Police régionale des transports

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La sous-direction régionale de la police des transports (SDRPT), anciennement police régionale des transports (PRT) est une sous-direction spécialisée de la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), une des composantes de la préfecture de police de Paris. Elle est chargée de la sécurité dans tous les transports en commun de la région Île-de-France et est donc placée sous l'autorité du préfet de police.

Près de 15 millions de voyages sont effectués quotidiennement par plus de six millions d’usagers sur les réseaux de métro et de bus, sur le RER et les trains de banlieue. L'ampleur de cette fréquentation fait de la lutte contre la délinquance dans les transports en commun d'Île-de-France, un objectif prioritaire.

Depuis 2003, cette mission incombe à la Sous-direction régionale de police des transports (SDRPT), placée sous le commandement opérationnel du préfet de police de Paris, préfet de la zone de défense et de sécurité de Paris, laquelle regroupe la capitale, les trois départements de la petite couronne (92, 93, 94) et les quatre départements de la grande couronne (77, 78, 91, 95).

En 2007, la SDRPT se voit confier la coordination de la sécurisation des transports en commun de surface. En octobre 2009, dans le cadre de la mise en place de la police d’agglomération, la première unité d’accueil et de sécurisation en gare, en dehors de Paris, était ouverte à Saint-Denis (93) et l’unité de sécurisation des transports en commun du Val-de-Marne était rattachée à la SDRPT.

Le 22 avril 2010, le plan national de sécurisation des transports propose l’extension de compétence de la SDRPT à quatre sections de ligne sensibles du réseau ferré au-delà des limites de l’Île-de-France (Creil, Beauvais, Dreux et Vernon).

Enfin, le 9 décembre 2013, une réforme interne des structures de la SDRPT est engagée afin de développer l’intermodalité dans la profondeur régionale. Cette réforme s’accompagne d’un changement d’appellation de la BRF – la brigade des réseaux ferrés devenant la brigade des réseaux franciliens - sans modification du sigle.

Elle agit en partenariat avec le Groupe de protection et de sécurisation des réseaux (GPSR), le service de sûreté interne de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) et avec la Surveillance générale (Suge), le service de sûreté interne à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).

Textes de références

  • Loi pour la sécurité intérieure du 18 mars 2003 : commandement unique confié au préfet de police de Paris.
  • Décret ministériel du 1er octobre 2003 : création du service régional de police des transports (SRPT).
  • Circulaire ministérielle du 4 octobre 2007 : développement de la coordination régionale contre l’insécurité en Île-de-France.
  • Circulaire ministérielle du 22 avril 2010 : mise en œuvre du plan national de sécurisation des transports.
  • Décret du 9 mai 2012 : extension des compétences de la SDRPT à quatre sections de ligne en dehors de l'Île-de-France.

Organisation[modifier | modifier le code]

La sous-direction régionale de la police des transports dispose d'une brigade en charge d'assurer la sécurisation des transports en commun d'Île-de-France, service opérationnel spécialement dédié. Cette unité, forte de près de 1 200 policiers, déploie chaque jour plus de 100 patrouilles sur les réseaux et dispose du renfort quotidien de 14 équipes de gendarmes et de 20 équipes de forces armées de troisième catégorie pour sécuriser 739 gares et stations ainsi que 6 500 trains franciliens programmés et 5 800 rames de métro et de RER.

La brigade des réseaux franciliens (BRF) (depuis décembre 2013, précédemment nommée brigade des réseaux ferrés) est constituée d'un état major, de deux départements, d'une sureté.

