Discussion:Harmonique (musique)

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Catégories[modifier le code]

Je me suis permis de supprimer la mention "Catégorie:musique"", puisque la catégorie "Catégorie:Traitement du signal" est déjà incluse dans "Catégorie:musique" : cela évite un doublon à l'intérieur de cette catégorie (qui en contient déjà beaucoup !...) dans laquelle nous essayons actuellement de "faire un peu de ménage". Yves30 3 déc 2004 à 19:36 (CET).

Il est préférable de laisser deux catégories Musique, car les harmoniques sont traitées à la fois de façon générale par la Théorie de la musique, et de façon plus spécifique par le Traitement du signal.

genre[modifier le code]

Petite remarque : le nom « harmonique » est du genre masculin : un harmonique. Yves30 27 fev 2005 à 21:31 (CET)

La lecture de l'article avec harmonique au masculin m'a fait sursauter, et je vois que tu insistes dans cette page de discussion. Mais tu as raison. --LR 8 mar 2005 à 10:01 (CET)


Il existe en français une liste de noms dont le genre est flou (« après-midi », par exemple), mais, à ma connaissance, « harmonique » n'en fait pas partie. Or, hier, ce mot a été remis au féminin (« une harmonique ») : Muselaar, pourrais-tu m'indiquer les titres des ouvrages dans lesquels ce mot est employé ainsi, STP ? S'il s'avère qu'il ne s'agit pas d'une erreur de ta part, et que les deux genres sont possibles, je pense qu'il faudrait l'indiquer dès le début de l'article, après la phrase d'intro (« Une harmonique, en musique, est un composant du son musical. ») avec une remarque en retrait, du style : « En français, le nom harmonique peut être indiféremment employé au masculin ou au féminin. », ceci, afin d'éviter d'incessantes corrections dans un sens ou dans l'autre. Amicalement. Yves30 10 mar 2005 à 10:40 (CET)
[1] "Une harmonique", 1580 réponses sur Google...
[2] "Un harmonique", seulement 407 réponses, soit 20% des utilisations. on ne peut pas vraiment dire que ce soit une erreur de le mettre au femminin!... Qui fait la langue? les usagers, ou les dictionnaires?
Pour ma part, je ne l'ai jamais entendu au masculin, sauf dans les articles de physique. Il convient donc de préciser que le mot peut être masculin ou femminin, comme le suggère Yves30, ce que je fais de suite. Muselaar
Harmonique est un "adjectif substantivé" dont le genre est sans doute déterminé par ce qu'il "substantive". Alors, est-ce qu'un son complexe contient des sons harmoniques (au masculin) ou inclut des composantes harmoniques (au féminin) ? Le débat me semble byzantin. Surtout si ces harmoniques sortent d'un orgue pour faire nos délices :-) Ratigan 10 mar 2005 à 18:45 (CET)
Rassure-toi, Ratigan, je ne voulais pas initier un débat sur le « sexe des anges », l'essentiel était d'éviter d'inutiles corrections à répétition, allant du masculin au féminin, et vice versa. Muselaar a mis la remarque qu'il fallait dans l'article harmonique : pour moi, le problème est résolu. Yves30 10 mar 2005 à 19:48 (CET)
Le site de référence Office québecois de la langue française nous permet d'utiliser indiféremment l'un ou l'autre des deux genres. Pabix (m'écrire). 13 mar 2005 à 17:19 (CET)
Seulement l'acception masculine semble être plus apropriée lorsqu'on parle de sujets se rapportant à l'électronique. Pabix (m'écrire). 13 mar 2005 à 17:21 (CET)


Je pense que la partie exemple, jouer une note sur un piano pour entendre ses harmoniques, ... ont plus à faire avec la section Son_(physique)#Harmoniques_et_accords et je me suis permis de la déplacer. J'ai supprimé aussi un tas de choses qui ressemblent à une attaque anonyme ...--LR 22 mar 2005 à 11:47 (CET)

Ce passage a été fort bien réécrit ...

