Léonora Miano

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Miano.
Léonora Miano
Description de cette image, également commentée ci-après
Leonora Miano en 2010 au Salon du livre de Paris
Naissance
Douala, Cameroun
Auteur
Langue d’écriture français

Léonora Miano, née le à Douala (Cameroun), est une femme de lettres franco-camerounaise d'expression française. En 1991

Parcours[modifier | modifier le code]

Née en 1973 à Douala au Cameroun, , elle s'installe en France en 1991, d'abord à Valenciennes puis à Nanterre, pour étudier la littérature américaine. La première œuvre de Léonora Miano, L'intérieur de la nuit, reçoit un bon accueil de la critique francophone. Il reçoit six prix : Les lauriers verts de la forêt des livres, Révélation (2005), le Prix Louis-Guilloux (2006)[1], le Prix du premier roman de femme (2006)[2], le Prix René-Fallet[3] (2006 ), le Prix Bernard-Palissy (2006)[2], et le Prix de l'excellence camerounaise (2007). Le magazine Lire le qualifie de meilleur premier roman français de l'année 2005.

Son deuxième roman, Contours du jour qui vient, reçoit en novembre 2006 le prix Goncourt des lycéens décerné par un jury de jeunes lycéens de 15 à 18 ans[1].

Au printemps 2008, Léonora Miano publie cinq romans dans la collection « Étonnants Classiques » du Groupe Flammarion. Ils sont regroupés sous le titre Afropean et autres nouvelles.

Son œuvre a la particularité, selon Daniel S. Larangé, de créer à proprement parler une littérature afropéenne, consciente des transformations du monde et de l'humanité. Elle défend l'identité afropéenne à l'heure de la mondialisation, qui pourrait régénérer la culture française par le biais de la littérature francophone. Toujours selon Daniel S. Larangé, l'écriture-jazzy est fondée sur une culture populaire et musicale, intégrant les rythmes impromptus et les rhapsodies propres au jazz[4].

En novembre 2013, Léonora Miano remporte le Prix Femina pour La Saison de l'ombre qui raconte, dans la lignée du Devoir de violence de Yambo Ouologuem, le début de la traite des Noirs. Le roman, riche en émotions, serait une parabole de la mondialisation qui conduit à exploiter l'humanité comme un produit de consommation.

Elle dirige en 2015 l'ouvrage collectif Volcaniques - Une anthologie du plaisir dans lequel douze femmes auteures du monde noir, Hemley Boum, Nafissatou Dia Diouf, Marie Dô, Nathalie Etoke, Gilda Gonfier, Axelle Jah Njiké, Fabienne Kanor, Gaël Octavia, Gisèle Pineau, Marie-Laure Endale, Elizabeth Tchoungui et Léonora Miano elle-même ont rédigé des nouvelles autour de ce thème[5].

En 2018, Satoshi Miyagi met en scène Révélation, premier volet de la trilogie sur l'histoire de l'esclavagisme Red in Blue publié en 2011. Léonora Miano, spécialiste du fait colonial fait le choix d'un metteur en scène dont la culture (japonaise) est éloignée de l'histoire du colonialisme. C'est une volonté de l'écrivaine pour éviter l'appropriation culturelle par un occidental. Le contraste entre l'histoire familière pour un spectateur occidental et la distance esthétique (dissociation de la voix et du corps héritée du théâtre japonais) crée la surprise et dépasse la confrontation entre l'Afrique et l'Europe[6].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Le Goncourt des lycéens récompense la Camerounaise Léonora Miano », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d e et f Trésor Simon Yoassi, « Entretien avec Léonora Miano », Nouvelles études francophones, no 2,‎
  3. a et b Lauréats du prix René-Fallet, site officiel
  4. Daniel S. Larangé, De l'écriture africaine à la présence afropéenne: pour une exploration de nouvelles terres littéraires, Paris, L'Harmattan, , 305 p. (ISBN 9782343027371), p. 171-206
  5. Clarisse Juompan-Yakam, « Sexualité : « Volcaniques. Une anthologie du plaisir », ou l’orgasme selon elles… », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  6. Eve Beauvallet, « «Révélation», chaînes de vies », Libération,‎ (lire en ligne)
  7. Grand prix littéraire de l'Afrique noire. Liste des lauréats, [lire en ligne], consulté le 14 avril 2016
  8. Léonora Miano reçoit le grand Prix du roman métis, article sur le site de 20 minutes, mis en ligne le 28/10/2013
  9. « La Camerounaise Léonora Miano reçoit le prix Femina pour "La saison de l'ombre" », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel S. Larangé, De l’écriture africaine à la présence afropéenne: pour une exploration de nouvelles terres littéraires, Paris, L’Harmattan, 2014 (Études Africaines) (ISBN 978-2-343-02737-1)
  • Daniel S. Larangé, « Une foi n'est pas coutume… Des problèmes sociaux à la question religieuse chez les écrivaines camerounaises sur Seine », Revue Roumaine d'Études Francophones, vol. 4, 2012, p. 119-139.
  • Daniel S. Larangé, « Pour un discours social postmoderne: phénomène de média(tisa)tion et d'intermédia(lisa)tion dans l'écriture franco-camerounaise: les exemples de Calixthe Beyala et Léonora Miano », Dialogues francophones, Vol. 17, 2011, p. 127-149.
  • Joëlle Vitiello (2011) « Séismes Nord/Sud : comment repenser la FranÇafrique à travers les Œuvres de Léonora Miano et Aminata Traoré » Contemporary French and Francophone Studies. Vol. 14, No. 5
  • MR Abomo-Maurin (2010) « Quête identitaire et enquête dans L'Intérieur de la nuit et Contours du jour qui vient de Léonora Miano » dans Absence, enquête et quête dans le roman Francophone. Tang A./ Bissa Enama P. (Dir.). Peter Lang, 2010 - 314 pages
  • Ladislas NZESSE. (2010) « Mode de fonctionnement de l’énonciation et modélisation du réel dans Contours du jour qui vient de Léonora Miano ». Ethiopiques no 85. 2e semestre
  • Boniface Mongo-Mboussa, Alain Mabanckou et Léonora Miano, « Table ronde : Les positionnements des écrivains dans le champ littéraire contemporain », in Littératures noires (« Les actes »), [En ligne], mis en ligne le 26 avril 2011, Consulté le 18 novembre 2011.
  • Etoke, Nathalie (2009) « L'onomastique comme poétique de la (dé) construction identitaire dans "Tels des astres éteints" de Léonora Miano ». International Journal of Francophone Studies, Volume 12, Number 4, 1er décembre, p. 613-638(26)
  • Herve Tchumkam, " Logiques profanatoires: L'interieur de la nuit de Leonora Miano". Ladislas Nzesse et M. Dassi (eds.), Le Cameroun au prisme de la litterature africaine a l'ere du pluralisme sociopolitique (1990-2006), L'Harmattan, 2008

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :