Guillaume-Pierre Godin
| Guillaume-Pierre Godin | |
Guillaume-Pierre Godin, | |
| Biographie | |
|---|---|
| Naissance | vers 1260 Bayonne |
| Ordre religieux | Ordre des Prêcheurs |
| Décès | Avignon |
| Cardinal de l'Église catholique | |
| Créé cardinal |
par le pape Clément V |
| Titre cardinalice | Cardinal-prêtre de S. Cecilia Cardinal-évêque de Sabina |
| Évêque de l'Église catholique | |
| Fonctions épiscopales | Doyen du Collège des cardinaux |
| (en) Notice sur catholic-hierarchy.org | |
| modifier |
|
Guillaume-Pierre Godin, est un cardinal français né vers 1260 à Bayonne en Aquitaine et mort le à Avignon. Il est membre de l'ordre de dominicains.
Biographie
[modifier | modifier le code]Guillaume-Pierre Godin est professeur de philosophie et de théologie. Il est provincial de son ordre en Provence et le premier provincial de son ordre à Toulouse. Godin est nommé maître du palais apostolique à Rome en 1306.
Godin est nommé cardinal-évêque de Santa Maria in Trastevere par le pape Clément V lors du consistoire du . Il participe au conclave de 1314-1316, lors duquel Jean XXII est élu et au conclave de 1334 (élection de Benoît XII). En 1320, le cardinal Godin est nommé légat apostolique en Espagne et il est doyen du Collège des cardinaux en 1323. Il participe à la reconstruction des églises dominicaines de Bayonne et d'Avignon. Grâce à un important don, il permet l'achèvement de la nef de l'église des Jacobins de Toulouse[1]qui est consacrée en 1385[2].
Le , il sacre le nouvel évêque de Paris, Étienne de Bourret[3]. Il connait une disgrâce du pape en 1334[4].
Représentations dans des œuvres
[modifier | modifier le code]Le musée des Augustins de Toulouse conserve dans ses collections de peintures italiennes un imposant crucifix en bois représentant le cardinal Godin en orant aux pieds du Christ. Cette œuvre anonyme est identifiée par certains spécialiste à une production italienne, peut-être celle du Maestro del codice di San Giorgio[4]. D'autres remettent en question l'attribution à un peintre italien pour une production française réalisée à la mort du cardinal Godin en 1336[5].
- Anonyme, Christ en croix avec l’orant du cardinal Godin, début XIVe siècle, Maestro del codice di San Giorgio ?, musée des Augustins de Toulouse.
Notes et références
[modifier | modifier le code]
- ↑ Paul Fournier, « Nouvelles recherches sur le cardinal Godin de l'ordre des Frères Prêcheurs », Comptes-rendus des séances de l année - Académie des inscriptions et belles-lettres, vol. 75, no 4, , p. 408 (ISSN 0065-0536, DOI 10.3406/crai.1931.76128, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Béatrice de Chancel-Bardelot et Charlotte Riou, Toulouse 1300-1400 : l'éclat d'un gothique méridional, Musée de Cluny, Musée des Augustins, Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais, , p.14
- ↑ André Lesort, « Bourret (Étienne de) », dans A. de Meyer, Ét van Cauwanbergh (dir.), Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, t. 10, Paris, Letouzey et Ané, , 1520 p. (lire en ligne), p. 250
- Axel Hémery, La peinture italienne au Musée des Augustins catalogue raisonné, Toulouse, musée des Augustins : musée des Beaux-arts de Toulouse,
- ↑ Béatrice de Chancel-Bardelot, Charlotte Riou, Toulouse 1300-1400 : l'éclat d'un gothique méridional, Musée de Cluny, Musée des Augustins, Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais,
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- M.-H. Laurent, « Le testament et la succession du card, dominicain Guillaume de Pierre Godin », Archivum Fratrum Praedicatorum, vol. 2, , p. 84-231.
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives à la religion :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :