Georges Legrain

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Georges Legrain
Égyptologue
Image illustrative de l'article Georges Legrain
Pays de naissance Drapeau de la France France
Naissance
Paris XIVe
Décès
Louxor, Égypte
Nationalité française

Georges Legrain, né à Paris XIVe le , mort à Louxor le , est un égyptologue français, inspecteur en chef des antiquités à Louxor. Il épouse au Caire, le 24 octobre 1898, Jeanne-Hélène Ducros, fille d'un pharmacien du Caire. Deux enfants naissent de cette union : Gaston Auguste Jules, né au Caire le 19 août 1901 et Jean-Daniel Pierre, né au Caire le 25 juillet 1907[1].

En 1889, il est choisi pour décorer les murs de la salle égyptienne du musée de Péronne et il soutient sa thèse d'égyptologie à l'école du Louvre. Dès 1992, il intègre l'équipe de l'archéologue Jacques de Morgan en Égypte, en tant qu'inspecteur-dessinateur[2]. Il a pris part à de nombreuses fouilles à Assouan - plus précisément à Qubbet el-Hawa - à Kom Ombo, Dahchour, au Gebel el-Silsila et à Coptos. Chargé de la direction des travaux de Karnak en 1895 par Jacques de Morgan, iI effectue le dégagement général du site (en particulier le temple de Ptah en 1900, celui de Ramsès II,...) et d'ambitieuses restaurations, comme la reconstruction de la grande salle hypostyle après l'écroulement de douze colonnes de celle-ci le 3 octobre 1899[2]. Sa grande découverte est celle de la fameuse « cachette », le 26 décembre 1903 avec ses 700 statues[3].

On a pensé son journal de fouille, commencé en 1901, définitivement perdu, mais le musée du Louvre a reçu en don, en 2015, dix-huit cahiers de notes de l'archéologue[3]. On conserve de lui une importante collection de clichés photographiques[4].

Dans le jardin de sa maison annexée à la cour ouest du temple, Legrain a établi un studio consacré aux statues et aux stèles découvertes dont il faisait quotidiennement les clichés. La démolition de sa maison afin de dégager le panorama a suscité de vives polémiques[5].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Avec Jacques de Morgan, Urbain Bouriant, Gustave Jéquier, A. Barsanti, Catalogue des monuments et inscriptions de l'Égypte antique, Wien : Holzhausen, 1894–1909.
  • Avec Jacques de Morgan, Fouilles à Dahchour, Wien : Holzhausen, 1895, 1903.
  • L'aile nord du pylône d'Aménophis III à Karnak, Paris, Leroux, 1902.
  • Statues et statuettes de rois et de particuliers, Le Caire, Imprimerie de l'IFAO, 1906–1925.
  • Les temples de Karnak, Bruxelles, Vromant, 1929.
  • Une famille copte de Haute-Égypte, Bruxelles, 1945.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Coulon, Emmanuel Jambon, « Les Cahiers de Georges Legrain », dans Grande Galerie - Le Journal du Louvre, juin/juillet/août 2015, n°32,, p. 52-56.
  • Laurent Coulon, Emmanuel Jambon, « Qui était Georges Legrain ? », dans Grande Galerie - Le Journal du Louvre, juin/juillet/août 2015, n°32,, p. 57.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Extraits de l'État-Civil du Consulat de France au Caire.
  2. a et b Grande Galerie - Le Journal du Louvre, juin/juillet/août 2015, n°32.
  3. a et b Grande Galerie - Le Journal du Louvre, mars/avril/mai 2015, n°31.
  4. Gérard Réveillac, Michel Azim, Karnak dans l'objectif de Georges Legrain, CNRS Éditions, 2004, (ISBN 2-271-06223-3).
  5. Article de Al-Ahram Hebdo : Le plan de réaménagement de Karnak divise les experts mais met surtout aux prises le CSA et les archéologues français.