Jacques-Pierre Orillard de Villemanzy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jacques-Pierre Orillard de Villemanzy
Jacques, comte de Villemanzy, pair de France (1825) par Antoine-Jean Gros, musée du Louvre
Jacques, comte de Villemanzy, pair de France (1825) par Antoine-Jean Gros, musée du Louvre

Naissance
Amboise
Décès (à 79 ans)
Versailles
Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Arme Inspecteur aux revues
Grade Général de division
Années de service 1768-1809
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Ordre de Cincinnatus
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile (10e colonne)
Autres fonctions Sénateur
Pair de France
Président des Caisses d'amortissement et des dépôts et consignations

Jacques-Pierre Orillard, comte de Villemanzy est un militaire et un homme politique français, né le à Amboise et mort le à Versailles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Armes du Comte Villemanzy

Jacques-Pierre Orillard de Villemanzy est le fils de Pierre Orillard de Villemanzy et de Jeanne-Henriette-Émilie de La Haye (veuve en premières noces de Jacques Lorin de Bray)[1].

À 16 ans, il entame une carrière militaire qui va durer plus de 40 années, de 1768 à 1809. Il entre dans l'administration de la guerre et fait comme tel la campagne d'Amérique de 1780 à 1783 sous les ordres de Rochambeau.

À la Révolution, il est nommé commissaire ordonnateur à l'armée du Rhin, puis à l'armée d'Italie, où Bonaparte le distingue et le nomme inspecteur ordinaire aux revues. Après le coup d'État du 18 brumaire, il devient chef de la comptabilité au ministère de la Guerre, puis inspecteur général aux revues.

Nommé membre de la Légion d'honneur le (15 pluviose an XII), il est officier le et commandeur le .

il est nommé le membre du Sénat conservateur, et reçoit le titre de comte de l'Empire le .

Ayant adhéré à la déchéance de l'empereur, il devient pair de France le . Aux Cent-Jours, il n'exerce aucune fonction. À la Chambre haute, il vote en la mort dans le procès du maréchal Ney, défend les libertés constitutionnelles et se montre opposé aux lois d'exception. Mais il perd son emploi en 1816[réf. nécessaire].

À titre de compensation, on le nomme le membre du grand conseil d'administration des Invalides et le 8 mai suivant président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations, poste qu'il occupe jusqu'en 1819 puis de 1826 à 1829. Il est également fait grand officier de la Légion d'honneur en 1816.

Il est nommé grand-croix de la Légion d'honneur le .

Il meurt le à Versailles, à 79 ans.

Le nom de Villemanzy ainsi que le titre de pair de France sont alors transmis à son gendre Théodore Bonnin de La Bonninière de Beaumont.

Famille[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1802 Élisabeth-Françoise-Marguerite Baudon de Mony (1774 – 1830). Le couple aura trois filles :

  • Cécile de Villemanzy (1803 – 1881), qui épouse en 1820 Théodore Bonnin de la Bonninière, comte de Beaumont (1791 – 1865)
  • Élisabeth de Villemanzy (1805 – 1857), qui épouse en 1824 Joseph, baron de Falentin de Saintenac (1783 – 1847)
  • Mathilde de Villemanzy (1811 – 1891), qui épouse en 1831 Prosper-Charles, marquis de Raincourt (1810 – 1885)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Outre la Grand-croix de la Légion d'honneur, Villemanzy est également :

Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la 10e colonne (l’Arc indique Villemansy).

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fonds Villemanzy aux archives d'Indre-et-Loire.
  2. Guichet du Savoir