Jean-Claude Albert-Weil

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Jean-Claude Albert-Weil
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Jean-Claude Albert-Weil est un écrivain français né le à Béziers.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Albert-Weil est le petit-fils du professeur Ernest Albert-Weil, pionnier de la radiologie, et le fils de Jean Albert-Weil, médecin-chef à l’Hôpital central des prisons à Fresnes.

Après avoir fait ses études au lycée Pasteur à Neuilly-sur-Seine et obtenu une licence de philosophie à la Sorbonne, il enseigne le français en Algérie (1970-1971).

Il intègre la troisième chaîne de la télévision française, de 1971 à 1975. Il est ensuite conseiller artistique au service des achats de films et d’émissions pour TF1, avant de revenir de 1987 à 1992 à FR3 pour occuper les mêmes fonctions.

Tout au long de ces années, il produit une dizaine d’émissions de jazz pour la télévision et écrit les paroles de certaines musiques de série télévisée (ainsi est-il l’auteur des paroles de Starsky et Hutch).

Œuvre[modifier | modifier le code]

À côté de sa carrière professionnelle, il mène une vie de musicien de jazz (guitare, banjo), style New Orleans et compose de nombreuses chansons. Membre de l’orchestre « Les Barbecues » (Grand Prix du « Jazz-Club de France » en 1966), il publie en 1965 un roman, Jazzmosphère (Christian Luçon éditeur), qui retrace la bohème musicale de ses années d’après-guerre sur fond d’existentialisme.

Il fonde en 1963, avec le batteur Gilles Nicolas, le Gill’s Club, cave de jazz du Marais, qu’il dirige jusqu’en 1973. Cela lui vaut d’être médaillé de la Ville de Paris, pour l’action culturelle qu’il a conduite dans son quartier. Il est également cofondateur des « Peintres du Marais ».

Albert-Weil se lance dans les années 1990 dans l’écriture d’une vaste trilogie romanesque : L’Altermonde.

Ses trois volets sont :

  • Europia (initialement paru sous le titre de Sont les oiseaux, il a reçu le Grand Prix du Roman de la Société des Gens de Lettres en 1997) ;
  • Franchoupia (présélectionné pour le Renaudot en 2000) ;
  • Sibéria.

L’auteur a choisi la forme de l’uchronie, autrement dit un mélange de science-fiction et d’utopie, sur fond d’histoire revisitée : faire comme si les choses s’étaient passées différemment… comme dans Le Maître du Haut-Château de Philip K. Dick et Rêve de fer de Norman Spinrad. Dans cette uchronie, Hitler a gagné la guerre, mais, à la suite de plusieurs vagues de « déshitlérisation », l’Allemagne a été dénazifiée…

Un nouveau monde s’instaure peu à peu : le Grand Empire, réunissant, par-delà l’Oural, l’Europe et la Sibérie. Un contre-monde sans consumérisme effréné, sans folie productiviste, sans surnatalité, dans lequel la notion de standardisation est vigoureusement combattue. Un contre-monde tout en démesure, sillonné de part en part par une route gigantesque de un à deux kilomètres de large, de Gibraltar à Vladivostok…

Certains critiques s'accordent à dire qu'Albert-Weil est un phénomène dans les lettres contemporaines par le souffle, l'éclat et la véhémence de son style. Son refus, dans la lignée de Rabelais et Céline, du français figé.

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