  • Le département de sécurisation générale (DSG) est dirigé par un commissaire de police. Il comprend :
    • trois brigades de jour en tenue J1, J2, J3 ;
    • trois brigades de nuit en tenue ;
      • une brigade anti-criminalité (BLAST) ;
      • une unité d'appui des réseaux (UAR) ;
      • le service de sécurisation nocturne des réseaux (SSNR).
  • Le département de police des gares parisiennes (DPGP) (unité d'accueil et de sécurisation des gares), est dirigé par un commandant de police à l’échelon fonctionnel, chef de Service, se répartissant sur différents postes de police : en gare de Lyon, en gare Montparnasse, en gare de l'Est, en gare Saint-Lazare, en gare du Nord, en gare de Châtelet-les-Halles et en gare de Saint-Denis (93). Le DPGP dispose d'unités chargées de la sécurisation, de l'îlotage, ainsi que de l'accueil du public et des victimes en gare ainsi que d'une brigade de sécurisation générale (BSG) qui lutte notamment contre certains phénomènes spécifiques de délinquance en gare comme les vendeurs à la sauvette ou les faux taxis.
  • La sureté régionale des transports, créée en décembre 2013 en lieu et place de l'ancien département d'investigation judiciaire (DIJ), est dirigée par deux commissaires de police, comprend :
    • la brigade d'atteinte aux biens et aux transporteurs (BABT) qui se compose de différents groupes répartis sur le site Évangile (comme le groupe d'atteinte aux biens ainsi que le groupe « vol à la tire ») et de la gare du Nord et de la gare de Lyon qui traitent notamment les affaires judiciaire en temps réel à la suite des interpellations réalisées en flagrant délit sur le réseau. Les sites déconcentrés de la BABT (situés en gare du Nord et en gare de Lyon) comprennent le groupe des enquêtes transporteurs (GET) et le groupe TAG, seul groupe judiciaire existant en France dédié à la lutte contre les graffitis vandales commis dans les transports d'Île-de-France ;
    • la brigade d'atteinte aux personnes qui se compose deux unités :
      • l'unité de recherche et de synthèse (URS) avec le groupe d'atteinte aux personnes et le groupe de synthèses judiciaires,
      • l'unité de recherches et d'investigations (URI), chargée des enquêtes les plus sensibles relatives à des faits criminels et délictuels particulièrement graves. Un groupe spécifiquement dédié à la lutte contre les atteintes sexuelles dans les transports en commun a été créé en afin de mieux lutter contre ce phénomène[1] ;
    • la brigade de lutte contre les atteintes à la sécurité dans les transports (BLAST) agissant en tenue civile dans le métro parisien, luttant principalement contre les auteurs de vol à la tire dans les réseaux mais aussi les trafics de stupéfiants ;
    • l'unité de police technique (UPT), basée sur le site Évangile, assure également la signalisation des individus, ainsi que les constatations à effectuer sur le terrain ; elle dispose d'une borne de signalisation numérique SAGEM.

Le service administratif sous la direction d'une attachée de police comprend :

  • un secrétariat général ;
  • un bureau d'ordre et d'emploi (BOE) (à raison d'un BOE pour chaque compagnie SSRP et SSRB) ;
  • un bureau du matériel.

Missions et effectifs[modifier | modifier le code]

Missions
  • Lutte anticriminalité sur les réseaux
  • Sécurisation du réseau métropolitain, du réseau RER ainsi que des gares
  • Contrôle d'identités permanents sur le réseaux
  • Assistance aux agents RATP et SNCF en cas de contrôle ou d'agression
  • Travail de brigade anti-criminalité (BAC) en tenue civile
Compétence

La police régionale des transports est compétente sur les huit départements constituant la région Île-de-France. Sa compétence s'exerce aussi bien aux zones Police qu'aux zones Gendarmerie.

Direction

Le service est dirigé par deux hauts fonctionnaires appartenant au Corps de conception et de direction (CCD) (commissaires divisionnaires) assistés par d'autres commissaires de police (chef du DSG et chef et chef-adjoint de la SRT) ainsi que des personnes appartenant au Corps de commandement (CD) (chef du DPGP) (officiers) et des personnes appartenant au Corps d'encadrement et d'application (CEA)(gardiens et gradés).

