Gaël Octavia

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Gaël Octavia
Naissance (40 ans)
Fort-de-France, Drapeau de la Martinique Martinique
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

  • Le voyage (Théâtre, 2009)
  • Congre et homard (Théâtre, 2012)
  • Cette guerre que nous n'avons pas faite (Théâtre, 2014)
  • La fin de Mame Baby (Roman, 2017)

Compléments

Site internet: www.gaeloctavia.com

Gaël Octavia, née le à Fort-de-France (Martinique), est une écrivaine et dramaturge française.
Elle est aussi réalisatrice et artiste peintre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gaël Octavia a grandi à Schœlcher, où elle bénéficie d’un riche environnement culturel. Après des études au lycée Victor-Schœlcher, elle obtient son bac en 1995 et quitte la Martinique pour s’installer à Paris et y poursuivre des études scientifiques.

Un diplôme d’ingénieur en poche, Gaël Octavia travaille dans un premier temps dans les télécommunications, avant de collaborer, dès 2002, en tant que journaliste scientifique au magazine Tangente, un bimestriel français consacré aux mathématiques. Depuis 2008, elle est responsable de la communication à la Fondation Sciences Mathématiques de Paris.

Si Gaël Octavia a l’esprit cartésien, elle possède aussi un sens développé pour la chose artistique, devenant dès l’adolescence une touche-à-tout autodidacte. Ses modes d’expression favoris sont la peinture, la réalisation audiovisuelle et surtout l’écriture littéraire.

Écriture[modifier | modifier le code]

Les premières tentatives d’écriture de Gaël Octavia étaient la poésie et le roman. Elle a longtemps considéré l’écriture théâtrale comme inaccessible[1], pourtant elle se lance et écrit ses premières pièces de théâtre. Tout en étant marquée par la société martiniquaise de son enfance, son écriture aborde les grandes problématiques universelles de notre temps : la famille, la condition de la femme, l’exclusion sociale, les migrations…

Très tôt, ses textes attirent l’attention d’acteurs culturels travaillant à la promotion du théâtre caribéen. Dès 2003, le comédien Greg Germain choisit son premier texte, Le Voyage, pour une mise en lecture dans son théâtre de la Chapelle du Verbe Incarné à Avignon. L'année suivante, Congre et homard, une autre de ses pièces, est sélectionnée par le comité de lecture de Textes en Paroles, une association basée en Guadeloupe et œuvrant à la promotion des écritures théâtrales caribéennes contemporaines. En 2005, Moisson d’avril donne matière à une lecture radiophonique sur RFO Martinique sous le titre «Ça y est !». Ainsi, au fil des années, plusieurs des textes de Gaël Octavia vont faire l'objet de lectures et de mises en espace dans l'Hexagone et aux Antilles.

En 2009, elle voit la première publication de l'un de ses textes, Le Voyage, chez l'éditeur new-yorkais RivartiCollection. Une vie familiale reçoit la mention spéciale du jury au concours Etc_Caraïbes/Association Beaumarchais-SACD et une mise en lecture de Congre et homard amorce un projet de création de la pièce.

Première de ses pièces de théâtre à être montée, Congre et homard est créée en 2010 par le metteur en scène guadeloupéen Dominik Bernard, dans le cadre de la première édition du Festival Cap Excellence en Théâtre. Après une tournée dans la Caraïbe (Guadeloupe, Haïti, Martinique, Guyane), la pièce sera programmée au Festival d’Avignon 2011, avant d'être éditée, l'année suivante, chez Lansman, sous le label Etc Caraibe[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Roman[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Courts-métrages

