saint-Germain-des-Prés, coll. « Miroir oblique », 1972, 39 p. (notice BnF no FRBNF35204175)
  • Suicide au jour le jour, précédé par Les Déracinés de l’absurde, Paris, Éditions Plasma, 1974, 67 p. (notice BnF no FRBNF35205450)
  • Autopsie à vif, Paris, Éditions Plasma, 1976, 69 p. (ISBN 2-901376-14-2)
  • De l’apprentissage du dégoût, Paris, Éditions Plasma, 1979, 57 p. (ISBN 2-901376-30-4)
  • À table avec César, avec Claude Petit-Castelli, Paris, Éditions Sand, 1984, 243 p. (ISBN 2-7107-0281-9)
  • Le Crime de Pantin. L’Affaire Troppmann , Paris, Éditions Denoël, coll. « Divers faits », 1984, 196 p. (ISBN 2-207-23046-5)
  • Le Cœur à l'horizontale, Paris/Cesson, Éditions L’Instant/Table rase, 1988, 223 p. (ISBN 2-86929-104-3)
  • Casque d'or et les Apaches, avec Claude Petit-Castelli, Paris, Éditions Renaudot et Cie, coll. « Biographies », 1990, 213 p. (ISBN 2-87742-052-3)
  • Le Fait divers au XIXe siècle, Paris, Éditions Hermé, 1991, 174 p. (ISBN 2-86665-136-7)
  • Fin de conversation, Paris, Le cherche midi, coll. « Points fixes. Récit », 1996, 153 p. (ISBN 2-86274-459-X)
  • Une enfance à perpétuité, Paris, Le cherche midi, coll. « Romans », 2000, 154 p. (ISBN 2-86274-774-2)[6]
  • Le Grand Livre de la méchanceté, Paris, Le cherche midi, coll. « Le Sens de l’humour », 2001, 307 p. (ISBN 2-86274-895-1)
  • L’Enchantée, Paris, Le cherche midi, coll. « Romans », 2003, 163 p. (ISBN 2-74910-130-1)[7]
  • Une si douce impatience, Paris, Éditions Flammarion, 2005, 199 p. (ISBN 2-08-068807-3)
  • L’Île aux sarcasmes, Paris, Éditions Flammarion, 2007, 232 p. (ISBN 978-2-0806-9074-6)
  • Borinka, Paris, Le cherche midi, coll. « Roman », 2010, 234 p. (ISBN 978-2-7491-1701-0)[8]
  • Dictionnaire humoristique de A à Z des surréalistes et des dadaïstes, Paris, Le cherche midi, coll. « Le Sens de l’humour », 2012, 298 p. (ISBN 978-2-7491-2448-3)
  • Pour en finir avec l'espèce humaine. Et les Français en particulier, Paris, Le cherche midi, coll. « Humeur », 2013, 177 p. (ISBN 978-2-7491-1048-6)[9],[10]
  • Éloge de l’imposture, Paris, Le cherche midi, 2016, à paraître[11]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Culturebox, « Pierre Drachline, écrivain corrosif et éditeur au cherche-midi, est mort », France Télévisions,‎ (lire en ligne).
  • Valère Staraselski, « Pierre Drachline s’est évadé ou le perdant magnifique », L'Humanité,‎ (lire en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Le Monde, « L’écrivain Pierre Drachline est mort à 67 ans », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  2. Jérôme Garcin, « Éloge de Pierre Drachline », sur Bibliobs, (consulté le ).
  3. a et b Vincent Roy, « Pierre Drachline - Écrivain et éditeur », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. Pierre Drachline, La traversée des jours, Éditions du Cherche-Midi, 2011, page 29.
  5. Jean Orizet, Mémoires d'entretemps, Éditions du Cherche-Midi, 2012, page 191.
  6. « Une enfance à perpétuité », sur L’express, (consulté le ).
  7. « L'enchantée », sur L’Express, (consulté le ).
  8. Benjamin Fau, « Borinka de Pierre Drachline », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  9. Eric Naulleau, « Méchamment drôle - Pierre Drachline, habile à bile ! », sur ParisMatch.com, (consulté le ).
  10. François Bott, « Le misanthrope libertaire », Service littéraire,‎ (lire en ligne).
  11. Mohammed Aissaoui, « Le grand éditeur Pierre Drachline est mort », sur Le Figaro, (ISSN 0182-5852, consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]