Georges Charaudeau

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Georges Charaudeau
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Georges Charaudeau (1901 - 1990) était le fondateur et le chef du réseau Alibi dans la résistance intérieure française.

Catholique pratiquant, Georges Charaudeau adhère quelque temps au parti des démocrates chrétiens, le MRP. Il côtoie alors les grands ténors de la politique de l'époque, mais voulant préserver sa faculté de jugement, il gardera ses distances. Il travaille d'abord avec son père dans une entreprise alimentaire, et, parallèlement à cette activité professionnelle, il fera paraître dans la presse des articles traitant de la condition humaine et de la liberté. En 1936, son attachement à la liberté et sa répugnance pour les dictatures vont, en raison de ses relations dans le milieu politique, l'amener à accepter des missions de renseignement pour les Services de Renseignement français (2ème Bureau). Il rencontre en Espagne, où il avait des attaches, des membres de l'Intelligence Service britannique (IS) qui lui proposent de créer un service de renseignement, à la fois sur la France et sur l'Espagne. Ainsi est né, après l'armistice du 22 juin 1940, le réseau Alibi, qui envoie de 1940 à 1944 des renseignements à l’Intelligence Service britannique.

Ami d'Edmond Michelet, qui fermera les yeux de son père, déporté à Dachau, il entrera, à la Libération, comme Chargé de Mission, à son cabinet au Ministère de la guerre, puis auprès de différents Ministres des Anciens combattants.

Jusqu'en 1960, il aura de multiples activités, tant au plan professionnel qu'extra-professionnel : administrateur du journal l'Équipe ; membre de divers Conseils d'Administration, comme celui de l'Air Liquide ; Secrétaire général puis Vice-Président de la fédération françaises du sport automobile (FFSA), et à ce titre assurera l'organisation des différents Grands Prix de Formule 1 auprès des écuries de course (Maserati, Ferrari, Gordini, etc.), ainsi que les Grands Prix de Motos. En 1960, il entre aux "Petites Affiches" comme Directeur Général du Syndicat de la Presse Judiciaire, et sera nommé, quelque temps après, Secrétaire Général du Syndicat de la Presse Judiciaire, ce qui lui donnera l'occasion de participer activement à la réforme du code sur les sociétés commerciales.

En 1975, il prend sa retraite dans sa ville d'enfance, Pau, où il décédera en décembre 1990. Ce catholique traditionaliste et humaniste fut un patriote qui ne toléra « aucune complaisance »[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Robert Belot, Aux frontières de la liberté, Paris, Fayard,‎ , 793 p. (ISBN 2-213-59175-X), page 148