Communication améliorée et alternative

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ne doit pas être confondu avec Communication facilitée.
Une utilisatrice d'un système de communication alternative par balayage visuel pointe du regard l'un des chiffres inscrit sur un tableau transparent, afin de former un mot
Utilisatrice d'un système de communication alternative par balayage visuel, indiquant par le regard une série de chiffres sur un tableau afin de former un mot.

La communication améliorée et alternative (CAA) est un terme générique qui englobe les méthodes de communication utilisées pour compléter ou remplacer la parole ou l'écriture pour les personnes ayant une déficience dans la production ou la compréhension du langage. La CAA est utilisée par des personnes présentant un large éventail de troubles de la parole et du langage, y compris des déficiences congénitales telles que la paralysie cérébrale, la déficience intellectuelle et l'autisme, ou des troubles acquis tels que la sclérose latérale amyotrophique et la maladie de Parkinson. La CAA peut être utilisée à titre permanent ou temporaire.

L'utilisation de la CAA commence dans les années 1950 avec des systèmes pour ceux qui ont perdu la capacité de parler après une intervention chirurgicale. Au cours des années 1960 et 1970, a lieu un engagement croissant en Occident pour l'intégration des personnes handicapées dans la société en général et le développement des compétences requises pour l'autonomie, et l'utilisation du manuel en langue des signes et la communication par symboles graphiques augmentent considérablement. Il faut attendre les années 1980 pour que la CAA commence à émerger comme un domaine à part entière. Les progrès rapides de la technologie, y compris les micro-ordinateurs, les tablettes tactiles et la synthèse vocale, ouvrent la voie à des dispositifs de communication avec sortie vocale et de multiples options pour l'accès à la communication pour les personnes ayant un handicap physique.

Les systèmes de communication alternative sont variés : la communication sans assistance n'utilise pas d'équipements, et inclut la langue des signes, la communication non verbale, alors que la communication assistée utilise des outils externes, depuis des séries de photos et des tableaux de communication jusqu'à des systèmes de synthèse vocale. Les symboles utilisés en CAA comme médias de passage vers la communication orale comprennent des gestes, des photographies, des photos, des dessins, des lettres et des mots, qui peuvent être utilisés seuls ou en combinaison. Des parties du corps, des pointeurs, des souris adaptées, ou le suivi des yeux peuvent être utilisés pour sélectionner directement des symboles cibles, et des techniques d'accès aux scanner[1] sont souvent utilisés pour la sélection indirecte. La génération du message est généralement beaucoup plus lente que lors de la communication orale, et des techniques d'amélioration du taux de réponse peuvent être utilisées en complément pour réduire le nombre de sélections nécessaires. Ces techniques comprennent des outils « prédictifs », grâce auxquels l'utilisateur se voit proposer des suggestions pour les mots ou expressions qu'il est en train de composer, et des « codages », grâce auxquels des messages plus longs sont récupérés à l'aide d'un code préenregistré.

L'évaluation des capacités d'un utilisateur et ses besoins en communication améliorée et alternative nécessitent un bilan moteur, visuel, cognitif, ainsi qu’une évaluation de ses forces et faiblesses en matière de langage et de communication. L'évaluation nécessite la collaboration des membres de la famille, notamment en cas d'intervention précoce. Il est nécessaire de centrer l’approche sur la famille en respectant ses particularités ethniques et ses croyances. Des études démontrent que l'utilisation de la CAA n’entrave pas le développement de la parole, et peut conduire à une augmentation modeste de la production orale. Les utilisateurs qui ont grandi en utilisant la CAA font preuve d’un niveau satisfaisant en matière relationnelle et d’activité quotidienne, mais ils peuvent avoir un faible niveau d’alphabétisation et ont une faible probabilité d’avoir un emploi.

Objet[modifier | modifier le code]

La communication améliorée et alternative est utilisée par des individus pour compenser de graves déficiences orthophoniques, qu’il s’agisse de l'expression ou de la compréhension du langage parlé ou écrit[2]. Les personnes utilisant la CAA incluent celles atteintes de diverses maladies congénitales comme la paralysie cérébrale, l'autisme[note 1], la déficience intellectuelle, ou acquises telles que la sclérose latérale amyotrophique, les lésions cérébrales traumatique et l'aphasie[3]. La prévalence des cas d’utilisation rencontrés dans les études sur le handicap varie selon les pays et l'âge des personnes handicapées interrogées, mais typiquement on considère qu’entre 0,1 à 1,5 % de la population présente de telles déficiences de langage et qu’elles ont de la difficulté à se faire comprendre, et qu'elles pourraient donc bénéficier de la CAA[4]. On estime que 0,05 % des enfants et adolescents auraient besoin d’outils de haute technologie de la CAA[5]. Des films primés tels que My Left Foot et Le Scaphandre et le papillon, basés sur des livres écrits par des utilisateurs de la CAA, respectivement Brown Christy, victime de paralysie spasmodique et Jean-Dominique Bauby, atteint du Syndrome d'enfermement, ont permis de faire connaitre à un plus large public les conditions de vie de ce type d’utilisateur[6],[7],[8].

La CAA a été dénommée à l'origine « augmentative communication » en anglais (« suppléance à la communication ») ce terme servait à indiquer que de tels systèmes de communication étaient conçus pour compléter la parole naturelle plutôt que pour la remplacer. L'ajout de la notion de « alternative » vint plus tard, quand il devint évident que, pour certaines personnes, des systèmes non-vocaux étaient leur seul moyen de communication possible[9]. Les utilisateurs recourent généralement à un éventail de stratégies de communication assistée et spontanée, selon les partenaires de la communication et du contexte[10].