  • 2006 : Kidnappeur et kidnappeuse (court-métrage: 14 min ; scénario, réalisation et montage).
  • 2007 : La plus belle conquête de l’homme (court-métrage: 6 min 46 s ; scénario, réalisation et montage), avec Vincent Byrd-Lesage, Lydie Selebran, Mike Ibrahim, Don Pablo, Franck Salin…
  • 2008 : Vélib’ (court-métrage: 6 min 08 s ; scénario, réalisation et montage), avec Isabelle Mayeko et Raphaël Lévy.
  • 2009 : Cocktail (court-métrage: 8 min 40 s ; scénario et réalisation), avec Vincent Byrd-Lesage, Caroline Rochefort, Céline Creux-Thomas, Véronique Sambin.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Mention spéciale du Jury au concours Etc Caraïbes/Association Beaumarchais-SACD pour Une vie familiale[5]
  • 2013 : Prix du meilleur texte francophone Etc Caraïbes/Association Beaumarchais-SACD pour Cette guerre que nous n'avons pas faite [6]
  • 2016 : Finaliste du Prix des Inédits d'Afrique et Outremer (Prix lycéen de littérature dramatique francophone) pour Les vieilles[7]
  • 2017 : Prix Wepler, Mention spéciale du jury pour La fin de Mame Baby[8]
  • 2017 : Finaliste du Prix Carbet de la Caraïbe pour La fin de Mame Baby[9]
  • 2018 : Finaliste du Prix Annick Lansman pour Grizzly[10]
  • 2018 : Finaliste du Prix Jeune Mousquetaire du Premier Roman pour La fin de Mame Baby[11]
  • 2018 : Finaliste du Prix Régine Deforges pour La fin de Mame Baby[12]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Notre Librairie (CulturesSud) n°162 : Théâtres contemporains du Sud 1990-2006, pp. 146 à 149. Paris-France, 2006.
  • Gaël Octavia : une écriture de femme antillaise qui a grandi au contact d'autres femmes antillaises, entretien avec Gaël Octavia, par Stéphanie Bérard, in Africultures n°80-81, Emergences Caraïbe(s) : une création théâtrale archipélique, en pp. 247 à 253. Paris-France, 2010[13]. (ISBN 978-2-296-10351-1)
  • Scènes et détours zoologiques : Les détours animaliers des écritures contemporaines, Université d'été des Théâtres d'Outre-Mer à Avignon (TOMA), Laboratoire SeFeA de l'Institut de recherche en études théâtrales - Sorbonne Nouvelle[14].
  • Coulisses, N°42 : Racine : Théâtre et émotion, en pp. 121 à 131. Éditeur: Presses universitaires de Franche-Comté. Paris-France, 2011. (ISBN 2-84867-316-8)[15]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaël Octavia, artiste touche-à-tout, par Franck Salin, sur Afrik.com, le 14 mai 2010. (consulté le 13 mars 2013)
  2. Fiche de Congre et homard sur Africultures.com (consulté le 14 mars 2013)
  3. « Le Texte Vivant l Maison d'édition indépendante », sur Le Texte Vivant l Maison d'édition indépendante (consulté le 19 juillet 2018)
  4. « Fanm kon Flanm | Madinin-art Critiques Culturelles de Martinique », sur www.madinin-art.net (consulté le 19 juillet 2018)
  5. "Les premières rencontres dramaturgiques de la Caraïbe", Madinin'Art
  6. "PRIX ETC_CARAÏBES", theatre-contemporain.net
  7. "Inédits d’Afrique et Outremer 2016 : 4ème édition", Postures
  8. "La Martiniquaise Gaël Octavia obtient la mention spéciale du jury du Prix Wepler", Franceinfo.fr, 13 novembre 2017
  9. Loïc Céry, « Sélection finale du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde 2017 », Club de Mediapart, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  10. "Les textes finalistes 2018 sont connus !!!", prixannicklansman.blogspot.fr
  11. Eric BUSSON, « SÉLECTION 2018 », sur prixjeunemousquetaire.fr, (consulté le 19 juillet 2018)
  12. « Prix Régine Deforges | Livres Hebdo », sur www.livreshebdo.fr (consulté le 19 juillet 2018)
  13. Retranscription de l'entretien de Gaël Octavia avec Stéphanie Bérard sur AfriBD.com
  14. Scènes et détours zoologiques : Les détours animaliers des écritures contemporaines sur Africultures.com
  15. « Coulisses N° 42, Printemps 201 - Racine : Théâtre et émotion », sur cultura.com (consulté le 19 juillet 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]