François Tronchin

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François Tronchin
Jean-Étienne Liotard 003.jpg
François Tronchin, pastel de Jean-Étienne Liotard, 1757
Biographie
Naissance
Décès
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GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Collectionneur d'artVoir et modifier les données sur Wikidata

François Tronchin est un avocat au Conseil de Genève, écrivain, mécène et collectionneur genevois né en 1704 et décédé en 1798. Il est cousin du célèbre médecin Théodore Tronchin.

Du 1er mai 1728 à octobre 1740, il est associé à Isaac de Thellusson au sein de la banque François Tronchin et Cie. Les associés s’entendaient assez mal et après la dissolution de la société, une longue procédure les opposa devant le Petit Conseil de Genève en 1748.

Le domaine des Délices que Voltaire, son ami, occupe de 1755 à 1760, était la propriété de François Tronchin[réf. nécessaire][1].

Il est l'un des premiers collectionneurs-marchands. Il constitue, avec les conseils de son ami Jean-Étienne Liotard, une importante collection de tableaux hollandais, allemands, flamand (comme Nicolaes Berchem, Philips Wouwerman, J. Both...) et italiens dont une grande partie fut vendue à Catherine II en 1770 et sont actuellement exposés au Musée de l'Ermitage.

En tant qu'écrivain, il a réécrit quelques pièces de Pierre Corneille et écrit quelques tragédies originales. Parmi celles-ci, Terentia, à l'écriture de laquelle Denis Diderot aurait contribué en 1775[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Marie Stuart, reine d'Écosse, tragédie représentée pour la première fois à Paris, le 3 mai 1735.
  • Mes récréations dramatiques ou Choix des principales tragédies du grand Corneille auxquelles on s'est permis de faire des changemens, en supprimant ou raccourcissant quelques scenes, & substituant des expressions modernes à celles qui ont vieilli, précédé de quatre tragedies nouvelles de l'Éditeur, Genève, chez J.-P. Bonnant, 1779[3]. Ce recueil contient dix pièces de Pierre Corneille retouchées par Tronchin[4], 8 tragédies de Tronchin (Les Commènes, Coriolan, Cornélie, mère des Gracques, Les deux Andronica, Louis I, prince de Condé, Marie Stuart, La princesse du Portugal et Terentia), une est de Jean de Rotrou et une dernière de Pierre Du Ryer.

Références[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Flávio Borda d'Água et François Jacob, Petite histoire des Délices : de la propriété de Saint Jean à l'Institut et Musée Voltaire, Genève, La Baconnière Arts, coll. « Les Belles Pages de la Bibliothèque de Genève » (no 10), , 56 p. (ISBN 978-2-940462-04-9)
  2. Barbara G. Mittman, Ambiguity and unresolved conflict in Diderot's theatre. In : Eighteenth-Century Studies, vol. 5 (1971-1972), n°2, p. 270-293
  3. J.-M. Quérard, La France littéraire ou dictionnaire bibliographique, Paris, Fimin Didot, 1838, tome 9, p. 560-561.
  4. Voir entre autres : Eigenmann N., Cinna sans clémence ? La tragédie de Corneille « remise au théâtre » par Voltaire et Tronchin, XVIIe siècle 2004/4, n° 225, p. 747-755.