La communication améliorée et alternative est l'un des éléments de communication définis par l'article 2 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, aux côtés des langues, de l'affichage de texte, du braille, de la communication tactile, de l'utilisation de gros caractères et des technologies de l'information et de la communication accessibles[11].

Formes de la CAA[modifier | modifier le code]

CAA sans assistance technique[modifier | modifier le code]

Photo de mains représentant le mot «interprète» en langue des signes québécoise : les pouces et index des mains forment deux pinces fermées, qui se rejoignent.
Représentation du mot «interprète» en langue des signes québécoise

Les systèmes de CAA sans assistance technique sont ceux qui ne nécessitent pas d’outil externe[note 2]. Ils comprennent notamment l'expression du visage, les vocalisations, les gestes, les langues des signes et autres systèmes de signe[12],[13]. Les vocalisations informelles et des mouvements comme le langage corporel et les expressions faciales font partie de la communication naturelle, et ces signaux peuvent être utilisés par les personnes handicapées profondes[14].

Il existe des codes gestuels plus formalisés qui comblent l’absence de structuration de la communication spontanée. Par exemple, le code Amer-Ind est basé sur la langue des signes des Indiens des Plaines ; il a été utilisé avec des enfants souffrant de handicaps profonds, et des adultes présentant une grande variété de diagnostics, y compris la démence, l'aphasie et la dysarthrie[15]. Les avantages des gestes et de la pantomime est qu'ils sont toujours disponibles pour l'utilisateur, généralement compris par un interlocuteur avisé, et constituent des moyens efficaces de communication[16].

En revanche, les langues des signes ont une base linguistique qui permet l'expression d'un nombre illimité de messages[15]. Il existe deux approches sur la façon de « signer » : la première consiste à coder une langue existante, la seconde constitue une langue à part entière[17]. Signing Exact English (Langue des signes en anglais exact) peut être considérée comme l'exemple le plus largement utilisé de la première et la langue des signes américaine comme un exemple classique de la seconde[17]. « Signer »[note 3] est utilisé seul ou en conjonction avec la parole pour soutenir la communication avec des personnes ayant une variété des troubles[18]. Les formes précises des mains et les mouvements de signe et le geste exigent que l’utilisateur dispose de suffisamment de motricité fine et de capacités de planification motrice[19]. Les langues des signes exigeant une coordination motrice plus fine, elles sont moins transparentes que les codes gestuels tels que l'Amer-Ind ; ce facteur limite le nombre de personnes capables de comprendre sans formation les messages émis[20],[21],[22].

CAA techniquement assistée[modifier | modifier le code]

Tableau de quatre lignes et cinq colonnes, comportant un mot imprimé et une icône dans chaque cellule.
Exemple d'aide basse technologie : carte de communication, montrant différentes catégories d'aliments.
Dispositif électronique d'environ 20 cm de diagonale, avec écran tactile montrant des symboles de communication, mais sans clavier.
Exemple d'aide haute technologie : dispositif de génération de discours, avec affichage en grille des catégories disponibles

Une aide technique à la CAA est un dispositif, qu’il soit électronique ou non, utilisé pour transmettre ou recevoir des messages[4]. Il en existe une large gamme, depuis les livres de communication jusqu’aux systèmes générateurs de synthèse vocale[12]. Compte tenu de la grande variété des compétences, des difficultés et des besoins de communication des utilisateurs de CAA, il est nécessaire d’avoir une gamme toute aussi variée de supports et de systèmes de communication[23].

Basses technologies[modifier | modifier le code]

Les aides à la communication basse technologie ou low-tech sont définies comme n'ayant pas besoin de piles, d’électricité ou d'électronique. Ce sont souvent des cartes de communication très simples ou des livres, à partir desquels l'utilisateur sélectionne des lettres, des mots, des phrases, des images et/ou des symboles pour communiquer un message[24]. Selon leurs capacités physiques et leurs limites, les utilisateurs peuvent indiquer le message approprié avec une partie du corps, un pointeur lumineux, la direction du regard, ou encore grâce à une baguette frontale ou pilotée par la bouche. Ils peuvent aussi indiquer « oui » ou « non » alors qu'un auditeur parcourt les options possibles[25].

High-tech[modifier | modifier le code]

Les aides High-tech en CAA permettent le stockage et la récupération de messages électroniques, la plupart permettant à l'utilisateur de communiquer en utilisant la synthèse vocale[26]. De tels dispositifs sont connus en tant que « speech generating devices «  (SGD - dispositifs générateurs de parole) ou de voice output communication aids (VOCA - aide à la communication par sortie vocale)[27]. Les émissions d'un tel dispositif ou périphérique peuvent être numérisées et/ou de synthèse : les systèmes numérisés restituent des mots ou des phrases généralement plus intelligibles, tandis que les discours synthétisés, qui font appel à des logiciels de conversion du texte en discours oral, peuvent être plus durs à comprendre, mais ils permettent à l'utilisateur d'épeler des mots et d’émettre de nouveaux messages[27],[28].

