Jacques Augustin

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Jacques Augustin
JacquesAugustinSelfportrait1796.jpg

Autoportrait (1796)

Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Maîtres
Bacchante (1799). Miniature sur ivoire (8 cm).

Jean-Baptiste Jacques Augustin, né à Saint-Dié le et mort à Paris le , est un portraitiste et miniaturiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un maître vitrier, le jeune Augustin marque dès l'enfance des aptitudes pour le dessin. Remarqué par l'intendant de l'évêque de Saint-Dié, Chalot de Saint-Mart, il part probablement étudier à Nancy auprès de Jean-Baptiste Claudot et peut-être de Jean Girardet.

En 1780, après un séjour à Dijon chez son frère aîné Georges Nicolas Toussaint, appelé Augustin Dubourg, il s'installe à Paris. Il travaille d'abord chez Gatien Phlipon puis parvient à se créer une importante clientèle dans le genre en vogue : le portrait en miniature. Le rendu des physionomies et caractère lisse de ses portraits, sur lesquels on ne distingue nullement les traits de pinceau, en font le meilleur spécialiste de la technique. Il est aussi un maître dont l'enseignement est recherché. Il eut, entre autres, parmi ses élèves la future Madame de Mirbel ou Alexandre De Latour.

Débutant au Salon de 1791, il peint aussi bien les nobles que les bourgeois ou les révolutionnaires. L'artiste fait fortune et épouse le une de ses élèves, Pauline Ducruet, de 22 ans sa cadette. Celle-ci, descendante de Jean de La Fontaine, réalisera également de belles œuvres dans le style de son mari, dont un portrait de Hortense de Beauharnais.

En 1806, Jacques Augustin est récompensé d’une médaille d’or et d’une somme de 250 francs. Sa reconnaissance survit aux changements de régimes puis qu'il devient en 1814 Peintre ordinaire du cabinet du roi.

Décoré de la Légion d'honneur en 1821, il se voit cependant supplanté auprès du roi par son ancienne élève, Mme de Mirbel. Le public oublie alors le grand maître vieilli mais toujours productif.

Atteint de la goutte, soigné avec dévouement par son épouse, il décède dans sa 73e année, victime du choléra. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (58e division)[1].

De nombreuses œuvres furent rachetées par sa veuve lorsqu'elles furent vendues aux enchères en 1839, soit sept ans après sa mort. Au décès de cette dernière en 1865, elles devinrent la propriété de la famille Cornut de La Fontaine de Coincy qui en vendit un certain nombre au grand collectionneur américain John Pierpont Morgan quarante ans plus tard.

Liste de personnalités peintes par Augustin[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Bouchot, La Miniature française de 1750 à 1825, Goupil, 1907.
  • (es) Maria Carmen Espinosa Martín, Iluminaciones, pequeños retratos y miniaturas, Madrid, Fundación Lázaro Galdiano, 1999, 362 p. (ISBN 84-923234-3-4)
  • Fleuriot de Langle et Schlumberger, « Les miniatures de Jacques Augustin », Connaissance des Arts, no 69, novembre 1957
  • Camille Mauclair: Les Miniatures de l'Empire et de la Restauration, portraits de femmes, Paris, H. Piazza, 1913, 137 p.
  • Bernd Pappe, « Jean-Baptiste Jacques Augustin, peintre en miniature », Catalogue de l'exposition du 17 avril au 20 juin 2010 au musée Pierre Noël, Saint-Dié des Vosges, 2010.
  • Bernd Pappe, Jean-Baptiste Jacques Augustin, 1759 – 1832. Une nouvelle excellence dans l’art du portrait en miniature, Vérone, Scripta, 2015.
  • Charles Peccatte, « Jean Baptiste Jacques Augustin », Bulletin de la Société philomatique vosgienne, t. XXXIX, p. 61-88
  • (en) J. L. Propert, History of Miniature Art, Londres, 1887.
  • Albert Ronsin (sous la direction de), Les Vosgiens célèbres. Dictionnaire biographique illustré, Éditions Gérard Louis, Vagney, 1990, 394 p. (ISBN 2-907016-09-1)
  • H. Roujon, « La Miniature », L'Illustration, Noël 1912
  • Gaston Save, « Jacques Augustin », Bulletin de la Société philomatique vosgienne, t. VI, p. 91-102, 120 ; t. VII, p. 103-111 ; t. IX, p. 253 ; t. XXII, p. 366-371. (articles publiés sur Gallica).
  • (en) G. C. Williamson, History of Portrait Miniatures, 1904.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ (ISBN 978-2914611480), p. 68

Liens externes[modifier | modifier le code]

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