Francine du Plessix Gray

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Francine du Plessix Gray
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
ManhattanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Francine Ludmilla Pauline Anne Marie Jochaud du PlessixVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Père
Mère
Tatiana Yakovleva (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Beau-parent
Conjoint
Cleve Gray (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Genre artistique
Distinctions

Francine du Plessix Gray ( - ), est une écrivaine et critique littéraire franco-américaine, ayant reçu le Prix Pulitzer.

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Francine du Plessix Gray est née le 25 septembre 1930 à Varsovie, en Pologne, où son père, le vicomte Bertrand Jochaud du Plessix, est employé à l'ambassade de France, en tant qu'attaché commercial. Elle passe ses années d'enfance à Paris, dans un milieu culturel mixte et une famille multilingue (père français et mère russe). Son père, mobilisé à Varsovie en 1939, prend part à la campagne de Pologne. Il devient sous-lieutenant et se trouve en stage de formation au pilotage de bombardier au Maroc en juin 1940. Il meurt le 30 juin 1940, alors que son avion est abattu près de Gibraltar[1],[2].

Sa mère, Tatiana Iacovleff du Plessix, (1906–1991) est venue en France en tant que réfugiée de la Russie bolchévique ; elle met fin à ses fiançailles avec Vladimir Mayakovsky en 1928, avant d'épouser du Plessix. Veuve en 1940, elle redevient une réfugiée et fuit la France occupée en passant par Lisbonne puis New York en 1940 ou 1941 avec sa fille Francine et Alexander Liberman (1912–1999). En 1942, elle épouse Liberman, émigré russe blanc, qu'elle avait connu à Paris dans son enfance.

Pendant les six premiers mois aux États-Unis, la jeune Francine du Plessix vit avec le père de sa mère à Rochester (New York), pendant que sa mère s'installe. Elle grandit ensuite à New York et est naturalisée citoyenne américaine en 1952. Elle est étudiante au Collège Bryn Mawr pendant deux ans et obtient un Bachelor of Arts en philosophie au Barnard College en 1952[3],[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

De 1952 à 1954, Francine du Plessix travaille comme journaliste de nuit pour United Press International à New York. De 1954 à 1955, elle est assistante de rédaction pour Réalités, le magazine français. Elle exerce aussi comme écrivain indépendant en 1955. De 1964 à 1966, elle est éditrice de livres pour Art in America, un magazine mensuel américain d'art. En 1968, elle est rédactrice pour le magazine américain The New Yorker dont Robert Gottlieb est rédacteur en chef. En 1975, elle est professeure invitée au City College of New York. En 1981, elle est chargée de cours invitée au Saybrook College de l'Université Yale, puis en 1983, elle est professeure adjointe à la School of Fine Arts de l'Université Columbia. En 1986, elle est professeure à l'Université de Princeton. Elle devient boursière Annenberg à l'Université Brown en 1997[3].

Elle est membre de l'Académie américaine des arts et des lettres, de la Guilde des auteurs, de l'Institut de sciences humaines de l'Université de New York[3] et du PEN international, association d'écrivains internationale.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le 23 avril 1957, Francine du Plessix épouse le peintre Cleve Gray et jusqu'à sa mort, ils vivent ensemble dans le Connecticut. Ils ont deux fils, Luke et Thaddeus Ives Gray[3],[4],[5]. Francine du Plessix Gray est décédée le 13 janvier 2019 à Manhattan[6],[7].

Récompenses et prix[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Divine disobedience : profiles in Catholic radicalism. New York : Knopf, 1970
  • Hawaii : the sugar-coated fortress. New York : Random House, 1972
  • Lovers and tyrants. New York : Simon & Schuster, 1976
  • World without end : a novel. New York : Simon & Schuster, 1981
  • October blood. New York : Simon & Schuster, 1985
  • ADAM & EVE and the CITY. Simon & Schuster, 1987
  • Soviet women : walking the tightrope. New York : Doubleday, 1990
  • Rage and fire: a life of Louise Colet, pioneer feminist, literary star, Flaubert's muse New York : Simon & Schuster, 1994
  • Mon cher volcan, ou, La vie passionnée de Louise Colet, J.-C. Lattès 1995
  • At home with the Marquis de Sade : a life. New York, NY : Simon & Schuster, 1998
  • Simone Weil. New York : Viking Press, 2001
  • 978-0-14-303719-4Them : a memoir of parents. New York : Penguin Press, 2005 (ISBN 978-0-14-303719-4)
  • Madame de Staël . Atlas & Co 2008. (ISBN 978-1-934633-17-5)[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Thomas Maier, Newhouse: All the Glitter, Power & Glory of America's Richest Media Empire & the Secretive Man Behind it, Big Earth Publishing, (ISBN 978-1-55566-191-5, lire en ligne)
  2. « Bertrand Jochaud du Plessix » [archive du ], Ordre de la Libération, (consulté le )
  3. a b c d et e « Gale - Institution Finder », sur galeapps.gale.com (consulté le )
  4. (en) « Luke Gray—Deciphering the Complexity of the Human Spirit Through Imagery », Litchfield County Times (consulté le )
  5. (en-US) « Allison Bottom To Wed in April », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. « Francine du Plessix Gray, Searching Novelist and Journalist, Is Dead at 88 », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  7. « Becoming Francine du Plessix Gray », The New Yorker,‎ (lire en ligne)
  8. « Newswomen Name Winners of Awards », The New York Times,‎ , p. 41 (lire en ligne, consulté le )
  9. Carolyn See, « French Letters' Open Book », The Washington Post,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]

Entretien avec Gray au Boston Globe