Les systèmes high-tech peuvent être des dispositifs dédiés, mis au point uniquement pour la CAA, ou des systèmes génériques, comme c’est le cas de ceux qui nécessitent un logiciel additif pour leur permettre de fonctionner en tant que dispositifs de CAA[26],[29]. Ils peuvent être statiques ou dynamiques. Les appareils de communication statiques sont dotés de piles de feuilles de papier présentant chacune des symboles de positions fixes, les feuilles de papier étant changées manuellement. Pour augmenter le vocabulaire disponible, certains dispositifs statiques disposent de plusieurs niveaux, avec des mots différents apparaissant à chacun de ces niveaux[30]. Sur les dispositifs de CAA dynamiques, l'utilisateur peut modifier les symboles disponibles en utilisant des liens pour naviguer vers les pages de vocabulaire et de messages appropriées[31],[32].

Les appareils de haute technologie varient en fonction de leur mémoire (et donc de la quantité d'informations qu'ils peuvent stocker), ainsi que leur taille, leur poids et donc leur portabilité[33]. Les méthodes d'accès dépendent des capacités de l'utilisateur, et peuvent inclure l'utilisation de la sélection directe des symboles sur l'écran ou le clavier avec une partie du corps, un pointeur, une souris adaptée ou une manette de jeu ; la sélection indirecte utilise des balayages par scanner, et des choix par commutateurs[29],[34]. Les appareils avec sortie vocale offrent à leurs utilisateurs de plus grandes capacités de communication, avec l'avantage de pouvoir communiquer y compris avec des interlocuteurs situés à distance[35]. Cependant, ils exigent habituellement d’être programmés[35] et ont tendance à ne pas être fiables. Pour cette raison, il est conseillé de prévoir des systèmes de remplacement de type basse technologie, en cas de panne[29],[36],[37].

Symboles[modifier | modifier le code]

Symbole Bliss représentant le mot « gouverner ». En haut, lettre v renversée, indice grammatical de verbe. En bas à gauche : partie supérieure d'un demi-cercle, prolongé par une flèche vers la gauche. En bas à gauche : forme évoquant la lettre P, ou un drapeau, posé sur un trait formant socle
Ce symbole (Blissymbole) représente le mot « gouverner ». Le V" inversé indique que le symbole est un verbe.

Les symboles utilisés sur les systèmes de CAA de haute et de basse technologie peuvent être de type graphique, sonore, gestuelle ou texturaux, afin de représenter des objets, des actions et des concepts[38]. Pour les utilisateurs ayant des compétences en lecture/écriture, les deux types d’appareils à faible et haute technologie peuvent utiliser des symboles basés sur l’alphabet : lettres isolées, mots entiers ou des parties de celui-ci. Avec des systèmes basse technologie, l’interlocuteur doit interpréter les symboles choisis alors qu’un système haute-technologie est capable de restituer à voix haute le message créé[39]. Plusieurs jeux de symboles graphiques de grande taille ont été développés ; il s'agit notamment des symboles Bliss, qui possèdent des caractéristiques linguistiques telles qu’indicateurs grammaticaux et ceux, plus idéographiques de marque Picture Communication Symbols (PCS), qui ne présentent pas ces indices grammaticaux[40],[41]. Les symboles tactiles sont des objets texturés, des objets réels ou des parties d'objets réels, qui sont utilisés comme symboles de communication en particulier pour les personnes ayant une déficience visuelle et/ou d'importantes déficiences intellectuelles[42],[43]. Les symboles auditifs tels qu'une sélection de mots oralisés ou le code Morse peuvent également être intégrés dans l’assistance technique pour les personnes malvoyantes[42],[44],[45].

Le choix des symboles et des aspects de leur présentation, comme la taille et le fond, dépendent des préférences de l’utilisateur, mais aussi de ses compétences linguistiques, visuelles et cognitives[42],[43],[46].

Les progrès technologiques ont considérablement amélioré les modes de sélection disponibles pour les personnes ayant une déficience de communication[47]. En « sélection directe », la sélection se fait en pointant sur le symbole désiré, grâce à un doigt ou un pointeur de substitution, comme le regard, une baguette frontale, une souris contrôlée par la tête ou le regard. Pour pallier des difficultés de contrôle moteur, certains utilisateurs utilisent des stratégies d'activation alternatives ; par exemple, dans le cas de l’« activation temporisée », l'utilisateur conserve la sélection du symbole pour une période de temps prédéterminée jusqu'à ce qu'il soit reconnu par le système. Avec l'« activation par abandon », la sélection de l'option ne se fait que lorsque la personne abandonne le contact avec l'écran[48].

L’activation directe d'un système de CAA est généralement le premier mode d'accès choisi, car il est plus rapide et plus facile sur le plan cognitif[49]. Ceux qui sont incapables d’y recourir peuvent utiliser la sélection indirecte ou « par balayage ». Dans cette méthode, les éléments affichés pour la sélection sont « balayés » tout à tour, le balayage pouvant être visuel, avec mise en évidence des symboles par éclairage, surbrillance, et/ou encadrement, ou encore auditifs, que les sons proviennent de l’interlocuteur ou d’un système d’aide technologique. Lorsque le message désiré est atteint, l'utilisateur indique son choix en utilisant une technique de sélection alternative comme un commutateur, une vocalisation ou un geste[50],[51].

Modes d'accès et de sélection[modifier | modifier le code]

Un utilisateur en chaise roulante fait face à un interlocuteur qui tient un tableau en matière plastique transparente entre eux, les lettres de l'alphabet et des messages sont imprimés sur des cartons disposés sur le pourtour du tableau
Un sujet utilise la direction du regard pour indiquer ses choix sur un support de communication transparent à base de lettres. Il s'agit d'une forme de « Sélection directe ».