Reste à faire[modifier le code]

définition des partiels, de la fréquence fondamentale, du lien entre périodicité et harmonique, et une véritable définition du spectre sonore qui pour l'instant est redirigé. --LR 24 mar 2005 à 16:44 (CET)

la série des harmoniques à l'origine de la musique?[modifier le code]

Bonsoir à tous! Je me permet de mettre mon grain de sel une fois de plus dans cette discussion. Je pense que c'est une erreur de considérer que la série des harmoniques est à l'origine de la découverte ou l'invention des intervalles, et constitue la base de la musique. Il me paraît manifeste que c'est là l'idée de théoriciens qui écrivaient à une époque où il était essentiel de rattacher à l'origine du monde (voire à Dieu lui-même) toute explication sur quoi que ce soit. Quelle plus belle histoire que de dire que toute la musique est contenue dans un simple son musical, et que son développement crée tout le reste! Pour moi, c'est purement de la philosophie. La musique n'a pas commencé à l'époque où on a fait la décomposition du son!

Une autre chose est la détermination de la consonance. Il est vrai que les harmoniques interviennent, puisque c'est par le bon accordage entre elles que la consonance se révèle; mais c'est là un effet, et non une cause! Une preuve en est le non emploi dans la musique de l'harmonique 7, qui est dissonante avec la plupart des autres notes. Si l'ordre des harmoniques était à l'origine de la musique, cet intervalle n'aurait pas été écarté!

De plus, il est clair que la musique a été d'abord monodique. Les hommes ont chanté des sons, et ont peut-être remarqué assez vite que certains intervalles étaient plus intelligibles que d'autres. Il est certain que le ton par exemple (choisi tout à fait au hasard, ;-) (!)) a du être défini à l'origine, non comme un rapport acoustique simple, mais comme un écart entre deux notes suffisamment différentiables, tout en étant proches. On ne peut nier le fait que l'existence d'un rapport simple 9/8 dans cette zone d'intervalle ai joué un rôle dans cette détermination, puisque c'est un phénomène remarquable, et que les peuplades primitives, vierges de toute culture, ne pouvaient qu'être sensibles à des phénomènes remarquables. Le cycle des quintes est apparu évidemment bien plus tard, mais on ne peut nier non plus que 2 quintes forment un ton ( à l'octave près), ce qui fait une certaine raison de considérer le cycle des quintes comme générateur de la musique, mais, soit, après une période de musique primitive.

Je profite de cette contribution pour désapprouver les oppositions ou scissions qui pourraient s'installer entre l'acoustique, les mathématiques, le solfège, et la musique. Toutes ces disciplines théoriques sont là pour expliquer la musique, non pour la faire. Effectivement on ne manque pas de de mathématiciens (au moyen-âge, la musique et les mathématiques étaient considérées comme deux matières cousines), qui ont fait de la musique avec des chiffres sur du papier, sans jamais produire aucun son, ni écouter ce que cela donnait! Ni d'acousticiens qui ont tout expliqué sans se demander ce que les musiciens faisaient en réalité, ni de théoriciens qui ont développé des tempéraments bourrés de non-sens, et plus inspirés par les mythes et légendes que par les réalités musicales, ni de solfègiens qui justifiaient la musique par la théorie. Ce sont là des dérapages qui ne pouvaient que jeter l'opprobre sur toutes ces disciplines. La réalité est que les théories sont énoncées quand le phénomène est bien vivant (voire quand il a déjà évolué), mais que beaucoup ont voulu plier la musique à leurs théories.

Cela ne doit pas remettre en cause les lois des nombres, ni les rapports acoustiques, ni les théories solfégiques. Si l'on fait de la musique, c'est bien qu'il y a un phénomène acoustique organisé et structuré dans l'espace et le temps. On ne peut nier le fait, sinon, c'est le silence.

Le problème est que la musique classique des XVIIe siècle et suivants est un produit très conventionnel (c'est à dire basé sur des artifices), qui prend donc des libertés avec la nature. Cela ne veut pas dire que tout est relatif, c'est à dire dans l'esprit de beaucoup, contestable. Il est possible de décrire avec les nombres, avec l'acoustique, avec la théorie, même la musique complexe d'aujourd'hui. Il n'y a pas de réalité universelle, seulement des interprétations et adaptations des phénomènes naturels, et qui plus est, changeantes suivant les temps. (même si beaucoup ont considéré au XXe siècle que le tempérament égal était l'Unique Voie! En réalité lui-même a subi nombre de déviations et d'interprétations!)

