Centre de recherches pour le développement international

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Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) (en anglais : International Development Research Centre - IDRC) est une société d’État canadienne qui appuie des travaux de recherche dans les pays en développement afin d’y favoriser la croissance et le développement.

Établi en vertu de la Loi portant création du Centre de recherches pour le développement international que le Parlement du Canada a adoptée en 1970, le CRDI a pour mission de « lancer, d’encourager, d’appuyer et de mener des recherches sur les problèmes des régions du monde en voie de développement et sur la mise en œuvre des connaissances scientifiques, techniques et autres en vue du progrès économique et social de ces régions »[1]. Pour remplir cette mission, le CRDI incite les chercheurs des pays en développement à exécuter des recherches dans leurs propres établissements et régions, et il leur apporte une aide à cette fin.

Chaque année, CRDI gère des centaines de projets de recherche avec des centaines d’institutions et accorde environ 200 prix individuels afin de contribuer à la formation d’une nouvelle génération de scientifiques et d'universitaires.

Recherche[modifier | modifier le code]

Les programmes de développement du CRDI appuient des solutions pour améliorer l’accès à la nourriture, à l’emploi, à la santé et aux technologies au service de la croissance, dans le monde. Les trois domaines de programme du CRDI sont :

  • Programmes en agriculture et environnement : Agriculture et sécurité alimentaire[2], Changements climatiques[3], Alimentation, environnement et santé[4].
  • Programmes en économies inclusives : Emploi et croissance[5], Gouvernance et justice[6], Initiative Think tank[7], Santé des mères, des nouveau-nés et des enfants[8].
  • Programmes en technologie et en innovation : Fondements pour l’innovation[9], Économies en réseau[10].

Le CRDI concourt à la réalisation des objectifs de la politique étrangère du gouvernement du Canada, de certaines des priorités en matière de développement et certains des Objectifs de développement durable, et ce, entre autres, par les recherches qu’il subventionne dans le cadre du Fonds canadien de recherche sur la sécurité alimentaire internationale, du programme Innovation pour la santé des mères et des enfants d’Afrique et de l’Initiative de recherche en santé mondiale.

Plusieurs programmes sont menés à l'international, par exemple :

  • Des recherches menées au Vénézuéla et en Colombie [11] visent à lutter contre le moustique Aedes aegypti, vecteur du virus Zika et de nombreuses autres maladies virales comme la dengue ou la fièvre chikungunya.
  • HarassMap[12] est un réseau à but non lucratif, de création d'outils d’externalisation à grande échelle et de campagnes sociales pour contrer le harcèlement sexuel. Un partenariat a été établi avec l’Université du Caire en Égypte.
  • Le CRDI appuie les institutions de recherche asiatiques pour les aider à créer les conditions favorables à une croissance inclusive[13], en se concentrant notamment sur les possibilités de formation pour les femmes et les jeunes et sur la mise en place de cadres de travail appropriés pour protéger les travailleurs et améliorer leurs conditions de travail, tout en déterminant les facteurs nécessaires à la réussite des petites entreprises.

Le CRDI participe également à la formation de scientifiques et d'universitaires, par exemple via :

  • L’initiative « À la recherche du prochain Einstein » de l’Institut africain des sciences mathématiques (AIMS-NEI) vise à former, en Afrique, des spécialistes de disciplines scientifiques et techniques capables d’impulser le progrès en Afrique. Depuis 2003, 973 étudiants et étudiantes en provenance de 42 pays ont obtenu leur diplôme de l’Institut, le tiers étant des femmes[réf. nécessaire].
  • Des universitaires du Canada, d’Haïti, des États-Unis et de la France ont mis sur pied l’Institut des sciences, des technologies et des études avancées d’Haïti[14] (ISTEAH) afin de former des dirigeants universitaires dans le domaine de la science et de la technologie. L'objectif à long terme est de former 1000 professionnels de la science et de la technologie pour aider Haïti à se reconstruire.

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Le CRDI a été créé et est soutenu par le Parlement du Canada, mais il est dirigé par un Conseil des gouverneurs formé d’un maximum de 14 membres originaires de plusieurs pays, incluant le président du Centre et le président du Conseil. La Loi sur le CRDI prévoit qu’une majorité de gouverneurs doivent être des citoyens canadiens.

Le président du Conseil rend compte au Parlement du Canada pour le Centre par l’entremise de la ministre du Développement international et de la Francophonie.

Le président du Conseil et le président du Centre sont nommés par le gouverneur en conseil pour un mandat d’une durée maximale de cinq ans et les autres gouverneurs sont nommés pour des mandats d’une durée maximale de quatre ans. Le mandat des gouverneurs peut être reconduit, mais les gouverneurs remplissent habituellement un seul mandat.

Margaret Biggs, qui a occupé le poste de présidente de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) de 2008 à 2013, est présidente du Conseil des gouverneurs.

Avec l’aide du Comité de la haute direction, le président du Centre, Jean Lebel, dirige les activités du CRDI. L’ont précédé à ce poste David M. Malone (de 2008 à 2013), Maureen O'Neil (de 1997 à 2008), Keith A. Bezanson (de 1991 à 1997), Ivan L. Head (de 1978 à 1991) et W. David Hopper (de 1970 à 1978).

Bureaux[modifier | modifier le code]

Le siège du CRDI est dans la capitale nationale du Canada, à Ottawa, en Ontario. Le Centre a aussi quatre bureaux régionaux, au Kenya, en Égypte, en Inde et en Uruguay[15].

Le bureau de Nairobi a été établi en 1975, et il dessert l’Afrique subsaharienne.

Le bureau du Caire a lui aussi été établi en 1975, et il dessert le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Le bureau de New Delhi a été établi en 1983, et il dessert l’Asie.

Le bureau de Montevideo dessert l’Amérique latine et les Caraïbes depuis 1989; de 1973 à 1989, ce bureau régional était à Bogota, en Colombie.

Partenariats[modifier | modifier le code]

Outre le crédit que lui accorde le Parlement du Canada, le CRDI reçoit des sommes d’autres bailleurs de fonds canadiens et étrangers œuvrant à l’échelle internationale. Ainsi, il a établi des partenariats avec des entités gouvernementales, dont Affaires mondiales Canada et le Department for International Development du Royaume-Uni.

Il reçoit également des fonds de certains bailleurs de fonds privés, dont la Fondation Bill-et-Melinda-Gates et la Fondation William et Flora Hewlett.

Le CRDI établit des partenariats stratégiques avec d’autres bailleurs de fonds du Canada et du monde entier en vue d’exploiter et de multiplier les ressources financières disponibles. Certains des projets du CRDI sont exécutés en partenariat avec des chercheurs d’universités et d’autres établissements de différents endroits au Canada. Par exemple:

  • Le CRDI est à la tête d’un consortium d’organismes canadiens, notamment l’Agence de la santé publique du Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada et Affaires mondiales Canada, qui s’est engagé à investir 7 millions de dollars sur trois ans pour appuyer les essais cliniques d’un vaccin expérimental canadien contre le virus Ebola.
  • Données ouvertes pour le développement (DOD) est un programme administré par le CRDI qui permet l’avancement d’initiatives locales et durables en matière de données ouvertes dans les pays en développement. Ces données représentent un important volume d’information que tout le monde peut utiliser, réutiliser et rediffuser librement. Avec un financement de près de 10 millions de dollars provenant du CRDI, de la Banque mondiale, d’Affaires mondiales Canada et du Department for International Development (DFID) du Royaume-Uni, le programme DOD rend accessibles des données ouvertes pour promouvoir les changements d’ordre social et économique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]