George Muir

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George Muir
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Naissance
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George Manly Muir (1807-1882) était un notable ayant habité les villes de Montréal et de Québec. Avocat de formation, il s'est impliqué auprès des personnes démunies à travers la participation et la création d'organismes de bienfaisance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

George Manly Muir naquit à Amherstburg, dans le sud-ouest de l'Ontario, au Canada, d'un père protestant et d'une mère catholique. D'origine écossaise, son père, Adam Charles Muir, participa à la guerre de 1812 commandant un régiment. Sa mère, Marie Elizabeth Benoît-Bender, une montréalaise, pris en charge son éducation et le convertit au catholicisme alors qu'il était âgé de 12 ans. Après une formation au collège des sulpiciens de Montréal (1819 - 1822), il étudie le droit (1825 - 1829). Il est admis au Barreau le 25 mars 1830 et travaille auprès de l'avocat William Craigie Holmes Coffin[1]. Il épousa à Québec le 28 mai 1833 Sophia Melvin Place. Le commerçant, didacticien et politicien Joseph-François Perrault est présent à la cérémonie à titre de témoin[2]. Fréquentant les milieux cultivés de Québec, la Literary and Historical Society of Quebec le compte parmi l'un de ses membres[3]. Tout comme son époux, Sophia Melvin Place se veut à l'écoute des gens dans le besoin. Ensemble, ils se dévouèrent à la cause des déshérités.


Peu de temps après son admission au Barreau, Muir devient le greffier du journal de la chambre d’Assemblée du parlement du Bas-Canada[4]. Des années plus tard, il est promu en 1862, greffier adjoint de l’Assemblée législative du Canada-Uni. À l'avènement de la Confédération canadienne en 1867, il est nommé greffier en chef de l’Assemblée législative du Québec[5] devenant ainsi le premier à occuper ce poste qu'il conservera jusqu'en 1879. En plus de la rédaction des procès-verbaux de l’Assemblée et de la conservation des archives, c'est à lui que revient de conseiller le président et les députés sur les procédures parlementaires. Il a également la responsabilité de la gestion impartiale des ressources humaines et matérielles de cette assemblée parlementaire[6]. Il prend sa retraite à 72 ans au moment où son poste est offert à quelqu'un d'autre avec le changement de gouvernement en 1879[7],[8].

Aide aux démunis[modifier | modifier le code]

Vers la fin des années 1840, George Manly Muir découvre l'existence de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Il en devient membre le 16 novembre 1849 et s'y implique activement[9]. C'est à lui que revient l'initiative de la première conférence de la Société de Saint-Vincent de Paul au Canada anglais qui fut présentée à Toronto[10]. Durant 15 ans (1866 à 1881) il est président du conseil supérieur des conférences canadiennes de la Société de Saint-Vincent de Paul[11].

Il fait construire un couvent dans la paroisse Notre-Dame-des-Laurentides dont il laisse la supervision aux Sœurs du Bon-Pasteur afin de permettre aux enfants pauvres de cette localité de recevoir une éducation. Il participe à la création de l'Asile de Ste-Madeleine qui accueille des femmes sortant de prison pour leur venir en aide afin de favoriser leur réinsertion sociale[12]. Entre autres œuvres de charité, il a contribué à mettre sur pied les patros Saint-Vincent-de-Paul. Il mourut à Québec le 8 juillet 1882[13].

Distinctions et reconnaissances[modifier | modifier le code]

En signe de reconnaissance de son dévouement auprès des démunis, le pape Pie IX le fit chevalier de l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand [14]. En 2004, une rue du quartier Notre-Dame-des-Laurentides de l'arrondissement de Charlesbourg fut nommée en son honneur[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anita L. Charpentier, George Manly Muir, premier promoteur de l’œuvre du Bon-Pasteur de Québec, Courrier Bon‑Pasteur, automne 1999, p. 8
  2. Claude Galarneau, Perrault, Joseph-François, DBC, 2000
  3. Anita L. Charpentier, s.c.i.m., George Manly Muir, homme de compassion vincentienne, Vincenpaul‑Canada, vol. 36, no 6 (hiver 2010), p. 19
  4. E. George Macminn et Robert Vaive, La fonction de greffier, Revue parlementaire canadienne, été 1998
  5. Charpentier, George Manly Muir : homme au regard compatissant, Congrégation des Sœurs du Bon-Pasteur de Québec, 2007, p. 10 et p. 18
  6. E. George Macminn et Robert Vaive, 1998
  7. Charpentier, George Manly Muir : homme au regard compatissant, op. cit., p. 23
  8. « www.assnat.qc.ca »
  9. Sœur Jacqueline Dionne, George Manly Muir, un instigateur et un apôtre, Courrier Bon‑Pasteur, vol.1, no 3, avril 1988, p. 4
  10. Charpentier, George Manly Muir, premier promoteur de l’œuvre du Bon-Pasteur de Québec, loc. cit., p. 9
  11. SOCIÉTÉ DE SAINT-VINCENT DE PAUL, Les noces d’or de la Société de Saint‑Vincent de Paul à Québec, 1846‑1896, Québec, Pruneau et Kirouac, 1897, p. 375
  12. Marc Vallières et al., Histoire de Québec et de sa région, tome II, 1792-1939, Québec, Presses de l’Université Laval, 2008, p. 888
  13. « www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca »
  14. Dionne, 1988, p. 7
  15. « www.ville.quebec.qc.ca »

Sources[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Les informations pour cet article proviennent en grande partie de l'article intitulé "George Manly Muir : un mécène méconnu", Julie Beloin, publié dans la revue Québecensia, bulletin de la Société historique de Québec, vol. 32, no 1, mai 2013, p. 18 à 22, Lire en ligne