Franck Laval

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Franck Laval
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- Franck Laval, militant écologiste à l'origine du Grenelle de l'Environnement en 2005.
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Franck Laval est un militant associatif et politique écologiste et un hôtelier français né en 1959. Il préside l'association Écologie sans frontière depuis 1998.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1976, il s’engage aux Amis de la Terre aux côtés de Brice Lalonde et d’Yves Cochet. En 1977, il participe à la manifestation à Creys-Malville. Il adhère et milite ensuite à Greenpeace. En 1980, en dirigeant les Amis de la Terre de Paris[réf. nécessaire], il s’engage au Partito Radical italien[1] et entame une grève de la faim avec Marco Pannella pour le droit à l’objection de conscience et en soutien à Bobby Sands, militant nationaliste irlandais. Il participe aux évènements antinucléaires de Plogoff. En 1981, il s’investit dans la campagne présidentielle de Brice Lalonde[réf. nécessaire]. En 1990, avec des anciens des Amis de la Terre, il participe à la création de Génération écologie aux côtés de Brice Lalonde et de Jean-Louis Borloo. En 1995, directeur délégué de Génération écologie[2] dont le slogan est « Agir pas gémir » et coanime le comité Nikitine[3].

Avec Nadir Saifi et d'autres juristes, il crée Écologie sans frontière en spécialisant l’association dans le combat juridique[4]. En 2000, Écologie sans frontière sera la première ONG à être partie civile, au travers de son « Comité anti marée-noire », dans la procédure Erika, et à attaquer le gouvernement français en justice pour inertie sur la pollution de l'air[5]. En 2004, Écologie sans frontière veut faire appliquer la Charte de l’Environnement et propose la réforme des Comités d’entreprises et du Conseil économique et social en vue d’y faire entrer les ONG écologiques. En 2005, Franck Laval et Nadir Saifi lancent l’idée d’organiser le 1er Grenelle de l’environnement[6] qui serait l’acte 1 du nouveau Dialogue Social ainsi rebaptisé « Dialogue environnemental ». En 2006 et 2007, il fait du lobbying auprès des conseillers environnementaux des candidats à la présidentielle[7], il conseille Nathalie Kosciusko-Morizet chargé du chapitre écologie de l'UMP[8]. En juillet 2007, Franck Laval en qualité de président d’Écologie sans Frontière participe à l'Élysée[9], aux côtés de 7 autres ONG, des syndicats patronaux et sociaux, de l’État et des collectivités locales aux négociations du Grenelle de l’environnement[10],[9]. En 2008 il publie aux éditions du Rocher « Pollution de l’air : 63 millions de contaminés ».

En 2009, Franck Laval transforme un de ses hôtels pour en faire un hôtel écologique[11],[12] expérimental. Le premier Solar hôtel[12] est créé. Il est le premier hôtel économique à faire son bilan carbone[13]. L’hôtel accueille également le siège de Sea Shepherd France, l’ONG du capitaine Paul Watson[14] et de Rire pour la Planète[15] qu’il a créé avec Marc Jolivet.

En 2009, il participe en parallèle à la campagne des élections européennes aux côtés de Dany Cohn-Bendit et de José Bové[16]. À cette occasion, contre la direction des Verts, il se déclare partisan d'une alliance écologiste la plus large possible sans rester obligatoirement affilié à la Gauche[17].

En 2010, il prône un rapprochement par intérêt réciproque entre les compagnies d’assurance et les ONG environnementales (impact économique des catastrophes naturelles)[18].

En 2012, il s’oppose,avec l’organisation Combat Monsanto, à la privatisation des semences par l’industrie agro-alimentaire[19].

En 2013, il propose la mise en place d'un bonus-malus hôtelier afin d'orienter le secteur de l'hôtellerie française vers encore plus d'écologie. La suppression de la taxe de séjour pour les établissements labellisés fait partie des pistes d'évolution [20].

En 2015, avec son association Ecologie Sans Frontière, il porte plainte contre X au pénal au sujet de la pollution de l'air et contre les particules fines de diesel notamment[21].

En 2016, il demande en référé avec l'organisation L214 , la visite d'experts indépendants dans la ferme des 1000 vaches[22] et publie dans l’Express avec la juriste Sophie Bourges « Pour un label "Bien-être animal »[23].

En 2017, le projet « Ecole Hotel Solar » , qui ajoute un centre de formation spécialisé dans le tourisme écologique à un Solar Hotel, est créé avec l’architecte bioclimatique Francois Gemgembre, le consultant et auditeur Ecolabel Christophe Bonnafous et l’entrepreneur sociale Marie Charlotte Julia. Ecole Hotel Solar est lauréat de plusieurs projets du Grand Paris et de Réinventer la Seine[24],[25].

En 2018, il participe avec le militant et journaliste Fabrice Nicolino, à la création du mouvement «Nous voulons des Coquelicots », qui demande la fin des pesticides et de retrouver «la beauté du Monde ». Ils installent le siège de ce mouvement au Solar Hotel[26].

