Cooke-Sasseville

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Cooke-Sasseville
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Mouvement
Pays
Organisation
Fondateur
Jean-François Cooke, Pierre Sasseville
Site web

Cooke-Sasseville est un duo d'artistes contemporains canadien, formé de Jean-François Cooke et de Pierre Sasseville, fondé en 2000 à Québec[1],[2]. L'œuvre de ce collectif d'artistes est principalement axée sur la sculpture et l'installation, et est exposée dans plusieurs galeries au Québec, notamment dans le cadre de projets d'art public à Québec et à Montréal[3],[4].

Biographie : Cooke-Sasseville[modifier | modifier le code]

Jean-François Cooke est né à Chicoutimi en 1974. Pierre Sasseville est né à Québec en 1978. Ils sont tous les deux détenteurs d'une maîtrise en arts visuels de l'Université Laval[2]. Jean-François Cooke et Pierre Sasseville travaillent conjointement depuis 2000. Ils ont présenté leur travail dans une quinzaine d’expositions solo en plus de prendre part à de nombreux événement et expositions collectives au Québec et à l’étranger. Ce cheminement créatif leur a permis de développer une démarche singulière, porteuse de réflexions sur la condition de l’artiste, l’aliénation, la culture publicitaire et le rapport de l’art à la banalité, qui a été l’objet d’une réception médiatique soutenue. En effet, de nombreux critiques ont écrit sur leur travail, contribuant ainsi à le faire connaître du public, tout en multipliant les pistes de réflexion permettant de le situer dans le contexte artistique contemporain et, plus généralement, dans le contexte culturel québécois.

Le duo expérimente avec toutes sortes de matériaux incluant l'aluminium, le bronze, l'acier inoxydable, le béton et la peinture électrostatique. Par l'humour et la provocation, ils abordent divers sujets tels que la sexualité, la religion, la politique ou encore le marché de l'art.[5]

Œuvres principales[6][modifier | modifier le code]

  • LES INSÉPARABLES - 2008

Installé dans le hall d’entrée d’une école primaire, cette sculpture sous verre présente un objet usuel, le vélo, évacué de son aspect fonctionnel.

  • DE VOUS À MOI - 2009

Ce banc public reprend la forme classique d’un fauteuil de type confident. Le confident est un double fauteuil en forme de S permettant à deux personnes de discuter sans avoir à tourner la tête. Il peut aussi être triple, voire multiple, comportant alors plusieurs S associés ou alignés, on parle alors d’indiscret.

  • REFAIRE SURFACE - 2010

Sculpture installée au Complexe Sportif Multidisciplinaire, L'Ancienne-Lorette, QC.

Tel un immense panneau publicitaire, cette œuvre sculpturale linéaire est une schématisation du trajet d’une resurfaceuse pour préparer la glace d’une patinoire avant une activité sportive.[7]

  • POINT DE MIRE - 2011

Installée au Parc Gosselin, Thetford Mines, QC.

19 fléchettes surdimensionnées et disposées systématiquement sur une pastille. L’emplacement se trouve ainsi à être marqué comme le point central du lieu autour tout se déroule. Visuellement, cette pièce sculpturale peut également se lire comme un agencement floral schématisé.

  • LE MÉLOMANE - 2011

Installée au Parc Joseph-François-Perrault, Montréal, QC

Installée à proximité d’une école de musique, cette sculpture est inspirée de la célèbre image publicitaire de RCA La voix de son maître où un chien écoute la musique émanant d’un gramophone. À l’inverse de l’image populaire voulant que l’autruche tente de fuir le danger en se plongeant la tête dans le sable, cette œuvre illustre plutôt l’évasion dans l’univers musical, la tête plongée dans un monde de possibilités.[8] Il ne s’agit pas ici de fuir la réalité, mais bien de l’enrichir !

  • MÉLANGEZ LE TOUT - 2011

Installé au Centre Jean-Claude-Malépart, Montréal, QC.

L’instrument de cuisine surdimensionné est entouré d’un banc circulaire rouge constituant un lieu de repos et d’échange. De la sorte, cet objet du quotidien évoque la mixité et la rencontre. Comme un batteur à œufs qui incorpore les ingrédients, le lieu devant lequel il est installé rassemble les citoyens du quartier de Sainte-Marie.[9]

  • LE PASSE-TEMPS - 2013

Installé dans le Massif de Charlevoix, QC

Cette oeuvre séquentielle se déploie dans le vide à même le pont piétonnier. De chacun des côtés, une série de 50 rames est disposée de façon à créer un mouvement rappelant l’ondulation des vagues. Le choix des couleurs illustre les saisons et la forme globale de l’œuvre, tel un bateau perché dans les airs, évoque la légende québécoise de la Chasse-Galerie.

