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Jacques Griffe

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Jacques Griffe
Jacques Griffe dans son bureau à Paris.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
CastelnaudaryVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Théodore Antoine Émile GriffeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Période d'activité
Autres informations
A travaillé pour
Conflit
La tombe du couturier au cimetière de Conques-sur-Orbiel.

Jacques Griffe, né Théodore, Antoine, Émile Griffe[1], est un créateur de mode et un grand couturier français, également costumier pour le théâtre et le cinéma. Il est né le à Conques sur Orbiel près de Carcassonne (Aude) et mort le à Castelnaudary (Aude)[2],[3].

Après ses débuts à Carcassonne chez le tailleur « Olive » et à Toulouse chez la couturière « Mirra », Jacques Griffe travaille à Paris, de 1935 à 1939, comme modéliste aux côtés de Madeleine Vionnet, qui deviendra son mentor, dont les créations aux célèbres drapés le fascinent depuis son enfance.

Mobilisé et fait prisonnier pendant la Seconde Guerre mondiale, à son retour il ouvre en 1941 son propre salon de Haute couture place Gaillon[4]. En 1947, il déménage rue du Faubourg-Saint-Honoré[4] et y fonde sa maison de prêt-à-porter « Jacques Griffe Évolution ». Plusieurs parfums à son nom sont également créés :Griffonnage (1949) et Mistigri (1953) désignés par René Gruau, Grilou (1957) et Enthousiasme (1960). Il habille de nombreuses personnalités dont Joséphine Baker, Farah Pahlavi, Michèle Morgan et Ingrid Bergman[5].

En 1951[4], il se voit confier par le britannique Edward Molyneux, qui arrête son activité, la responsabilité de sa maison de couture installée Rue Royale en face du restaurant Maxim's. Considéré comme un maître du drapé et des couleurs, il aime les couleurs puissantes et les étoffes qui mettent les femmes particulièrement en valeur, comme la moire ou le lamé[6],[7],[8]. En 1974, il met un terme à ses activités professionnelles et se retire à Cély-en-Bière, rue du Bois Baudoin, dans la demeure de Madeleine Vionnet qu'il avait acquise et à Villesiscle (Aude) dans les derniers mois de son existence[9],[10].

Plusieurs de ses modèles sont visibles dans les collections du Victoria and Albert Museum, du Metropolitan Museum of Art, du Rhode Island School of Design Museum, de la National Gallery of Victoria et du Palais Galliera[11],[12],[13]. En 2014, l'exposition présentée de juillet à décembre à Paris puis au Musée des Beaux-Arts de Bilbao: « Les Années 50. La mode en France, 1947-1957 » rendit hommage, aux côtés d'autres créateurs, à son talent. Le couturier Issae Miyake lui dédia l'une de ses dernières collections[14],[15].

Il repose au cimetière de Conques sur Orbiel[16],[17]. En octobre 2025, une place est inaugurée à son nom et une conférence lui est dédiée dans sa ville natale[18],[19].

Créateur de robes pour le cinéma et le théâtre

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Jacques Griffe fut le costumier de nombreuses comédiennes dans plusieurs films et pièces de théâtre[20] :

Articles connexes

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Notes et références

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  1. « Vingtième anniversaire de sa disparition: Hommage à Jacques GRIFFE, l'un des plus grands couturiers français de l'après-guerre », sur chroniquesdecarcassonne.midiblogs.com (consulté le ).
  2. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  3. Laurence Benaim, « Jacques Griffe: Un maître du drapé » Accès payant, sur lemonde.fr, (consulté le )
  4. a b et c Madeleine Delpierre et Davray-Piékolek, Le costume : la haute couture 1945-1995, Paris, Flammarion, coll. « Tout l'art », (1re éd. 1991), 80 p. (ISBN 2-08-011236-8), « La haute couture de 1940 à 1960 », p. 22
  5. Margaux Krehl, « Joséphine Baker, ambassadrice oubliée de la Haute Couture française », sur www.vanityfair.fr, (consulté le )
  6. « JACQUES GRIFFE : éblouis- JACQUES HEIM : silhouette JEAN PATOU : hiver en fleurs saute démonstration de en mouvement et cols et robes castagnette. » Accès payant, sur lemonde.fr, (consulté le ).
  7. (it) Monica Ledesma, « Jacques Griffe, el maestreo del drapeado », sur elateliermag.com, (consulté le ).
  8. Bruno Fray, « Jacques Griffe », sur pinterest.fr (consulté le ).
  9. « Jacques Griffe Couturier, Costumier », sur developasso.fr (consulté le ).
  10. Traces écrites, « Jacques Griffe à son amie Madeleine Chapsal », sur https://www.traces-ecrites.com/ (consulté le )
  11. V&A Images, « Jacques Griffe », sur https://www.vandaimages.com (consulté le )
  12. The MET, « Dress. Designer Jacques Griffe », sur https://www.metmuseum.org (consulté le )
  13. NGV, « Jacques Griffe », sur https://www.ngv.vic.gov.au (consulté le )
  14. « Les années 50 », sur https://www.palaisgalliera.paris.fr, (consulté le )
  15. (en) Cecile Paul, « Why is Jacques Griffe not as famous as Dior? », sur https://www.messynessychic.com, (consulté le )
  16. Claude Gironis, « CONQUES sur ORBIEL... Jacques Griffe, grand créateur de mode », sur conques.e-monsite.com, (consulté le ).
  17. « Conques-sur-Orbiel : retour sur la vie de Jacques Griffe, couturier, costumier, parfumeur », sur https://www.ladepeche.fr/, (consulté le )
  18. Océane Laparade, « C’était un maître de la haute couture française dans les années 50 : dans l’Aude, une association veut faire revivre Jacques Griffe, enfant oublié du pays », sur lindependant.fr, (consulté le )
  19. « Conques-sur-Orbiel honore Jacques Griffe, couturier de renom », sur ladepeche.fr, (consulté le )
  20. E. de Semont, « L'élégance à la scène et à l'écran » Accès limité, sur lemonde.fr, (consulté le )

Liens externes

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