En 2022, Franck Laval anime le «Réseau Solar Hotel» qui regroupe des entrepreneurs et associations et prônent le slow tourisme en France[27]. Compte tenu de l’urgence environnementale et de l’impact grandissant de l’industrie touristique sur les éco systèmes et le climat, il souhaite engager la profession dans une véritable révolution écologique : arrêt de l’artificialisation des sols pour des constructions d’hotels, labelisation en masse du parc existant, lutte contre le greenwashing , objectif 0 déchet et réel débouché pour une filière agricole si un million de petits déjeuners bio sont servis chaque jour dans les hotels français...

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Pollution de l'air, 63 millions de contaminés : faut-il s'arrêter de respirer pour éviter de mourir ?, Monaco, Éditions du Rocher, , 178 p. (ISBN 978-2-268-06560-1, LCCN 2008437927)
  • Avec Étienne Cendrier, Et si la téléphonie mobile devenait un scandale sanitaire ?, Monaco, Éditions du Rocher, , 177 p. (ISBN 978-2-268-06566-3)
  • Avec Fareth Saïfi, Scandale écolo dans les cités : voilà les brigades vertes, Monaco, Éditions du Rocher, , 137 p. (ISBN 978-2-268-06565-6)
  • Avec Liz Barclay, Michael Grosvenor et Nelly Bonnefous (trad. de l'anglais), Vivre écolo pour les nuls, Paris, Éditions Générales First, , 313 p. (ISBN 978-2-7540-0707-8, OCLC 300305471)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Frémion, Histoire de la révolution écologiste, Hoëbeke, , p. 149
  2. Teddy Gordon, « Franck Laval et Nadir Saïfi: les «Blues Brothers de l’écologie» », sur ecologienofrontiere.free.fr (consulté le )
  3. Harrois-Monin Françoise,, « Les poubelles de Mourmansk », sur lexpress.fr (consulté le )
  4. Écologie sans frontière, « Qui sommes nous ? » (consulté le )
  5. L'Express, « Voynet contre-attaque », sur lexpress.fr (consulté le )
  6. Le Figaro, « Pollution, les moteurs diesel dans le collimateur », sur lefigaro.fr (consulté le )
  7. Lisa Vaturi, Matthieu Croissandeau, Odile Benyahia-Kouider, « Les partis sont débordés par les réseaux d'affaires, les tribus du web, de l'écologie ou du show-biz », sur hebdo.nouvelobs.com (consulté le )
  8. AFP, « Pour un dialogue environnemental créé sur le modèle du dialogue social », sur europeecologie.eu (consulté le )
  9. a et b sandrine Cochard, « Les écologistes à la recherche de leur "maison commune" », sur 20minutes.fr (consulté le )
  10. Le Monde, « Juppé doit s'attacher aux défis du réchauffement climatique », sur lemonde.fr (consulté le )
  11. Sylvie Santini et Caroline Fontaine, « Un pavé dans la mare aux Verts », sur parismatch.com (consulté le )
  12. a et b le Solar Hotel à Paris
  13. Écotourisme magazine, « Solar Hotel », sur ecotourisme-magazine.com (consulté le )
  14. Sea Sheperd magazine, « Comment nous contacter ? » (consulté le )
  15. Rire pour la planète, « Rire pour la planète » (consulté le )
  16. « Dany la menace », Le Point,‎ (lire en ligne)
  17. Rodolphe Geisler, « Les Verts disent non à Bayrou », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  18. Institut des actuaires, « Franck Laval, président d’Écologie sans frontière », sur www.institutdesactuaires.com (consulté le )
  19. « Quand les lobbys industriels mettent à genoux les petits agriculteurs », sur LExpress.fr, (consulté le )
  20. « "Sans une fiscalité incitative de type bonus-malus, la conversion massive des hôteliers au Développement durable ne se produira pas" - Restauration21 », sur www.restauration21.fr (consulté le )
  21. Laetitia Van Eeckhout, « Affaire Volkswagen : une ONG saisit la justice française pour « mise en danger d’autrui » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  22. lefigaro.fr, « Deux associations réclament un droit de visite à la Ferme des mille vaches », sur Le Figaro (consulté le )
  23. « Pour un label "Bien-être animal" », sur LExpress.fr, (consulté le )
  24. Webmaster, « Solar Hôtel lauréat d'Inventons la Métropole du Grand Paris », sur Solar hôtel Paris - hôtel écologique et économique à Paris - France - cheap hotel in Paris, (consulté le )
  25. « Inventons la métropole du Grand Paris : la liste des lauréats », sur Le journal du Grand Paris - L'actualité du développement de l'Ile-de-France, (consulté le )
  26. « Signer l'Appel », sur Nous Voulons des Coquelicots (consulté le )
  27. « TOURISME DURABLE : 20 MESURES POUR UNE TRANSITION DE LA 1ERE DESTINATION TOURISTIQUE MONDIALE », pdf,‎ (lire en ligne [https://www.tourisme-durable.org/actus/download/725/1464/18?method=view%5D)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]