C'est une richesse de connaître simultanément tous ces aspects, et cela permet de mieux comprendre pourquoi la musique est ainsi. Ne séparons pas tous ces aspects dans d'interminables articles séparés. (bon si on y tient, on peut toujours les faire ;-) Mais essayons d'être le plus concis possible, et de faire la synthèse de ces aspects dans les mêmes articles, de façon complémentaire.

Qu'en dites-vous?

Muselaar 28 mar 2005 à 23:16 (CEST)

réponses de Yves30 et Gérard[modifier le code]

  • Salut, Muselaar. Il me semble être d'accord avec tout ce que tu as écrit. Juste une remarque, cependant, à propos de cette phrase : « il est clair que la musique a été d'abord monodique.  ». Le sujet de la discussion étant : « Quelle est l'origine de tel ou tel intervalle harmonique ? », je suppose que tu veux dire par là que la musique a été monodique — dans le sens de « musique à l'unisson », bien sûr — avant de devenir polyphonique ? Dans cas, oui, je suis d'accord. En revanche, si tu veux dire que les premiers gestes musicaux sont de nature monodique, il me semble que non. Avant d'être monodique, la musique a dû être hétérophonique (composée de rythmes et de timbres, mais sans recherche de la fréquence fixe) ; et le premier intervalle à être conquis par le musicien, ce n'est pas la quinte, ni même l'octave, mais bien l'unisson, car sans unisson, il n'y a aucun autre intervalle, et donc, ni mélodie, ni harmonie. Mais peut-être que je m'éloigne du débat ? A propos, j'ai fait une modif dans l'article quinte ; j'ai mis un message dans la page de discussion associée : jettes-y un coup d'œil quand tu auras un moment. À plus. Yves30 29 mar 2005 à 00:08 (CEST)
Je crois être du même avis que Muselaar. Il faut éviter de trop éparpiller l'information, ce qui nécessite une vraie réflexion sur la façon dont les articles doivent être structurés. Pour prendre un exemple dans un domaine éloigné, il est évident qu'un chimiste, un physicien, un bijoutier, un orpailleur, un géologue, un financier, un alchimiste, etc ... ont chacun qq chose à dire de différent sur l'or et que le tout doit être rassemblé dans une page qui présente les différentes vues du même objet. Encore faut-il indiquer, tout d'abord, qu'il s'agit d'un métal de couleur jaune. J'ai lu l'article "quinte" tel qu'il a été remis en forme et (peut-être suis-je un peut trop cartésien ...) j'avoue que cela m'ennuie - un peu, cela ne m'empêche quand même pas de dormir ;-) - qu'on en présente toutes les propriétés avant de dire, de façon vraiment accessoire et comme en passant, que son importance est probablement liée à son rapport particulier à l'octave. Même si l'on n'en fait pas l'essentiel de l'article, ce point mériterait une meilleure visibilité. Sinon, comment justifier son importance dans toute notre musique ? Amitiés. Gérard 29 mar 2005 à 11:09 (CEST)

réponse de Lucronde[modifier le code]

Bonjour à tous. Plusieurs choses dans ce que je viens de lire

  • L'une concerne la présentation des concepts
  • l'autre est une discussion spécifique sur une théorie de l'évolution de l'harmonie.
  • Sur le premier point, il m'apparaît clair que nous sommes a peu près tous d'accord pour concilier dans nos définitions simplicité et exhaustivité. Une définition en une ou deux phrases. La conception "musicale", la conception "scientifique", et d'autres si besoin est, comme je l'ai fait avec Ton. Qu'en pensez-vous ?

Cependant, je n'avais pas lu l'article quinte mais il me paraît effectivement trop long, voire confus, et en plus discutable sur certains points. J'irai sans doute un jour mettre mon grain de sel, moi aussi, dans la page de discusion. Il montre de toute façon qu'il va falloir créer une autre définition, qui sera celle de l'harmonie. Il est complètement superfétatoire d'aller parler dans l'article quinte de toutes les formes de quinte (quint diminuée, quinte du loup, quinte de toux :+{ ...)