Il existe différents modes d’accès par balayage : en « balayage circulaire », les éléments sont affichés dans un cercle et ensuite mis en évidence un par un. Ce mode de balayage est souvent proposé en premier aux enfants ou aux utilisateurs débutants, car il est le plus facile à comprendre. Dans le « balayage linéaire », les symboles sont organisés en rangées et sont balayés un par un jusqu'à ce que le choix soit fait. Bien que plus exigeant que le balayage circulaire, il est encore facile à apprendre. Enfin, dans le « balayage par groupe d’articles », les éléments sont regroupés et les groupes analysés successivement. Une fois qu'un groupe particulier est sélectionné, les éléments du groupe sont analysés. L'une des stratégies les plus courantes de balayage de groupe est un balayage par ligne et par colonne, où chaque ligne forme un groupe. Les lignes d'articles sont balayées et quand une ligne est sélectionnée, les éléments de la ligne sont analysés un à un jusqu'à ce qu’un message soit sélectionné[50].

En sus de ces modes d’accès, il existe trois principales techniques de contrôle de sélection de balayage. En mode « balayage automatique », l'analyse se déroule à une vitesse et selon un schéma prédéterminé, jusqu'à ce que l'utilisateur sélectionne un élément. En mode « balayage inverse », le commutateur est maintenu enfoncé pour faire avancer l'analyse, et relaché pour choisir l'item désiré. En mode « balayage par étape », l'utilisateur actionne un interrupteur pour déplacer l'indicateur au sein des articles, et un autre commutateur pour sélectionner l'élément souhaité[50].

Organisation du vocabulaire[modifier | modifier le code]

Système électronique de communication vocale avec haut-parleurs, comportant une fente pour insérer différentes cartes. Ici, la carte comporte 25 symboles issus d'un livret de lecture.
Gotalk : système statique numérisé de communication vocale à haut-parleurs, s'appuyant sur un livret de lecture (ici, vocabulaire classé par activités).

Par organisation du vocabulaire, il est fait référence à la façon dont les images, les mots, ou les phrases sont affichés sur le système de communication[52]. D'une façon générale, l'objectif est de faciliter une communication efficiente et efficace, surtout lorsque le système de CAA utilisé contient un grand nombre de symboles[22].

Les livrets et autres dispositifs de communication sont souvent présentés sous forme de grille[53]. Les éléments de vocabulaire qui y sont affichés peuvent être classés par ordre des mots, par fréquence d'utilisation ou par catégories. Dans l'organisation par « clés de Fitzgerald », les symboles des différentes classes sémantiques et syntaxiques sont organisés en groupes de gauche à droite afin de faciliter la construction des phrases[54]. La recherche ayant montré que les enfants et les adultes utilisent fréquemment un petit corpus de mots[55],[56], dans une organisation de type vocabulaire de base - vocabulaire étendu, les mots et les messages les plus utilisés apparaissent en page principale. Le vocabulaire étendu, soit les mots et les messages plus rarement utilisés ou qui sont spécifiques à une personne, apparaissent sur des pages secondaires[57]. Les symboles peuvent également être organisés par catégories, qui regroupent alors ensemble des personnes, des lieux, des sentiments, des aliments, des boissons, et des mots d'action[53]. Une autre forme d'organisation des grilles regroupe le vocabulaire en fonction d’activités spécifiques[58]. Chaque écran contient certains symboles représentant des personnes, des lieux, des objets, des sentiments, des actions ou autres items pertinents propres au vocabulaire utilisé dans une activité ou une routine donnée[59].

Stratégies d'amélioration des taux de réponse[modifier | modifier le code]

La communication améliorée et alternative est généralement beaucoup plus lente que la parole[60], les utilisateurs produisant généralement de 8 à 10 mots par minute[47]. Des stratégies d'amélioration du taux de réponse peuvent augmenter le nombre de mots produits à 12-15 mots par minute[47], et par la suite améliorer l'efficacité de la communication. Il y a deux options principales pour augmenter la vitesse de communication : l’encodage et la prédiction[60].

L’encodage est une technique permettant à un utilisateur de CAA de produire un mot entier, phrase ou expression en utilisant seulement une ou deux activations de son système de CAA[60]. Dans le codage numérique, alphanumérique, et alphabétique (également connu sous le terme d’expansion des abréviations), les mots et les phrases sont codés par des séquences de lettres et de chiffres. Par exemple, le code «HH» peut ramener « Bonjour, comment vas-tu? ». Dans les stratégies d'encodage d’images, tels que le compactage sémantique, des images (pictogrammes) sont combinées en une séquence pour produire des mots ou des phrases[61].

La prédiction est une stratégie d'amélioration de vitesse dans laquelle le dispositif tente de prédire la lettre, le mot ou la phrase en cours d'écriture par l'utilisateur. L'utilisateur peut alors sélectionner le bon pronostic sans avoir à écrire le mot entier. Les logiciels de prédiction de mots peuvent déterminer les mots à prédire en fonction de leur fréquence dans la langue, de leur association avec d'autres mots, des choix passés de l'utilisateur, ou de la cohérence grammaticale[60],[61].