Effectifs

Chaque brigade est dirigée par des officiers, qui s'appuient sur une équipe de gradés. L'effectif principal est composé des gardiens de la paix (GPX) et d'adjoints de sécurité (ADS). Chaque brigade compte de 80 à 100 personnes.

Affectation

Elle s'effectue :

  • soit en sortie d'école (places disponibles à l'amphi PP/DSPAP) (le nombre est très variable selon les promotions) ;
  • soit par télégramme interne ouvrant des postes au sein de la sous-direction régionale de la police des transports après trois ans de titularisation.

Radio[modifier | modifier le code]

Centre d'information et de commandement (CIC)

TN Réseaux (fusion de TN Métro et TN Corail) gère désormais tous les effectifs sur le terrain et les véhicules.

Matériels radio

La sous-direction régionale de la police des transports, compte tenu des lieux et du grand rayon d'action, dispose de cinq moyens radios :

  • les radios Tetra (en remplacement progressif des radios Aigle) ;
  • les radios Iris : radios pour communiquer sur le réseau SNCF (en surface ou en souterrain) ;
  • les radios Acropol : radios classiques de tous les services de police ;
  • les téléphones GSM : téléphones pour communiquer directement avec les salles radios.
Bandes de fréquences utilisées

Le réseau radio Iris de la SNCF pour la Suge fonctionne selon la norme Tetrapol en duplex sur les bandes 410,00 à 414,50 MHz (6 canaux duplex + 2 canaux simplex, shift de + 10 MHz pour les canaux duplex).

Pour le réseau souterrain et extérieur des services de TN Réseaux, les liaisons sont en UHF et utilisent certains canaux de la RATP autorisés par l'arrêté du ministère chargé des Télécommunications du 12 décembre 1996. Cet arrêté a été reconduit par plusieurs décisions de l'Arcep en 2001 (voir la rubrique liens externes pour plus de détails).

Matériels[modifier | modifier le code]

Tenue

Les effectifs en tenue sur les réseaux ferrés sont vêtus de deux façons différentes selon les saisons.

Tenue d'hiver
  • Tenue dite « MO »(Maintien de l'ordre).
  • Un pantalon de treillis bleu marine.
  • Chaussures montantes noires.
  • Éventuellement blouson « nouvelle tenue » pour les effectifs banlieue par grand froid.
  • Avec sigle police grand format brodé sur la poitrine.
Tenue d'été
  • Chemise bleu marine de la direction de la police urbaine de proximité.
  • Un pantalon de treillis bleu marine.
  • Chaussures montantes noires.

Ces effectifs sont coiffés d'une casquette type baseball « Police » (« Nouvelle tenue »), ou d'une casquette type BAC

Matériel en dotation
  • Tonfa, BDS ou bâton télescopique de défense (BTD) suivant l'habilitation et l'unité du fonctionnaire
  • Lacrymogène 300 ml gel ou gaz CS
  • Taser
  • Flash-ball
  • Lanceur de balle de défense 40 mm (LBD 40) [réf. souhaitée]
  • Pistolet automatique (semi-automatique) Sig-Sauer SP 2022
  • Menottes administratives

Effectifs[modifier | modifier le code]

En Île-de-France, 1015 agents du GPSR (RATP) et 1400 agents de la Surveillance générale (Suge) (SNCF) sont affectés au réseau francilien[2]. De plus, 1200 agents de la brigade des réseaux ferrés sont affectés au réseau d'Île-de-France, dont le siège est situé à la gare de Lyon[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Feriel Alouti, « Dans le métro parisien, avec la brigade chargée de débusquer les « frotteurs » », lemonde.fr, (consulté le 7 mars 2017).
  2. Surveillance générale : un œil sur le rail, article du 11 avril 2011, sur infolignes.com. Consulté le 30 juillet 2012.
  3. En patrouille avec la police des réseaux, article d'octobre 2009, sur lci.tf1.fr. Consulté le 2 août 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]