  • Sur le second point, je ne m'étendrais pas longtemps mais il y a là encore une confusion entre "harmonie" et "intervalle". Bien entendue, dans la monodie, personne n'"invente les intervalles". Là où ça commence à devenir intéresant, c'est avec la polyphonie et quand se pose le problème de la consonance entre deux sons produits simultanément. L'intervalle n'est considéré que dans une synchronie ; pas dans une diachronie.
Tu dis : les harmoniques sont l'effet et non la cause de la consonance. Je m'inscris en faux. Au contraire : l'effet, quand il existe une simultanéité, c'est le battement produit entre les harmoniques, et cet effet cause une consonance ou une disonance (dixit Helmholtz) : est-ce ce que tu as voulu dire, ou bien y a-t-il un gros désaccord (une inharmonie) sur ce point ?
A partir de cet effet la diaphonie, puis la polyphonie, puis l'harmonie, se sont construits d'eux-même. Les accords sont entendus "consonants" parceque l'effet physique est là. Et plus on se rapproche d'intervalles (simultanés) correspondants à des harmoniques éloignés, plus les consonances diminuent. Même si, pour se faire, l'oreille fait quelques arrangements avec dame nature ...

Enfin, tu ramènes encore le cycle des quintes, et là, j'avoue ne pas comprende. On en reste au concept d'harmoniques et de consonance, et on essaie de ccomprendre la construction de l'harmonie. Certes dans l'harmonie, les intervalles en eux-même forment des quintes ascendantes ou descendantes. Mais ça n'a rien à voir avec la question posée qui est : les harmoniques d'un son, et leur synchronie avec celles d'un autre son, peuvent elles avoir construit les racines et le développement de l'harmonie, et donc, au final toute l'histoire de la musique. L'harmonie ne serait-elle pas un calcul secret qui s'ignore ? Et inversement, l'écoute de la musique ne serait-elle pas autre chose que des formules mathématiques mises en sons ? Les deux mon général.

Bien amicalement --LR 29 mar 2005 à 15:43 (CEST)

réponse de Muselaar à Lucronde[modifier le code]

Bonsoir, Je dois effectivement préciser quelques points. En ce qui concerne la monodie, je conteste l'idée selon laquelle personne n'invente les intervalles. Ce n'est pas parce que les notes sont entendues successivement qu'il n'y a pas de rapport entre elles. C'est justement le sens de mon propos lorsque je parle de la recherche originelle d' intervalles intelligibles. Il ne faut effectivement pas confondre la justesse mélodique et la justesse harmonique. Pour l'exemple des tierces, il semble admis courament qu'une tierce mélodique doit être pythagoricienne pour être satisfaisante, et qu'elle doit être pure, c'est à dire de rapport strict 5/4, si elle est harmonique (sauf contextes conventionnels comme le tempérament égal).

Quand je dis que les harmoniques sont l'effet et non la cause de la consonance, je m'exprime très mal. Ce que je voulais dire, c'est que ce n'est pas le fait que les notes sont contenues dans une même série d'harmonique qui feront leur consonance, comme si cette appartenance leur conférait une bonne compatibilité entre elles. C'est plutôt la proportion élevée d'harmoniques communes par rapport au total des harmoniques qui fait la consonance, et cela varie grandement d'un intervalle à l'autre. Le fait que les notes soient contenues toutes deux dans une série harmonique est pour moi accessoire. C'est parce que chaque note contient sa propre série d'harmonique, et que celles-ci ont beaucoup d'affinité que la consonance se révèle, et non à cause d'un rapport simple de leur fréquence fondamentale. En effet, si l'on écoute (dans le grave) des sons sinusoïdaux (ou très peu timbrés), non seulement on a beaucoup de mal à situer leur hauteur, mais encore il est presqu'impossible de les accorder, puisque l'absence d'harmonique entraîne l'absence de battement. Humainement, des sons sinusoïdaux sont toujours ni justes ni pas justes, puisqu'ils ne produisent aucun des phénomènes remarquables qui permettent de percevoir la consonance ou la dissonance. (Note: dans l'aigu, c'est un peu différent, à cause des sons résultants.)

« Même si, pour se faire, l'oreille fait quelques arrangements avec dame nature »
J'ai l'impression que tu veux absolument que le tempérament soit nécessaire à l'audition d'intervalles satifaisants. Le tempérament ne sert qu'à construire des sytèmes à sons fixes pourvus de davantage de souplesse, au détriment de la qualité sonore des intervalles. En réalité, les rapports simples sont toujours, toujours meilleurs que les rapports tempérés. Si arrangements il y a, ce sont ceux que doivent faire les oreilles des habitués du tempérament égal, qui sont cristallisées sur les rapports faux, mais reconnus comme références absolues par pure convention culturelle.

J'ai été un peu vite sur le cycle des quintes. Je ne devrais pas parler de cycle, mais de suite. Il faut tout de même admettre que la quinte est le seul intervalle qui permette par répétition de relier toutes les notes usuelles d'une gamme, même réduite! (ex: fa-do-sol-ré-la-mi permet de faire do-ré-mi-fa-sol-la). C'est là un phénomène remarquable qu'on ne peut mettre de côté, aussi loin qu'on remonte dans le temps. Et pour la tonalité, toutes les notes d'une tonalité sont conjointes dans la série des quintes. Si j'ai parlé de cela, c'était par rapport à la définition du ton. Il me paraît difficile d'éluder qu'une quinte suivie d'une quinte renversée (=une quarte) forment un ton, de même que le rapport direct 9/8. Il faut que je redise encore pour justifier ce qui te parait être un coq à l'âne que je ne suis pas du tout certain que ce soit la simultanéïté qui ait créé les intervalles. Je serais plutôt convaincu du contraire: des sons différents faits par un homme seul. Mais comme celui-ci n'a pas écrit de traité sur sa science, et qu'il n'y avait pas d'etnomusicologue pour venir l'enregistrer, nous ne saurons jamais! Amicalement, Muselaar 30 mar 2005 à 01:12 (CEST)


Réponse de LucRonde - intervalles[modifier le code]

Ouf nous sommes d'accord sur la consonance. Et sur le fait que la monodie a précédé l'harmonie, pas de discussion possible. La musique a été construite d'abord dans le succesif puis dans le consécutif. Sur les intervalles il faut encore que nous soyons précis entre diachronique (entre deux notes consécutives) et synchronique (deux notes simultanées) Tu parles de mélodie "juste". Soit, c'est un point de vue. Mais je ne le partage pas. La musique contemporaine, pour moi, est juste et intelligible. Rien ne peut être a priori satisfaisant dans ce domaine. Même les microintervalles sont "plaisants" et pas seulement pour une bande d'intellectuels. Sur le plan harmonique je comprend mieux ce que tu veux dire, à savoir que l'harmonie construite autour d'harmoniques d'une même note n'est pas obligatoirement satisfaisante. C'est là que je veux justement réintroduire le tempérament pour , comme tu me le dis, construire un "système", une "référence culturelle". Et cette référence s'est construite. Elle n'a pas été inventée, elle a été déduite. Tu dis qu'elle a été déduite dans ses échelles, par le cycle des quintes. Soit. Pourquoi les quintes ? Sans doute à cause de la deuxième harmonique ? Je dis qu'elle a été construite dans son harmonie par le "cycle" des harmoniques. Sur ce point personne ne pourra nous donner tort ou raison. Du moment qu'il s'agit d'un "système", de règles construites, inventées, on ne pourra faire que des suppositions. La science ne nous propose rien. Enfin, là où je ne comprends pas vraiment, c'est pourquoi ce qui a été construit il y a plusieurs siècles sur des rapports "justes" est mieux que ce qui a été construit il y a seulement trois siècles sur des rapports "faux".Soit on considère qu'il y a deux cultures différentes, et que ce qui est juste à nos oreilles c'est ce que nous avons appris à reconnaître comme juste. il n'y a pas de références plus "justes" les unes que les autres. Soit il n'y a que ce qui est naturel qui est juste, et alors adieux l'organologie.

Bien amicalement --LR 30 mar 2005 à 15:46 (CEST)

Erreur, définition peu claire de l'harmonique « en musique »...[modifier le code]

Bonjour,

La phrase suivante me pose problème :

Le son musical est composé d'harmoniques dont les fréquences sont des multiples entiers de la fréquence fondamentale f0 (2 f0,3 f0,..., 3/2 f0, 1/3 f0, ...).

