Corniche des Cévennes

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Corniche des Cévennes
Image illustrative de l’article Corniche des Cévennes
Borne royale au col Saint-Pierre.
Caractéristiques
Longueur 50 km
Direction Nord-ouest/Sud-est
Extrémité Nord-ouest D 983 Florac
Extrémité Sud-est D 260 Saint-Jean-du-Gard
Territoire traversé
1 région Occitanie
2 départements Gard et Lozère

La route dite de la Corniche des Cévennes s'étend sur 50 kilomètres dans le massif des Cévennes, entre Florac au nord et Saint-Jean-du-Gard au sud. Elle relie les deux villes par une succession de cols surplombant notamment la vallée Française au nord et la vallée Borgne au sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dès le IIIe siècle av. J.-C. l'itinéraire est utilisé par les peuplades gauloises pour relier Nîmes, capitale des Volques Arécomiques à Andéritum (Javols), capitale des Gabales.

Moyen Age[modifier | modifier le code]

Draille de transhumance ovine, ce chemin de crêtes devînt un parcours emprunté par les bergers du Bas-Languedoc pour rejoindre avec leurs troupeaux les pâturages d'estive de l'Aigoual, du Bougès, du Mont Lozère, de l'Aubrac ou de la Margeride. Il constitue de même, sous forme de piste muletière, un parcours d'échanges commerciaux entre sud du Massif central et plaines languedociennes qui prend le nom de Grand chemin d'Anduze au Gévaudan.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le trafic muletier est alimenté par l'activité lainière du Gévaudan et des Cévennes puis se voit amplifié par le développement local de la sériciculture. Des relais d'affenage jalonnent dès lors la piste pour l'hébergement et la nourriture des mules. Le parcours est également emprunté par des colporteurs.

En 1690 la piste, est restaurée à des fins militaires et devient la portion cévenole de la route royale de Nîmes à Saint-Flour. Pour mieux contrôler le pays, l'intendant du Languedoc Nicolas de Lamoignon de Basville fait réaliser vingt-deux chemins stratégiques dont la route de la Corniche devient l'armature. Le caractère de route de crêtes reliant une succession de cols constitue dès lors un moyen majeur de surveillance des vallées camisardes adjacentes par les troupes de répression (dragons, fusiliers, miquelets, etc.) pouvant dès lors accéder aux villages huguenots les plus reculés. La route royale de la Corniche et ses alentours deviennent ainsi le théâtre de plusieurs affrontements entre camisards et régiments royaux lors de la guerre des Cévennes.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle certains relais d'affenage se transforment en relais de poste assurant le changement de chevaux et le renfort d'attelage pour les voitures hippomobiles.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1811, la route est classé route impériale n°127 de Nîmes à Saint-Flour. En 1838, un projet d'amélioration est lancé ; il mettra quarante ans pour aboutir.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Club cévenol, à compter de son congrès de 1927, multiplie les démarches pour obtenir la remise en état de la route de la Corniche alors délaissée et concurrencée par le chemin de fer de la ligne de Florac à Sainte-Cécile-d'Andorge.

Dans la seconde moitié du XXe siècle la route devient un parcours panoramique à vocation touristique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Son point le plus élevé est à 1 018 m au col des Faïsses.

Parcours[modifier | modifier le code]

Du nord au sud, la Corniche des Cévennes passe par :

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Camille Penchinat, Jean-Paul Chabrol et Daniel Travier (dessinateur), La Corniche des Cévennes, Alcide, , 96 p. (ISBN 978-2375910702)Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]