Institut de recherche des médias du Moyen-Orient

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Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (MEMRI)
image illustrative de l’article Institut de recherche des médias du Moyen-Orient
Logo du MEMRI
Situation
Création 1998
Siège Washington
Personnes clés Yigal Carmon (fondateur)

L'Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (anglais : Middle East Media Research Institute, acronyme MEMRI, et en hébreu המכון לחקר התקשורת המזרח התיכון, acronyme ממר"י) est une association à but non lucratif spécialisée dans les questions du Moyen-Orient.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Institut de recherche des médias du Moyen-Orient est créé en février 1998 par Yigal Carmon, ancien conseiller en contre terrorisme des Premiers ministres israéliens Itzhak Shamir et Itzhak Rabin[1].

Le MEMRI attire davantage l'attention de la presse depuis les attentats du 11 septembre 2001.

En juillet 2013, le MEMRI traduit la vidéo Youtube d'une jeune fille de 11 ans qui se bat contre le mariage forcé qu'on impose aux enfants au Yemen[2],[3].

En décembre 2014, Youtube désactive la chaîne du MEMRI quelques heures après des signalements d'incitation à la haine[4].

Activités[modifier | modifier le code]

Le MEMRI a son siège social à Washington[5] et des bureaux à Jérusalem.

Le MEMRI traduit en anglais, français et espagnol, des contenus de plus de cent chaînes télévisées et de la presse moyen-orientales en arabe, persan, ourdou, pachto et dari. MEMRI entend ainsi faire connaître ces contenus à un public occidental ne maîtrisant pas ces langues. Sa chaîne MEMRI TV a pour objectif la surveillance des principales chaînes de télévision arabes et iraniennes et le sous-titrage d'extraits. Le MEMRI ne traduit qu'exceptionnellement des extraits de la presse en hébreu, les organes de presse israéliens existant en version anglaise. L'inscription aux informations est gratuite, moyennant une inscription en ligne.

Le MEMRI fait la promotion d'un Islam tolérant en sélectionnant des passages qui prêchent un Islam modére[6].

Le MEMRI n'accepte le financement d'aucun gouvernement[7]. Elle fonctionne en tant qu'organisation « indépendante, non partisane, non lucrative », et possède un statut de non imposable selon la loi américaine[5]. Le MEMRI est financé par 250 donateurs, et quelques fondations.

Controverses[modifier | modifier le code]

En 2002, Mohammed El Oifi, universitaire spécialiste des médias et des opinions publiques arabes, parle de « désinformation à l’israélienne » à propos du MEMRI[1]. Brian Whitaker, un journaliste du Guardian, l'accuse de sélectionner les pires écrits issus du monde arabe afin d'en donner la plus mauvaise image possible[8].

William Rugh, ancien ambassadeur des États-Unis au Yémen et aux Émirats arabes unis, dit qu'elle ne présente pas le point de vue arabe. Pour lui, ses propriétaires sont des pro-israéliens et des anti-arabes qui veulent montrer que les Arabes haïssent les Juifs et l'Occident, qu'ils incitent à la violence et refusent toute solution pacifique au problème palestinien[9].

En revanche, Bernard Lewis, professeur émérite des études sur le Moyen-Orient de l'université de Princeton, a qualifié MEMRI d'"indispenable"[10]. Le chroniqueur du New York Times Thomas Friedman qualifie le MEMRI d'« inestimable » source d'information[11]. Dans le Jerusalem Post en français, la journaliste Nathalie Szerman affirme que « le MEMRI a accordé, le premier, une tribune aux voix progressistes arabes et iraniennes qui peinaient à se faire entendre »[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Mohammed El Oifi, « Désinformation à l’israélienne », dans Le Monde diplomatique, septembre 2005. [lire en ligne]
  2. Marie Desnos, « Nada, 11 ans. Son combat contre les mariages forcés », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  3. Sunniva Rose, « Nada, 11 ans : «Plutôt mourir que d'être mariée de force» », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Oded Yaren, « MEMRI Back Online After YouTube Backtracks », Haaretz,‎ (lire en ligne)
  5. a et b Selective Memri.
  6. (en) Rowan Scarborough, « Group exposing the drumbeat of Islamic State's propaganda machine », The Washington Times,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Jay Nordlinger, « Thanks for the MEMRI (.org) », National Review, 13 septembre 2004, consulté le 23 juillet 2006.
  8. (en) Brian Whitaker, Selective Memri, The Guardian, 12 août 2002.
  9. (en) Brian Whitaker, « Language matters », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  10. (en) « Memri is now offering website and email publication sponsorship/advertising », MEMRI,‎ (lire en ligne)
  11. (en) Brian Whitaker, « Hello, is that Saddam? », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  12. The Jerusalem Post, édition française, 10 février 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]