  • LA CONCILIATION DES CONTRAIRES - 2013

Installé au Domaine Forget de Charlevoix, Saint-Irénée, QC.[10]

Le Domaine Forget est une académie internationale de musique et de danse. Cette sculpture, située à proximité de l’entrée principale des résidences pour étudiants, est une reproduction du schéma d’un son harmonique.

  • L’ODYSSÉE - 2014

Oeuvre publique éphémère présentée dans le cadre Des Passages Insolites organisé par Ex Muro à Québec, QC.[11]

Cette installation sculpturale a été présentée de façon continue dans plusieurs villes canadiennes depuis sa création. Cette boîte de conserve à l’échelle trafiquée, référence directe à l’oeuvre phare d’Andy Warhol, devient la représentation de l’hermétisme souvent reproché au milieu de l’art actuel. À l’image du monolithe de Stanley Kubrick, il suggère également être source de connaissance infinie. Énigmatique objet, par ces références à l’histoire de l’art et à l’histoire du cinéma, il devient paradoxalement à la fois l’illustration de la fermeture et du partage.

  • TAPIS ROUGE - 2014

Murale installée à la Salle de spectacle de Gaspé, Gaspé, QC.

La totalité de la surface murale située à proximité de l’entrée principale de la salle de spectacle a été reconstruite avec des briques de manière à donner l’impression d’avoir une vue aérienne sur un immense tapis rouge orné d’appareils d’éclairage.

  • PREMIÈRE CLASSE - 2014

Installé à l'École primaire Everest, Québec, QC.

L’avion de ligne symbolise le déplacement, le voyage, le départ vers un autre lieu, la transformation, le passage d’un état à un autre et la progression. Le dédoublement des volumes crée un objet improbable détourné de sa fonction utilitaire au profit d’une charge plus poétique. Un avion et son double, lié de façon à être interdépendant, à n’exister que par la présence de l’autre.

  • PRENDRE LE POULS - 2014
Prendre le pouls, Centre universitaire de santé McGill790 X 620 X 370 cm

Installé au Centre universitaire de santé McGill, Montréal, QC.

Le stéthoscope symbolise le lien de confiance qui unit un médecin à son patient. Il est un icône de la médecine moderne et de sa relation privilégiée avec le grand public, il illustre le contact entre deux individus et est la représentation du caractère humain de la médecine. Le rouge et le bleu réfèrent au système vasculaire.

  • L’ATTRACTION - 2015

Installé à la Gare fluviale de Lévis, Lévis, QC.

L'œuvre évoque un mouvement circulaire et perpétuel rappelant les incessants allers-retours des traversiers entre les deux rives du fleuve St-Laurent. La Ville de Lévis et la Ville de Québec sont liées l'une à l'autre tel deux aimants dont les pôles sont attirés par la force d'attraction.

  • CIRCULATION - 2015

Installé au Grandview Heights Aquatic Center, Surrey, BC.

Les deux sculptures à grande échelle sont une réflexion ludique sur le lien entre nature, santé et mode de vie. Les sculptures sont situées dans deux zones du Centre aquatique de Grandview Heights. Du côté ouest, un faon boit à un robinet. Du côté nord, plusieurs cerfs émergent d'une série de tuyaux et se transforment en jets d'eau. Ces différents éléments reflètent les rôles du Centre aquatique, à la fois comme centre de loisirs et comme centre d'entraînement compétitif. Le faon symbolise la jeunesse et le jeu, tandis que le cerf symbolise l'âge adulte et le sport. L'écoulement continu de l'eau, entre l'enfance et l'âge adulte reflète son importance essentielle dans tous les domaines de la vie. Les tuyaux sont peints en rouge et bleu, symbolisant le sang oxygéné et désoxygéné, ainsi que l'eau chaude et froide. Ils relient les différentes parties de l'installation, suggérant que le travail et le jeu sont deux composantes d'un mode de vie sain.[12]

  • DE L’EAU SUR LE FEU - 2015

Installé Place St-Thomas-De-Villeneuve, Québec, QC.

Cet ensemble sculptural met en relation deux œuvres emblématiques de l’histoire de l’art, Le penseur de Rodin et Le discobole de Myron. Les couleurs vibrantes et les socles de béton, tout comme la disposition dans l’espace, donnent aux sculptures une facture actuelle et accentuent en même temps leur pouvoir d’évocation. Réflexion et action, passé et présent, eau et feu… toutes ces dualités cohabitent dans cette œuvre qui réinterprète les classiques en proposant une sorte d’énigme visuelle.

  • LA CROISÉE DES CHEMINS - 2016

Installée au Terminal de croisière Quai-A Lepage, La Baie, QC.

Tel deux aiguilles plantées sur une carte géographique, La Croisée des chemins évoque le dialogue, la rencontre et le marquage du territoire. Selon le code international des signaux maritimes, le drapeau jaune et bleu signifie : Je désire communiquer avec vous ou je vous invite à transmettre.

  • SUIVRE SON COURS

La fonction n’est pas déterminée, un simple crayon de plomb peut devenir le tuteur d’une fleur sur le point de disséminer ses aigrettes au gré du vent. Les objets qui nous entourent ne doivent pas être réduits à l’usage pour lequel ils ont été conçus.

  • LA TRAJECTOIRE - 2017

Installée au Centre communautaire du jardin, Québec, QC.

L’outarde symbolise la vie en communauté. Cette intervention sculpturale regroupe 24 oiseaux disposés de manière systématique sur un tuyau légèrement incurvé. Présentant une parenté formelle avec une gerbe de blé, la lecture de cette proposition se transforme en fonction du déplacement des gens qui circulent dans le secteur avoisinant.

  • LA RENCONTRE - 2017


Installée Place Jean-Béliveau, Québec, QC

La rencontre, l’équilibre, le reflet, la confrontation et la nordicité sont parmi les principaux thèmes évoqués par notre intervention sculpturale. Ces axes narratifs se complètent et s’enrichissent mutuellement. Chacun d’eux ayant à la fois une portée individuelle et une portée collective. La rencontre de soi, la rencontre de l’autre, le face-à-face, la recherche de l’équilibre, la confrontation de sa propre image, de son propre reflet.

  • LES GARDIENS - 2018

Oeuvre d'art public éphémère exposée Place des Canotiers à Québec, QC et au Parc du Lieu historique national du chantier A.C. Davie à Lévis, QC.

L’œil humain est intimement lié au phare dans l’imagerie populaire puisqu’ensemble, ils suggèrent l’idée paradoxale de voir et d’être vu. Installé sur un énorme tuyau d’acier coloré semblant sortir du sol, ce gigantesque globe oculaire orné d’un chapeau de matelot tourne sur lui-même ayant ainsi une vue panoramique sur l’environnement qui l’entoure.

  • MIGRATION - 2018

Installé Rond-Point de la Rue Sainte-Anne, Saint-Albert, AB.

Par un jeu d’échelles et de formes, cette installation sculpturale place en relation deux symboles emblématiques du Canada: la bernache et la gerbe de blé. La bernache est présente sur l’ensemble du territoire, elle symbolise la vie en communauté, la force du groupe et la migration. Pour sa part, la gerbe de blé illustre l’importance de l’agriculture dans le développement économique et social du pays.

  • LE BANQUET - 2018

Deux oursons aventureux se retrouvent à proximité d’une poubelle dont la couleur et la forme étirée lui confère l’aspect d’une colonne classique[13].

  • LE FRUIT MAUDIT - 2021

Installé dans le parc de la Maison O’Neill. Installation éphémère présentée par Québec BD, dans le cadre de la programmation Québec animée de la Ville de Québec[14]

Expositions[modifier | modifier le code]