En effet, s'il s'agit bien de « multiples entiers », 3/2 et 1/3 sont exclus. S'il s'agit plutôt de multiples qui sont des rapports d'entiers, il faut écrire « multiples rationnels ».

Voilà pour l'erreur. Je ne corrige pas moi-même car je ne suis pas sûr du choix à faire entre ces deux possibilités.

La phrase suivante indique :

Un son d'instrument à vent se rapproche d'un son harmonique [...]

Je n'ai pas vu l'expression son harmonique définie. Est-ce la même chose que son musical ?

Quant à la définition peu claire indiquée dans le sujet, c'est celle de l'harmonique « en musique » donnée en début d'article :

En musique, une harmonique est une composante à part entière d'un son musical qui se trouve dans un rapport simple avec la fréquence fondamentale.

Qu'est-ce qu'un rapport « simple » ? Un entier ? Un « petit » entier (petit comment ?) ? Un nombre rationnel ?...

Dans la définition de l'harmonique « en physique » indiquée en-dessous, il s'agit d'un nombre entier. Alors, même définition pour la musique et la physique ou pas ?...

En fait, après avoir lu l'article Gamme_naturelle, j'ai cru comprendre qu'il y a deux usages en musique pour le terme harmonique :

  • au sens strict, une note de fréquence est une harmonique de la note de fréquence quand est un multiple (entier naturel non nul) de  ;
  • par abus de langage, on dit aussi qu'une note de fréquence , où p et q sont des entiers naturels non nuls, est une harmonique de la note de fréquence car les notes de fréquences et sont toutes deux des harmoniques (au sens strict, cette fois-ci) de la note de fréquence . En effet, et .

Ce serait peut-être bien de préciser ça...

Merci pour votre travail, et d'avance pour vos commentaires.

Frougon 14 juillet 2006 à 22:00 (CEST)

bonjour,

La question est pertinente, et de mon avis de musicien, peu féru de maths, il faut tout bonnement partir de la définition stricto sensu que tu cites : "* au sens strict, une note de fréquence est une harmonique de la note de fréquence quand est un multiple (entier naturel non nul) de  ;"
De là, la définition d'un "son musical" (= son harmonique):

  • tous les sons musicaux possèdent une décomposition spectrale harmonique, c'est-à-dire un spectre où chaque harmonique est un multiple entier de la fréquence fondamentale.

cf aussi harmonicité / inharmonicité

Je ne sais pas si entier vaut mieux que rationnel. Je pense que de toute façon ce sont les intervalles qui se font avec un numérateur et dénominateur "entiers".√3/2 ça marche pas :+= A suivre --Lucronde 15 juillet 2006 à 19:44 (CEST)

Auteurs crédités après fusion[modifier le code]

quelque remarques[modifier le code]

la phrase : Une onde sonore de hauteur constante est composée d'une superposition de sons élémentaires nommés harmoniques me pose problème. Q'est-ce qu'une onde sonore ? Un son musical ? ... ? Pour moi, onde évoque la notion de propagation. Il n'est pas tellement question de cette notion dans la pratique musicale. En acoustique, peut-être... Et quand on pense à une onde, on penserait plutôt à une sinusoïde, ce que n'est pas un son musical, puisqu'il est complexe.

Dans le schéma avec la portée, il aurait été plus judicieux de mettre en 7 sib (1er b, dans l'ordre des b) plutôt que la# (5e # dans l'ordre des #).


les partiels également me posent problème, mais je ne connais pas assez les fonctions de Fourrier pour tirer au clair l'affaire. Je trouve étrange qu'un son musical inharmonique soit constitué de "partiels" au sens strict, et non d'"harmoniques", alors qu'il s'agit de la même chose. Simplement, il y a une dérive de l'harmonique par rapport au modèle mathématique, de même qu'une droite cesse d'avoir une épaisseur nulle dès qu'elle est tracée sur du papier. Pourtant, on appelle cela toujours une droite. Dans l'absolu, une harmonique stricte n'existe peut-être même pas dans les instruments acoustiques... je me demande aussi s'il n'y a pas une confusion entre ces harmoniques déviantes et les sons temporaires ou changeants qui appartiennent aux bruits (frottement de l'archet), ou à l'attaque du son (sons qui s'estompent en une fraction de seconde...). Pour moi, ce sont deux phénomènes différents, et je suis perplexe quant à la définition du mot "partiel". J'ai l'impression que la limite entre partiel et harmonique n'est pas au bon endroit. Muselaar 2 septembre 2006 à 23:31 (CEST)

son harmonique[modifier le code]

