Helena Janeczek

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Helena Janeczek
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalités
Activités

Helena Janeczek (née en 1964 à Munich) est une écrivaine germano-italienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les parents d'Helena Janeczek sont des Polonais survivants de l'Holocauste ; son Père a survécu dans la clandestinité et sa mère a survécu au camp de concentration d'Auschwitz[1]. Ils se retrouvent bloqués à Muniche en tant que personnes déplacées, car ils n'arrivent pas à obtenir de visa pour les Etats-Unis. Sa mère ouvre alors une épicerie italienne pour subvenir aux besoins de la famille et adopte un nouveau nom de famille pour commencer une nouvelle vie[1]. Janeczek reçoit son prénom en hommage à sa grande-mère assassinée à Auschwitz et ses deuxième et troisièmes prénoms d'autres membres de sa famille, eux aussi assassinés dans les camps. Enfant, elle grandit avec ses deux parents traumatisés par les persécutions qu'ils ont subis. Elle fréquente l'école à Munich et appris l'allemand grâce à sa nourrice. En 1983, après des études en Italie, elle demande la nationalité italienne. Elle vit à Gallarate et travaille à Milan.

Janeczek travailel d'abord comme lectrice aux Éditions Adelphi, où elle traduit des travaux d'Albert Einstein et d'Yitzhak Katzenelson en italien. Elle rejoint ensuite la maison d'édition Mondadori et écrit pour la revue littéraire Nuovi Argomenti.

Janeczek publie en 1989 en Allemagne, chez Suhrkamp Verlag, son recueil de poèmes Ins Freie. En 1995, elle assiste avec sa mère à la célébration du cinquantenaire de la libération du camp d'Auschwitz en Pologne. Son roman de 1997, Leçons di tenebra,  est une autobiographie d'elle-même et de sa famille, se présentant comme document sur la deuxième génération après la Shoah. 

Son troisième roman, La ragazza con la Leica sur la photographe Gerda Taro et Robert Capa sort en 2017 et reçoit, en 2018, le Premio Bagutta et le plus important prix littéraire d'Italie, le Premio Strega[2],[3]. Elle est la première femme en quinze ans à recevoir ce prestigieux prix[1].

En 2017, elle signe uen lettre ouverte avec plusieurs personnalités du monde du livre et du cinéma italien pour défendre le droit du sol en Italie[4],[5]. Leur lettre reçoit l'approbation du Pape François[5].

Œuvres (Sélection)[modifier | modifier le code]

  • Ins Freie: Gedichte. Frankfurt am Main : Suhrkamp, 1989
  • Leçons di tenebra. Milano : Mondadori, 1997
    traduit en français sous le titre Traverser les ténèbres par Marguerite Pozzoli, Actes Sud, 2014, 208 p., (ISBN 978-2-330-03093-3)
  • Cibo. Milano : Mondadori, 2002
  • Le rondini di Montecassino. Parme : Guanda, 2010
    traduit en français sous le titre Les hirondelles de Montecassino par Marguerite Pozzoli, Actes Sud, 2012, 384 p., (ISBN 978-2-330-01244-1)
  • Bloody Cow. Milan, Il Saggiatore, 2012
  • Ragazza con la Leica. Parme : Guanda, 2017
    traduit en français sous le titre La fille au Leica par Marguerite Pozzoli, Actes Sud, 2018, 384 p., (ISBN 978-2-330-11380-3)

Lectures complémentaires[modifier | modifier le code]

  • (en) Federica K. Clementi, « Helena Janeczek's Lessons of Darkness: Uncharted Paths to Shoah Memory through Food and Language », Contemporary Women's Writing,‎ , pp. 1-19 (ISSN 1754-1476)
  • (de) Dorothee Gelhard, Irmela de la Lühe (éd.), Wer zeugt für den Zeugen? Positionen jüdischen Erinnerns im 20. Jahrhundert, Francfort sur le Main, Lang, (ISBN 978-3-631-62107-3)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes de bas de page[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (it) Igiaba Scego, « La vittoria di Helena Janeczek allo Strega va oltre la letteratura », Internazionale,‎ (lire en ligne)
  2. (de) « Deutsche Ausgabe kommt im Berlin Verlag / Helena Janeczek erhält Premio Strega 2018 », sur www.boersenblatt.net (consulté le 31 octobre 2018)
  3. Émilie Costantini: Strega 2018 a Helena Janeczek.
  4. (it) « Migranti, 100 artisti si mobilitano per la missione "Mediterranea" », Repubblica.it,‎ (lire en ligne)
  5. a et b « Nationalité : 200 écrivains italiens défendent la loi sur le droit du sol », Actualitté,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]