Principaux lieux de diffusions des œuvres de Cooke-Sasseville[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Julie Rhéaume, « Les collectifs : se fondre en une entité unique », Inter : art actuel, no 99,‎ , p. 56–59 (ISSN 0825-8708 et 1923-2764, lire en ligne, consulté le )
  2. a et b Éric Clément et Mario Cloutier, « Virée des galeries: Cooke-Sasseville/SBC et les autres expos à voir », sur La Presse, (consulté le )
  3. Nicolas Mavrikakis, « Déboulonner les monuments » Accès limité, sur Le Devoir, (consulté le ), E6
  4. Anne-Marie Bouchard (dir.) et Michael Rattray, De Cooke-Sasseville à aujourd'hui, Montréal, Éditions Art mûr, , 116 p. (ISBN 978-2-923243-05-4 et 2-923243-05-6, OCLC 812081483, lire en ligne)
  5. André Ducharme, « Cooke-Sasseville, agents provocateurs », sur L’actualité, (consulté le )
  6. (en) Cooke-Sasseville, « "art public" », sur Cooke-Sasseville (consulté le )
  7. « REFAIRE SURFACE by COOKE-SASSEVILLE at Complexe Sportif Multidisciplinaire de L'Ancienne-Lorette, L'Ancienne-Lorette | Wescover Public Sculptures », sur www.wescover.com (consulté le )
  8. « Le mélomane », sur Art Public Montréal (consulté le )
  9. « Mélangez le Tout », sur Art Public Montréal (consulté le )
  10. Le Domaine Forget de Charlevoix, « Exposition permanente », sur Le Domaine Forget de Charlevoix (consulté le )
  11. « Cooke-Sasseville - L'Odyssée », sur EXMURO (consulté le )
  12. Anaïs Elboujdaïni, « Circulation, un hommage au cycle de la vie », (consulté le )
  13. Zone Arts- ICI.Radio-Canada.ca, « Cooke-Sasseville présente Une exposition NORMALE », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  14. Valérie Marcoux, « Une œuvre éphémère du duo Cooke-Sasseville à la Maison O’Neill [VIDÉO] », sur Le Soleil, (consulté le )
  15. Cooke-Sasseville : Recette en or-Gladen recipe. Esse N° 69, p.32 à 36 Texte:Marie-Ève Charron
  16. Cooke-Sasseville. Border Crossings N° 115, p. 151-152 Texte:Michael Rattray
  17. Cooke-Sasseville:Si j'avais su…. Opuscule de l'exposition, texte de Sylvette Babin
  18. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Catalogue de la triennale québécoise 2008 p. 76
  19. Virer analogue-Réflexion sur l'art de Cooke-Sasseville. ETC N° 90, p. 19-23 Texte:Anne-Marie Bouchard
  20. Québec Gold. Catalogue de l'exposition p. 26-27
  21. Culture pour tous:10 ans des journées de la culture. Catalogue de l'événement Les convertibles p. 10 et 21
  22. Livraison numéro 9 : Faire comme si tout allait bien. Publication Skol printemps 2008 p. 128-142
  23. C'est arrivé près de chez vous. L'art actuel à Québec. Catalogue de l'exposition p. 41-42
  24. ÇA N’ARRIVE PAS QU’AUX AUTRES. Vie des arts N° 213, hiver 2008/2009 Texte:Mélissa Landry
  25. Le bonheur est dans le pré ou les héros sont fatigués. ETC N° 68, p. 5-6-7 Texte:Nicolas Mavrikakis
  26. Isabelle Porter, « De visu - L'art désaffecté », sur Le Devoir, (consulté le )
  27. Le mur des lamentations (ou le comptoir des plaintes). Inter N° 86, p. 26-27 Texte:Christine Martel
  28. Bonheur et simulacres. Catalogue de la deuxième Manifestation Internationale d'Art de Québec p.86-87
  29. Bonheur et simulacres. Inter N° 86, p. 28-29 Texte:Nathalie Côté
  30. Faire œuvre utile-Les kits de manifestation de Folie|Culture. Esse N° 54 à 59, p. 26-27 Texte:Patrice Loubier
  31. La mutation des utopies-Changing utopias. Espace N° 63, p. 20-21 Texte:Cooke-Sasseville
  32. ArTbord 2002. Inter N° 84, p. 69-70 Texte:Éric Fortin
  33. « Prendre le pouls », sur artpublicmontreal.ca (consulté le )
  34. « Cooke-Sasseville | Collection Musée national des beaux-arts du Québec », sur collections.mnbaq.org (consulté le )
  35. « Le Mélomane », sur artpublicmontreal.cadate= (consulté le )
  36. « Mélangez le tout », sur artpublicmontreal.ca (consulté le )
  37. « Cooke-Sasseville | La Rencontre », sur ville.quebec.ca,

Liens externes[modifier | modifier le code]