Il y a en fait deux définitions selon le contexte : soit son musical dépourvu d'inharmonicité, soit fréquence harmonique. Le vocabulaire musical n'est malheureusement ( ? ;-) pas juridique, et les termes ne sont pas toujours employés de façon stable. Quand on arrive au moment où un terme est employé 40 % du temps dans un sens différent de son premier sens, peut-on encore parler d'emploi "juste" ? Question... Muselaar

par abus de langage, on dit aussi qu'une note de fréquence f2 = (p / q)f1, où p et q sont des entiers naturels non nuls, est une harmonique de la note de fréquence f1 car les notes de fréquences f1 et f2 sont toutes deux des harmoniques (au sens strict, cette fois-ci) de la note de fréquence f0 = (1 / q)f1. En effet, f_1 = q \times f_0 et f_2 = p \times f_0.


Là, je ne comprends pas assez bien les expressions mathématiques pour répondre. Je suis musicien, pas mathématicien. Il n'y a pas à mon sens d'abus de langage de cette sorte. L'abus qui existe consiste à dire que la fréquence fondamentale est la première harmonique, ce qui n'est pas vraiment un abus. C'est comme les étages des maisons. Dans certains pays, le premier étage est le rez-de-chaussée, ce qui est finalement plus logique. Il en va de même avec les harmoniques. Sinon, je ne vois pas... harmonique veut toujours dire multiple entier d'un fondamental, ça c'est certain. Je n'ai jamais entendu dire que la 7e harmonique était une harmonique de la 3e, par exemple... non, ça, j'en suis sûr ! Muselaar

juste une question[modifier le code]

Bonjour, j'aimerais savoir si les harmoniques obtenues en frolant la corde d'une guitare en son milieu sont des sons purs (on aurait alors inhibé les autres fréquences) ou si le son que l'on entend a ses harmoniques. Pas facile d'être clair, désolé. Merci. Wallblast.

non, une note jouée "harmonique" de cette façon conserve un timbre différent selon la corde sur laquelle tu la joues, ou l'instrument

Typo[modifier le code]

"Par exemple le "La4" (ou A4) possède une fréquence de 440 Hz. "

Aux dernières nouvelles; La3 c'est 440 Hz et La4 880 Hz

(notation française : la 3 = A4 )

"le 7e harmonique ne correspond pas à une note utilisée en musique occidentale"[modifier le code]

En fait si. Il fait partie de la gamme de la cornemuse écossaise : http://www.pipingup.com/echelle-timbre-harmonique-vibration-cornemuse-oreille-gamme-octave.php

http://publish.uwo.ca/~emacphe3/pipes/acoustics/pipescale.html

"High Gs are also tuned much flatter, apparently at a ratio of 7:4, which might be termed the "Harmonic" high G since in this case the note's harmonics coincide exactly with every 7th harmonic of the bass drone. Low Gs are frequently exactly an octave lower at 7:8".

(euh, j'ose espérer qu'on considérera que la musique écossaise (bretonne, irlandaise, ect...) de cornemuse fait partie de la musique occidentale)

Nnick2003 (d) 9 novembre 2009 à 12:40 (CET)

"Écart à la note de la gamme la plus proche (cents)"[modifier le code]

La rigueur encyclopédique voudrait que, quand on indique l'écart à la note de la gamme la plus proche (cents), on précise qu'on prend pour référence une gamme au tempérament égal. Car il n'y a pas d'évidence sur ce point. --87.66.36.59 (discuter) 8 juillet 2016 à 09:04 (CEST)

On le comprend tout de même en lisant la phrase qui suit le tableau : « L’image ci-dessous indique les harmoniques du do1 sur une portée, et précisent par les flèches et les chiffres (en cents) l’écart de hauteur entre chacun des 16 premiers harmoniques et la note la plus proche dans la gamme tempérée. ». Je l'ajoute tout de même dans le tableau. — Ellande (Disc.) 8 juillet 2016 à 22:55 (CEST)