Évaluation et mise en œuvre d'un système de CAA[modifier | modifier le code]

Une évaluation des capacités de l'utilisateur, de ses limites et de ses besoins de communication est nécessaire pour sélectionner les techniques d'AAC appropriées. Le but de cette évaluation est d'identifier des approches de CAA potentielles qui peuvent combler les écarts entre son niveau de communication actuel, et ses besoins actuels ou futurs[62]. Les évaluations préalables en matière de communication assistée sont souvent menées par des équipes spécialisées transverses qui peuvent inclure un orthophoniste, un ergothérapeute, un spécialiste de la réadaptation, un physiothérapeute, un travailleur social et un médecin[63],[64]. Les utilisateurs, les membres de la famille et les enseignants sont également des membres clés de l'équipe de décision[64],[65]. Une sensibilité à la diversité culturelle et le respect de ses différentes valeurs contribue à l'adhésion de la famille et à la sélection du système le plus approprié. Pour les membres de certains groupes culturels en effet, l'utilisation d'un dispositif de CAA augmente la visibilité du handicap et est donc considéré comme stigmatisante[66].

Les capacités motrices de l'utilisateur, ses compétences et ses besoins de communication, ses connaissances et sa vision sont évalués afin de déterminer l'outil le plus approprié de système de communication[64]. Selon son état physique, des recommandations sur une méthode alternative d'accès, un changement de la façon de s'asseoir ou de se positionner, la mise en place de systèmes élévateurs, et/ou des adaptations des aides à la communication peuvent être nécessaires. Par exemple, un personne dont le bras serait sujet à des mouvements spasmodiques pourrait nécessiter la mise en place de « gardes-corps », afin de limiter les accès non souhaités au haut du clavier ou de l'écran tactile. Les besoins et les capacités de la personne déterminent les symboles choisis et leur organisation, l'objectif étant que le système de communication puisse être utilisé aussi efficacement que possible dans des contextes différents, avec différents partenaires de communication, et à différentes fins sociales[63],[5].

Résultats[modifier | modifier le code]

Production orale[modifier | modifier le code]

Plusieurs études ont montré que l'utilisation de l'AAC n’entrave pas le développement du langage chez les individus atteints d'autisme ou de troubles du développement, et en fait peut donner lieu à l’observation de gains modestes[67],[68]. Une revue de recherches faite en 2006, portant sur 23 études d'intervention en CAA a trouvé des gains dans la production de la parole dans 89 % des cas étudiés, le reste ne présentant aucune modification[68]. Une revue d’études descriptive focalisée sur le Picture Exchange Communication System (PECS) a montré que plusieurs d’entre elles rapportent une augmentation de la production langagière, souvent pendant les phases les plus tardives, tandis qu'une seule note l’absence ou le caractère minime d’effet[69].

Les chercheurs émettent l'hypothèse que l'utilisation d'un dispositif de CAA soulagerait la pression d'avoir à parler, permettant à l'individu de se concentrer sur la communication, et que la réduction du stress psychologique rend plus facile la production de parole[70]. D'autres spéculent que, dans le cas de systèmes de synthèse vocale, le modèle d’une sortie parlée conduit à une augmentation de la production de la parole[71].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les mécanismes de survenance de l'autisme ne sont pas encore connus de manière fiable ; l'autisme est classé ici comme maladie congénitale par simple convention de traduction de l'article Wikipedia en langue anglaise, sans préjuger de sa nature réelle
  2. mais qui peuvent nécessiter l’assistance d’autres humains, appelés « interfaces » humaines, tels que : traducteurs de la langue des signes, spécialistes en lecture labiale, etc.
  3. « Signer » est le verbe utilisé au sens de « communiquer en langue des signes »

Références[modifier | modifier le code]

  1. en:Switch access scanning
  2. (en) American Speech-Language-Hearing Association., « Roles and Responsibilities of Speech-Language Pathologists With Respect to Augmentative and Alternative Communication: Position Statement », sur asha.org, (consulté le 23 janvier 2009)
  3. Fossett et Mirenda 2009, p. 330
  4. a et b Beukelman et Mirenda 2005, p. 4-5
  5. a et b Gross 2010
  6. Glennen 1997, p. 7
  7. LaPointe 2009
  8. Walling 1995
  9. Vanderheiden 2002
  10. Fossett et Mirenda 2009, p. 331
  11. Convention relative aux droits des personnes handicapées, Article 2, Définitions
  12. a et b Mirenda 2003
  13. Beukelman et Mirenda 2005, p. 36
  14. Beukelman et Mirenda 2005, p. 38-42, 283-284
  15. a et b Beukelman et Mirenda 2005, p. 42-44
  16. Lloyd, Quist et Windsor 1990
  17. a et b Millikin 1997, p. 103-107
  18. Beukelman et Mirenda 2005, p. 43-51
  19. Cumley et Swanson 1999, p. 103-107
  20. Daniloff, Lloyd et Fristoe 1983
  21. Daniloff et Vergara 1984
  22. a et b Beukelman et Mirenda 2005, p. 107-110
  23. Gillam, Marquardt et Martin 2000
  24. Millar et Scott 1998, p. 4
  25. Scott 1998, p. 13-15
  26. a et b Glennen 1997, p. 62-63
  27. a et b Schlosser, Blischak et Koul 2003
  28. Beukelman et Mirenda 2005, p. 105-106
  29. a, b et c Jans et Clark 1998, p. 37-38
  30. Beukelman et Mirenda 2005, p. 84
  31. Hochstein et McDaniel 2004
  32. Beukelman et Mirenda 2005, p. 85
  33. Glennen 1997, p. 59-60
  34. Jans et Clark 1998, p. 69-74
  35. a et b Glennen et DeCoste 1997, p. 382
  36. Smith et Connolly 2008
  37. Shepherd et al. 2009
  38. Fossett et Mirenda 2009, p. 330,334
  39. Hazel et Cockerill 2001, p. 166-167, 172-173
  40. Huer 2000
  41. Glennen 1997, p. 118-120
  42. a, b et c Beukelman et Mirenda 2005, p. 51-53
  43. a et b Hazel et Cockerill 2001, p. 169
  44. Fleming et al. 2003
  45. Silverman 1995
  46. Williams 2002
  47. a, b et c Higginbotham et al. 2007
  48. Beukelman et Mirenda 2005, p. 96-97
  49. Beukelman et Mirenda 2005, p. 102-103
  50. a, b et c Beukelman et Mirenda 2005, p. 97-101
  51. Glennen 1997, p. 73
  52. Blackstone 1993
  53. a et b Beukelman et Mirenda 2005, p. 336
  54. Brandenberg et Vanderheiden 1988, p. 84–135
  55. Beukelman, Jones et Rowan 1989
  56. Marvin, Beukelman et Bilyeu 1994
  57. Beukelman et Mirenda 2005, p. 30-32
  58. Beukelman et Mirenda 2005, p. 336-338
  59. Drager, Light et Speltz 2003
  60. a, b, c et d University of Washington 2009
  61. a et b Venkatagiri 1995
  62. Fossett et Mirenda 2009, p. 331-332
  63. a et b Beukelman et Mirenda 2005, p. 118-125
  64. a, b et c Mineo 1990
  65. Parette, Brotherson et Huer 2000
  66. Beukelman et Mirenda 2005, p. 152-154
  67. Schlosser et Wendt 2008
  68. a et b Millar, Light et Schlosser 2006
  69. Preston et Carter 2009
  70. Schlosser et Lloyd 2003
  71. Cress et Marvin 2003

