Fort Delgrès

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Fort Delgrès
Entrée du Fort Delgrès.JPG

Entrée du fort et monts Caraïbes (arrière-plan).

Présentation
Type
Fort (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Style
Fort militaire
Construction
XVIIe siècle
Propriétaire
Département
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
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Localisation sur la carte des Petites Antilles
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Le fort Delgrès, anciennement fort Saint-Charles, est un fort français qui domine la ville de Basse-Terre en Guadeloupe. Il fut un haut lieu de la lutte franco-anglaise dans les Antilles puis de celle des Guadeloupéens conduits par l'officier mulâtre et résistant Louis Delgrès contre le rétablissement de l’esclavage par Richepanse. Il a été classé monument historique par arrêté du 21 novembre 1977[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1650, Charles Houël, gouverneur puis seigneur et propriétaire de la Guadeloupe, fait construire une maison forte sur une hauteur dominant la ville de Basse-Terre, capitale de l'île à cette époque. Cet édifice est un lieu sécurisé mais surtout le symbole de son pouvoir sur la population[2]. Il porte alors le nom de fort Saint-Charles.

Dès son inauguration, il est régulièrement la cible des attaques anglaises, alors le grand concurrent des Français dans les Antilles avec les Hollandais et les Espagnols. Bien qu'il soit facile à bombarder depuis la mer, il est peu à peu transformé en une véritable forteresse. Après un bombardement intensif, le 23 janvier 1759, pendant la guerre de Sept Ans, il est évacué par l'armée française. À cette époque, il est rebaptisé fort Royal[2].

En 1794, durant la Révolution, Basse-Terre est occupée par les Anglais et le fort est l'enjeu de violents combats. Victor Hugues parvient à s’en emparer ce qui lui permet de prendre le contrôle de la Guadeloupe et d’y faire appliquer l’abolition de l’esclavage décrétée le 4 février par la Convention nationale.

En mai 1802, Napoléon ayant rétabli la légalité de l’esclavage dans les colonies où l’abolition n’avait pas encore été appliquée en raison de résistances des planteurs, il laisse son général Richepanse envahir la Guadeloupe pour y rétablir également l’esclavage, cette fois en-dehors de tout cadre légal. Le fort est alors occupé par l'armée coloniale de Delgrès et Ignace, en résistance contre l’assaut de Richepanse et de ses troupes venues de métropole. Cette bataille, perdue par Delgrès et ses hommes, est la dernière bataille impliquant ce fort[2].

Le 23 août 1904, le fort est officiellement déclassé par les militaires[2]. Classé monument historique le 21 novembre 1977, il est rebaptisé fort Delgrès en 1989 par le conseil général de la Guadeloupe en hommage au héros de l'abolition Louis Delgrès. Depuis 2004, il est la propriété et le siège de la direction des affaires culturelles et du patrimoine.

Description[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le fort se situe à l'extrémité sud de la ville de Basse-Terre, contre le Galion et le bord de la mer des Caraïbes. Il domine la ville de Basse-Terre. Ses épaisses murailles de pierres surplombent la mer et offrent une vaste vision panoramique sur la mer, la ville et la montagne.

L'accès se fait à partir des ruelles de Basse-Terre, dans le quartier du Carmel.

Construction[modifier | modifier le code]

Plan du Fort Delgrès
Le corps de garde du fort.

Le fort initial a été construit au xviie siècle, il a ensuite subi deux grands agrandissements en 1720-1759 puis en 1759-1770. Construit en pierre, ses imposantes murailles se voient depuis la mer.

La disposition initiale du fort est dans le sens est-ouest, perpendiculaire à la mer. Adossé à la rive nord du Galion, sa principale faiblesse est l'alignement de ses diverses zones de vie depuis la mer, le rendant très peu résistant aux canonnades ennemies. Des traverses de défilement sont construites pour arrêter la course des boulets et compartimenter chaque partie.

Entre 1720 et 1750, les casemates, la poterne et la grande poudrière vinrent compléter la partie la plus ancienne du monument.

Entre 1763 et 1780 y furent ajoutés, les cuisines, les citernes, un souterrain qui mène dans les fossés en direction du Carmel. Les grand contreforts en forme de demi-lune viennent améliorer la défense du fort.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Laporal, La Guapeloupe et ses trésors : Le patrimoine archéologique de l'île papillon, Errance,

Articles connexes[modifier | modifier le code]