Hydarnès III

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Hydarnès III (mort en 410 av. J.-C.) est un satrape d'Arménie entre 450 et 428 av. J.-C.[1].

Origine[modifier | modifier le code]

Hydarnès III serait le petit-fils[2] d'Hydarnès Ier, l'un des sept nobles perses qui portèrent Darius Ier sur le trône après avoir tué le mage Smerdis[3]. Le fils et homonyme de ce dernier, Hydarnès II, fut chef des Immortels et gouverneur de Sardes en Lydie sous Xerxès Ier, qu'il accompagne dans son expédition contre Athènes[4].

Hydarnès III fut enfin satrape d'Arménie sous Darius II[5]. Cependant, Pierre Briant souligne que « personne ne peut dire avec assurance qu'il [Hydarnès III] appartient bien à la descendance de l'un des conjurés de 522 »[6]. Dans ce contexte, rien ne permet non plus d'envisager que le gouvernement de l'Arménie ait été attribué à titre héréditaire à cette famille, les pseudo « Hydarnides »[7].

Toutefois après la mort de Teritouchmès, fils d'Hydarnès III, l'union d'Orontès Ier, lui aussi satrape d'Arménie, avec Rhodogune, fille de Stateira et petite-fille d'Hydarnès III, permettait aux Orontides d'Arménie, puis à leur successeur les rois de Commagène, de se prévaloir à la fois d'une ascendance achéménide et de revendiquer descendre de l'un des « Septs » perses fameux à l'origine de la fortune de Darius Ier.

Postérité[modifier | modifier le code]

Selon Ctésias, Hydarnès III et son épouse, enterrée vive par Parysatis, sont les parents de[8] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cyrille Toumanoff, Les dynasties de la Caucasie chrétienne de l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle : Tables généalogiques et chronologiques, Rome, , p. 393.
  2. Ou l'arrière petit-fils.
  3. Hérodote, L'enquête, livre III, chapitre 70.
  4. Hérodote, L'enquête, livre VIII, chapitres 113 & 118.
  5. Pierre Briant, Histoire de l'Empire perse de Cyrus à Alexandre, Fayard, Paris, 1996 (ISBN 2-213-59667-0), p. 606.
  6. Pierre Briant, op. cit., p. 607.
  7. Cyrille Toumanoff, op. cit. p. 403-405.
  8. Cyrille Toumanoff, op. cit., p. 404.
  9. Xénophon, Anabase, livre II, chapitre 3, § 17, cité par Pierre Briant, op. cit., p. 607.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]