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En langue française[modifier | modifier le code]

  • Agefiph, Guide de la compensation du handicap dans l'insertion professionnelle, 2007, [PDF]
  • Catherine Binon, l'accessibilité socio-cognitive : apports de l'ergonomie dans la conception d'environnements capacitants, Actes, SELF, 2013.
  • Stéphane Rauzy, « Le moteur de prédiction de mots de la Plateforme de Communication Alternative », Traitement Automatique des Langues, vol. 48, no 2,‎ , p. 47-70 (résumé, lire en ligne)
  • Stephane Rauzy, « PCA : Un système de communication alternative évolutif et réversible », Actes, ISAAC,‎ , p. 1-9 (résumé, lire en ligne)
  • Jeff Sigafoss, Ralf W. Schlosser, Dean Sutherland - Center for International Rehabilitation Research Information and Exchange, « La communication améliorée et alternative », sur cirrie.buffalo.edu (consulté le 12 mai 2013)

En anglais et autres langues[modifier | modifier le code]

  • (en) David R. Beukelman et Pat Mirenda, Augmentative & alternative communication : supporting children and adults with complex communication needs, Brookes, , 593 p. (ISBN 978-1-55766-684-0) Ré-édition 2013 (ISBN 9781598571967)
  • (en) Brenda Fossett et P. Mirenda, Handbook of Developmental Disabilities, Guilford Press, , 330–366 p. (ISBN 978-1-60623-248-4, lire en ligne), « Augmentative and Alternative Communication »
  • (en) G. Lindsay, J. Dockrell, M. Desforges., J. Law et N. Peacey, « Meeting the needs of children and young people with speech, language and communication difficulties », International Journal of Language & Communication Disorders, vol. 45, no 4,‎ , p. 448 (DOI 10.3109/13682820903165693)
  • (en) J. Gross, Augmentative and alternative communication: a report on provision for children and young people in England, Office of the Communication Champion, (lire en ligne)
  • (en) Sharon L. Glennen et Denise C. DeCoste, Handbook Of Augmentative And Alternative Communication, Singular Publishing Group, (ISBN 1-56593-684-1, lire en ligne)
    • Chapitre 1 : (en) Sharon L. Glennen, « Introduction to Augmentative and Alternative Communication Systems », dans , , p. 3-20
    • Chapitre 3 : (en) Sharon L. Glennen, « Augmentative and Alternative Communication Systems », dans , , p. 59-96
    • Chapitre 4 : (en) C. C. Millikin, « Symbol Systems and Vocabulary Selection Strategies », dans , , p. 97–148
    • Chapitre 11 : (en) Cynthia R. Weitz, Mark E. Dexter et Jacquelyne R. Moore, « AAC and children with developmental disabilities », dans , , chap. 11, p. 395-431
    • Chapitre 14 : (en) Dianne H. Angelo, « AAC in the family and home », dans , , p. 523-541
  • (en) American Speech-Language-Hearing Association., « Roles and Responsibilities of Speech-Language Pathologists With Respect to Augmentative and Alternative Communication: Position Statement », sur asha.org, (consulté le 23 janvier 2009)
  • (en) M. Andrews-Salvia, N. Roy et R. M. Cameron, « Evaluating the effects of memory books for individuals with severe dementia », Journal of Medical Speech-Language Pathology, vol. 11, no 1,‎ , p. 51–59 (ISSN 1065-1438, lire en ligne)
  • (en) L. Armstrong, D. Jans et A. MacDonald, « Parkinson's disease and aided AAC: some evidence from practice », International Journal of Language & Communication Disorders, vol. 35, no 3,‎ , p. 377–389 (DOI 10.1080/136828200410636)
  • (en) S. Ashraf, A. Judson, I. W. Ricketts, A. Waller, N. Alm, B. Gordon, F. MacAulay, J. K. Brodie, M. Etchels, A. Warden et A. J. Shearer, Capturing phrases for ICU-Talk, a communication aid for intubated intensive care patients, New York, (ISBN 1-58113-464-9)
  • (en) L. J. Ball, « Adults with Acquired Physical Disabilities », dans David Beukelman et P. Mirenda, Augmentative & alternative communication: supporting children & adults with complex communication needs, Baltimore, Paul H. Brookes Publishing Company, , 3e éd. (ISBN 978-1-55766-684-0)
  • (en) Mark L. Batshaw et B. Shapiro, Children with disabilities, Baltimore, Paul H. Brookes Publishing Company, , 5e éd. (ISBN 0-86433-137-1)
  • (en) David R. Beukelman, G. H. Kraft et J. Freal, « Expressive communication disorders in persons with multiple sclerosis: a survey », Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, vol. 66, no 10,‎ , p. 675–7 (PMID 4051708)
