Jane Brigode

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Jane Brigode
Jane Brigode, c. 1910.jpg
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ForestVoir et modifier les données sur Wikidata
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Parti politique

Jane Brigode, par son mariage Jane Ouwerx le à Rumigny (désormais Geetbets) et morte le à Forest en Belgique, est une femme politique belge libérale et féministe. Elle est notamment l'une des fondatrices de plusieurs organisations politiques, comme Fédération belge pour le suffrage des femmes en 1913, l'Union des femmes libérales de l'arrondissement de Bruxelles en 1921 et la Fédération nationale des femmes libérales en 1923 et a présidé la Ligue belge du droit des femmes. De 1937 à 1947, elle est la co-présidente du Parti libéral belge, et est ainsi la première femme à occuper ce poste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Liste des membres dirigeants lors de la fondation de la Fédération belge pour le suffrage des femmes en 1913, dont Jane Brigode est la présidente.

Titulaire d'un diplôme d'institutrice, Jane Brigode s'investit à partir du début des années 1900 dans le militantisme féministe.

Elle rédige en 1901 un projet de loi destiné à ce que les femmes fassent partie du conseil de famille[1] qui aboutit à la loi du 10 août 1909[2]. En 1902, elle participe à la conférence internationale féministe qui a lieu à Bruxelles, en tant que secrétaire[2]. Elle devient ensuite en 1903 trésorière, puis membre du comité et enfin secrétaire de la Ligue belge du droit des femmes en 1908[2]. Elle devient également secrétaire de la commission législative du Conseil des femmes francophones de Belgique puis en devient la présidente[Quand ?][2].

Elle s'investit également dans le secteur de l'éducation et fait partie de la Ligue de l'enseignement de 1912 à 1927. Elle milite ainsi en faveur de l'égalité des droits entre instituteurs et institutrices[1],[2].

À partir de 1913, elle prend la tête de la Ligue belge du droit des femmes, succédant à Marie Popelin au décès de celle-ci[1]. La même année, le 10 février, elle fonde la Fédération belge pour le suffrage des femmes[2],[3]. En 1914, elle crée avec Louise van den Plas et Marguerite Nyssens l'Union patriotique des femmes belges[2].

En 1921, Jane Brigode devient conseillère communale libérale, jusqu'en 1946, ainsi qu'échevine de l'Instruction publique, jusqu'en 1927[2] puis de 1933 à 1936[1] ou 1946[2]. En 1921, elle fonde également avec Marthe Boël (en) l'Union des femmes libérales de l'arrondissement de Bruxelles. En 1923, elles fondent la Fédération nationale des femmes libérales avec Alice De Keyser-Buysse (nl).

À partir de 1924, elle s'implique également dans une campagne de lutte contre la « débauche et l'immoralité » avec la Ligue nationale belge contre le péril vénérien et l'Union patriotique des femmes belges qu'elle a fondée en 1914[2].

De 1937 à 1947, Jane Brigode est la co-présidente du Parti libéral belge, poste qu'elle occupe clandestinement pendant la Seconde Guerre mondiale en organisant chez elle des réunions illégales[2],[1].

Elle participe également à plusieurs autres associations militantes, comme par exemple la Ligue des familles nombreuses ou la Ligue contre le cancer[2].

Récompenses officielles[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Suzanne van Rokeghem, Jacqueline Aubenas et Jeanne Vercheval-Vervoort, Des femmes dans l'histoire en Belgique, depuis 1830, Bruxelles, Luc Pire, (ASIN 2874155233)
  2. a b c d e f g h i j k l et m Éliane Gubin, Dictionnaire des femmes belges: XIXe et XXe siècles, Racine, , 456 p. (EAN 9782873864347), p.79-81
  3. Catherine Jacques, « Le féminisme en Belgique de la fin du 19e siècle aux années 1970 », Courrier hebdomadaire du CRISP, vol. 7, nos 2012-2013,‎ (DOI 10.3917/cris.2012.0005, lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]