Cornelius Galle l'Ancien

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Galle.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres des familles, voir : Philippe Galle, Cornelius Galle le Jeune et Théodore Galle.
Cornelius Galle l'Ancien
Naissance
Décès
Activités
Père
Enfant

Cornelius ou Cornelis Galle l'Ancien, né à Anvers en 1576 et mort à Anvers le 29 mars 1650, est un graveur flamand, le plus célèbre d'une dynastie de graveurs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Philippe Galle, frère de Théodore Galle, père de Cornelius Galle le Jeune, il est surtout connu pour ses gravures d'après Rubens[1]. D'un voyage à Rome entrepris en 1599 en compagnie de son frère Théodore, Cornélius rapporte d'innombrables gravures d'après Raphaël, les Carracci, Titien, Guido Reni et d'autres. Il est l'auteur de nombreux recueils de gravures thématiques, notamment De symbolis heroicis[2].

Il est admis en 1610 à la Guilde de Saint-Luc et épouse le 5 juillet 1623 Anna van der Motte[1].

La forte collaboration entre Rubens et Galle est un point clé dans leurs réalisations. Ils collaborent en s'échangeant les épreuves pour une correction mutuelle des oeuvres publiées par officina Plantiniana. Moretus et Rubens perfectionnent cette interaction jusqu'à obtenir que les illustrations des livres l'emportent sur le texte[2].

Il a pour élèves Gérard Edelinck, Cornelis Van Tienen, Giovanni Florimi (en) et son fils Cornelis Galle (II)[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Avant son voyage en Italie, il grave quelques estampes dans un style aussi rigide que son père, dont les plus connues sont [3]:

  • Une partie des estampes de la vie du Christ d'après Marten de Vos ;
  • L'ensemble des gravures de la vie de la Vierge Marie d'après Stradanus ;
  • L'ensemble des gravures de la vie de saint Jean-Baptiste d'après le même .

Les impressions ultérieures les plus estimées sont [3]:

des portraits[modifier | modifier le code]

des sujets d'après différents artistes[modifier | modifier le code]

  • Adam et Eve, d'après Giovanni Battista Paggi,
  • La Sainte Famille de retour d'Egypte, avec un chœur d'anges, d'après le même,
  • Venus caressant Cupidon, d'après le même,
  • St. Pierre baptisant St. Priscia, d'après le même,
  • La Vierge et l' Enfant, à qui Saint-Bernard offre un livre, après Francesco Vanni,
  • La Crucifixion avec la Vierge, Saint François et Sainte Thérèse, d'après le même,
  • Venus liée à un arbre, et Minerve châtiant Cupidon, d'après Agostino Carracci,
  • Procne montrant la tête de son fils Itys à son mari Téreus, d'après le même,
  • Seneca dans le bain, d'après le même,
  • La Vierge caressant l'Enfant Jésus, d'après Raphael,
  • La mise au tombeau du Christ, d'après le même,
  • La Vierge Marie, sous une arche, ornée de fleurs par des anges, d'après Rubens,
  • Judith décapitant la tête d'Holopherne, d'après le même, burin vers 1610-1620 d'après L'Europe de Rubens,
  • Les Pères de l'Église, d'après le même, eau-forte et burin vers 1630-1642 d'après L'Europe de Rubens,
  • Femme nue broyant des couleurs, d'après le même,
  • Automne et Hiver, deux paysages, d'après le même,
  • Un banquet, avec musiciens, sans le nom du peintre,

et

  • Devise de Pantin-Moretus, « Labore et Constantia » d'après Pierre Paul Rubens, burin vers 1630-1637 d'après L'Europe de Rubens (Bibliothèque nationale de France).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (nl) « Explore Cornelis Galle (I) », sur rkd.nl (consulté le 6 mars 2017)
  2. a et b K. Bowen en D. Imhof, 'Exchanges between Friends and Relatives, Artists and their Patrons. The Correspondence between Cornelis Galle I and II and Balthasar Moretus I', In Monte Artium. Journal of the Royal Library of Belgium 3 (2010), p. 88-113
  3. a et b (en) Michael Bryan, « Dictionary of painters and engravers, biographical and critical », sur archive.org,‎ (consulté le 6 mars 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) Cornelis de Bie, Het Gulden Cabinet, 1662, p. 480.
  • B. Linning, La Gravure en Belgique. Notices biographiques sur les graveurs anversois, bruxellois et autres, depuis l’origine de la gravure jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, Anvers, Janssens Frères, 1911, p. 94.
  • N. Lehni, « Les gravures de Rubens », dans G. Brand, Rubens et ses gravures, catalogue d'exposition, Palais Rohan, Strasbourg, 2 octobre – 20 novembre 1977.
  • (en) The new Hollstein Dutch & Flemish etchings, engravings and woodcuts (1450 - 1700), Sound and Vision publishers, Rotterdam, 2001.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]