Institut de recherche des médias du Moyen-Orient

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L'Institut de recherche des medias du Moyen-Orient – en anglais Middle East Media Research Institute, acronyme MEMRI et en hébreu המכון לחקר התקשורת המזרח התיכון, acronyme ממר"י – est une association à but non lucratif spécialisée dans les questions du Moyen-Orient. Elle fut créée en février 1998 par Yigal Carmon, ancien conseiller en contre terrorisme des Premiers ministres israéliens Itzhak Shamir et Itzhak Rabin.

Objectifs[modifier | modifier le code]

  • Le MEMRI traduit, en anglais, français et espagnol, des contenus de plus de cent chaînes télévisées et de la presse moyen-orientales en arabe, persan, ourdou, pachto et dari. MEMRI entend ainsi faire connaître ces contenus à un public occidental ne maîtrisant pas ces langues. Ces informations confèrent aux gouvernements, médias occidentaux et chercheurs des informations précises et référencées sur une multitude de sujets (politiques, religieux et culturels). Les rapports traduits comportent fréquemment des informations sensibles ignorées des décisionnaires et intellectuels occidentaux.
  • MEMRI TV a pour objectif la surveillance des principales chaînes de télévision arabes et iraniennes et le sous-titrage d'extraits méritant d'être connus du public occidental. Le MEMRI ne traduit qu'exceptionnellement des extraits de la presse en hébreu, les organes de presse israéliens existant en version anglaise.

Cette organisation attire davantage l'attention du monde de la presse depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'association a son siège social à Washington[1] et des bureaux à Jérusalem.

Financement[modifier | modifier le code]

Le MEMRI n'accepte le financement d'aucun gouvernement[2]. Elle fonctionne en tant qu'organisation « indépendante, non partisane, non lucrative », elle possède un statut de non imposable selon la loi américaine[1]. Le MEMRI est financé par 250 donateurs, et quelques fondations. L'inscription aux informations est gratuite, moyennant une inscription en ligne.

Controverses[modifier | modifier le code]

Mohammed El Oifi, universitaire spécialiste des médias et des opinions publiques arabes, parle de « désinformation à l’israélienne » à propos du MEMRI[3]. Brian Whitaker, un journaliste du Guardian, l'accuse de sélectionner les pires écrits issus du monde arabe afin d'en donner la plus mauvaise image possible[4].

William Rugh, ancien ambassadeur des États-Unis au Yémen et aux Émirats arabes unis, dit qu'elle ne présente pas le point de vue arabe. Pour lui, ses propriétaires sont des pro-israéliens et des anti-arabes qui veulent montrer que les Arabes haïssent les Juifs et l'Occident, qu'ils incitent à la violence et refusent toute solution pacifique au problème palestinien[5].

En revanche, Bernard Lewis, professeur émérite des études sur le Moyen-Orient de l'université de Princeton, a qualifié MEMRI d'"indispenable" (source :https://www.memri.org/reports/memri-now-offering-website-and-email-publication-sponsorshipsadvertising).

Le chroniqueur du New York Times Thomas Friedman évoque pour sa part l' "expertise" du MEMRI, qu'il qualifie d' "inestimable" source d'information, "aboslutely invaluable" (source :https://www.theguardian.com/commentisfree/2006/mar/29/helloisthatsaddam).

La journaliste Nathalie Szerman remarque dans le Jerusalem Post en français : "Source d'information mais aussi acteur de l'actualité, le MEMRI a accordé, le premier, une tribune aux voix progressistes arabes et iraniennes qui peinaient à se faire entendre" (Source : The Jerusalem Post, édition française, 10 février 2009).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Selective Memri.
  2. (en) Jay Nordlinger, « Thanks for the MEMRI (.org) », National Review, 13 septembre 2004, consulté le 23 juillet 2006.
  3. Mohammed El Oifi, « Désinformation à l’israélienne », dans Le Monde diplomatique, septembre 2005. [lire en ligne].
  4. (en) Selective Memri, The Guardian, 12 août 2002.
  5. (en) Language matters | World dispatch | Guardian Unlimited.

Liens externes[modifier | modifier le code]