  • (en) David R. Beukelman, R. S. Jones et M. Rowan, « Frequency of word usage by nondisabled peers in integrated preschool classrooms », Augmentative and Alternative Communication, vol. 5, no 4,‎ , p. 243–248 (DOI 10.1080/07434618912331275296)
  • (en) David R. Beukelman et P. Mirenda, Augmentative & alternative communication: supporting children & adults with complex communication needs, Paul H. Brookes Publishing Company, , 3e éd. (ISBN 978-1-55766-684-0)
  • (en) David R. Beukelman, S. Fager, L. Ball et A. Dietz, « AAC for adults with acquired neurological conditions: A review », Augmentative and Alternative Communication, vol. 23, no 3,‎ , p. 230–242 (PMID 17701742, DOI 10.1080/07434610701553668)
  • (en) Rolf Black, Reddington, J.; Reiter, E. R.; Tintarev, N.; Waller, A. (2010). « Using NLG and sensors to support personal narrative for children with complex communication needs » Association for Computational Linguistics Proceedings of the Workshop on Speech and Language Processing for Assistive Technologies (SLPAT), Human Language Technologies: 1-9, Association for Computational Linguistics. 
  • (en) Sarah Blackstone, « Cultural sensitivity and AAC services », Augmentative Communication News, vol. 16, no 2,‎ , p. 3–5 (lire en ligne)
  • (en) Sarah Blackstone, « Clinical news: Visual scene displays », RERC on Communication Enhancement, vol. 1, no 2,‎ , p. 1–8 (lire en ligne)
  • (en) D. M. Blischak, « Thomas the writer: Case study of a child with severe speech and physical impairments », Language, Speech, and Hearing Services in Schools, vol. 25,‎ , p. 11–20 (ISSN 1558-9129, lire en ligne)
  • (en) J. Bornman, E. Alant et E. Meiring, « The use of a digital voice output device to facilitate language development in a child with developmental apraxia of speech: a case study », Disability and Rehabilitation, vol. 23, no 14,‎ , p. 623–634 (PMID 11697460, DOI 10.1080/09638280110036517)
  • (en) M. S. Bourgeois, « Effects of memory aids on the dyadic conversation of individuals with dementia », Journal of Applied Behavior Analysis, vol. 26, no 1,‎ , p. 77–87 (PMID 8473260, PMCID 1297721, DOI 10.1901/jaba.1993.26-77)
  • (en) M. S. Bourgeois, K. Dijkstra, L. Burgio et R. Allen-Burge, « Memory aids as an augmentative and alternative communication strategy for nursing home residents with dementia », Augmentative and Alternative Communication, vol. 17, no 3,‎ , p. 196–210 (ISSN 0743-4618, DOI 10.1080/714043383, lire en ligne)
  • (en) S. Brandenberg et G. Vanderheiden, « Communication board design and vocabulary selection », dans Bernstein, L., The vocally impaired: Clinical practice and research, Needham Heights, Allyn & Bacon, , 3e éd. (ISBN 0-8089-1908-3)
  • (en) C. Brown, My left foot, Minerva, (ISBN 978-0-7493-9177-5)
  • (en) Diane Nelson Bryen1, Blyden B. Potts2 et Allison C. Carey2, « So you want to work? What employers say about job skills, recruitment and hiring employees who rely on AAC », informahealthcare, vol. 23, no 2,‎ , p. 126-139 (DOI 10.1080/07434610600991175)
  • (en) J. Cafiero, Meaningful Exchanges for People with Autism: An Introduction to Augmentative & Alternative Communication, Bethesda, Woodbine House, (ISBN 1-890627-44-5)
  • (en) M. A. Cheslock, A. Barton-Hulsey, M. A. Romski et R. A. Sevcik, « Using a speech-generating device to enhance communicative abilities for an adult with moderate intellectual disability », Intellectual and Developmental Disabilities, vol. 46, no 5,‎ , p. 376–386 (PMID 19090639, DOI 10.1352/2008.46:376-386)
  • (en) H. M. Chiang et Y. H. Lin, « Expressive Communication of Children with Autism », Journal of Autism and Developmental Disorders, vol. 38, no 3,‎ , p. 538–545 (PMID 17674174, DOI 10.1007/s10803-007-0423-z)
  • (en) M. Clarke et R. Wilkinson, « Interaction between Children with Cerebral Palsy and their Peers », Augmentative and Alternative Communication, vol. 23, no 4,‎ , p. 336–348 (PMID 17999246, DOI 10.1080/07434610701390350)
  • (en) A. M. Cook, « It's Not About the Technology, or is It? Realizing AAC Through Hard and Soft Technologies », Perspectives on Augmentative and Alternative Communication, vol. 20, no 2,‎ , p. 64 (DOI 10.1044/aac20.2.64.)
  • (en) J. E. Cosbey et S. Johnston, « Using a single-switch voice output communication aid to increase social access for children with severe disabilities in inclusive classrooms », Research and Practice for Persons with Severe Disabilities, vol. 31,‎ , p. 144–156 (DOI 10.5555/rpsd.31.2.144)
