Jacques Gounon

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Jacques Gounon
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Jacques Gounon en 2019
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Président de Getlink
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Jacques Gounon, né le , est un haut fonctionnaire et chef d'entreprise français, ancien PDG de Getlink (précédemment Groupe Eurotunnel) du au et désormais Président de Getlink depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Gounon est un ancien élève de l'École Polytechnique (X 1972) et ingénieur en chef des Ponts et Chaussées.

De 1977 à 1981, Jacques Gounon est chef de l'arrondissement grands travaux à la Direction Départementale de l'Equipement (DDE) d'Indre-et-Loire où il s'est occupé du confortement et de la reconstruction du pont Wilson de Tours qui s'était partiellement effondré en 1978.

De 1981 à 1986, Jacques Gounon est ingénieur en chef, puis directeur général adjoint du syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères (Syctom) de la Ville de Paris.

De 1986 à 1990, Jacques Gounon est directeur général du groupe Comatec.

De 1991 à 1993, Jacques Gounon est directeur du développement des activités de services du groupe Eiffage.

De 1993 à 1995, Jacques Gounon est conseiller industriel au cabinet de Michel Giraud, puis de 1995 à 1996, il devient directeur de cabinet d'Anne-Marie Idrac. En 1996, il devient également directeur général adjoint de Gec-Alsthom. En 2001, il pilote le LMBO opéré sur Cegelec par Alstom[1].

En 2004, Jacques Gounon rejoint le Conseil d'Eurotunnel. Le , il devient PDG de TNU. Le , il est nommé Président-Directeur général de GET SA. Le Groupe Eurotunnel renoue avec les profits en 2008. Il est reconnu comme l'homme qui a redressé les comptes du tunnel sous la Manche[2] ; dès son arrivée, il lance un plan de restructuration qui implique le licenciement de 1 000 employés, soit un tiers d'entre eux. Son objectif est de supprimer les doublons structurels provoqués par l'organisation binationale de l'entreprise. À partir de 2007, il lance une nouvelle politique commerciale et applique le principe de tarification différenciée, déjà très répandue chez les compagnies aériennes. Face au retour des bénéfices, il lance une campagne d'investissements pour accroître les infrastructures de part et d'autre du tunnel[3].

En septembre 2016, il devient Président du comité pour la Transalpine[4].

En 2019, Jacques Gounon a célébré les 25 ans du tunnel sous la Manche et accueilli plus de 500 visiteurs institutionnels pour répondre à leurs questions sur les préparatifs du Brexit faits par Eurotunnel[5].

En janvier 2020, il devient Président de Fer de France[6].

Le salaire de Jacques Gounon est publié tous les ans sur le Document de Référence de l'entreprise[7].

A partir du , il est Président du Conseil d'administration[8].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • "Révélation de l'année" par les BFM Awards ()

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Gounon, La reconstruction du pont Wilson à Tours, dans la revue "Travaux", , no 544
  • Jacques Gounon, Le pont Wilson à Tours: une histoire mouvementée, dans la revue "Travaux", juillet-, no 557
  • Jacques Gounon, J.-M. Deschamps, Michel Virlogeux, M. Falempin, Le pont Wilson à Tours. La reconstruction (2e partie), dans la revue "Travaux", juillet-, no 557
  • Jacques Gounon, John Keefe, Jean Gaumy, et Col., Eurotunnel : 24 heures sous la Manche, Verlhac Éditions, 2009

Notes et références[modifier | modifier le code]