  • (en) E. Crais, « Moving from "parent involvement" to family centered services », American Journal of Speech-Language Pathology, vol. 1,‎ , p. 5–8 (lire en ligne)
  • (en) R. Creech, « 2004 Edwin and Esther Prentke AAC Distinguished Lecture », AAC Institute,
  • (en) C. J. Cress et C. A. Marvin, « Common Questions about AAC Services in Early Intervention », Augmentative and Alternative Communication, vol. 19, no 4,‎ , p. 254–272 (DOI 10.1080/07434610310001598242)
  • (en) G. Cumley et S. Swanson, « Augmentative and Alternative Communication Options for Children with Developmental Apraxia of Speech: Three Case Studies », Augmentative and Alternative Communication, vol. 15, no 2,‎ , p. 110–125 (DOI 10.1080/07434619912331278615)
  • (en) J. K. Daniloff, L. L. Lloyd et M. Fristoe, « Amer-Ind Transparency », Journal of Speech and Hearing Disorders, vol. 48, no 1,‎ , p. 103–10 (PMID 6620986)
  • (en) J. K. Daniloff et D. Vergara, « Comparison between the Motoric Constraints for Amer-Ind and ASL Sign Formation », Journal of Speech and Hearing Research, vol. 27, no 1,‎ , p. 76–88 (ISSN 1558-9102, PMID 6717011, lire en ligne)
  • L. A. Dinnebeil, L. M. Hale et S. Rule, « A qualitative analysis of parents and service coordinators descriptions of variables that influence collaborative relationships », Topics in Early Childhood Special education, vol. 16, no 3,‎ , p. 322–347 (DOI 10.1177/027112149601600305)
  • (en) M. Doyle et B. Phillips, « Trends in augmentative and alternative communication use by individuals with amyotrophic lateral sclerosis », Augmentative and Alternative Communication, vol. 17, no 3,‎ , p. 167–178 (DOI 10.1080/714043381, lire en ligne)
  • (en) K. D. R. Drager, J. C. Light, R. Carlson, K. d'Silva, B. Larsson, L. Pitkin et G. Stopper, « Learning of Dynamic Display AAC Technologies by Typically Developing 3-Year-Olds: Effect of Different Layouts and Menu Approaches », Journal of Speech, Language, and Hearing Research, vol. 47, no 5,‎ , p. 1133–1148 (DOI 10.1044/1092-4388(2004/084))
  • (en) K. Drager, J. Light et J. Speltz, « The performance of typically developing 2½-year-olds on dynamic display AAC technologies with different system layouts and language organizations », Journal of Speech, Language, and Hearing Research, vol. 46, no 2,‎ , p. 298–312 (DOI 10.1044/1092-4388(2003/024))
  • (en) J. Duffy, Motor Speech Disorders: Substrates, Differential Diagnosis and Management, Rochester, Elsevier Mosby, , 2e éd. (ISBN 0-8016-6944-8)
  • (en) R. Ebert, « Finding my own voice », Chicago Sun-Times,‎ (lire en ligne)
  • (en) K. A. Erickson et D. Koppenhaver, « Developing a literacy program for children with severe disabilities », The Reading Teacher, vol. 48, no 8,‎ , p. 676–684 (JSTOR 20201533)
  • S. Fager, D. Beukelman, R. Karantounis et T. Jakobs, « Use of safe-laser access technology to increase head movement in persons with severe motor impairment: A series of case reports », Augmentative and Alternative Communication, vol. 22, no 3,‎ , p. 222–229 (PMID 17114165, DOI 10.1080/07434610600650318)
  • S. Fager, K. Hux, D. R. Beukelman et R. Karantounis, « Augmentative and Alternative Communication use and acceptance by adults with Traumatic Brain Injury », Augmentative and Alternative Communication, vol. 22, no 1,‎ , p. 37–47 (PMID 17114157, DOI 10.1080/07434610500243990)
  • (en) K. Fallon, J. Light et A. Achenbach, « The semantic organization patterns of young children: Implications for augmentative and alternative communication », Augmentative and Alternative Communication, vol. 19, no 2,‎ , p. 74–85 (DOI 10.1080/0743461031000112061)
  • (en) K. A. Fallon, J. Light, D. McNaughton, K. Drager et C. Hammer, « The effects of direct instruction on the single-word reading skills of children who require augmentative and alternative communication », Journal of Speech, Language, and Hearing Research, vol. 47, no 6,‎ , p. 1424–1439 (DOI 10.1044/1092-4388(2004/106))
  • (en) B. Fleming, A. Lin, B. Phillips, K. Caves et M. Cotts, « Morse Code Demystified: A Powerful Alternative for Access to AAC and Computers », sur csun.edu,
  • M. Fried-Oken, C. Rowland, G. Baker, M. Dixon, C. Mills, D. Schultz et B. Oken, « The Effect of Voice Output on AAC-Supported Conversations of Persons with Alzheimer's Disease », ACM Transactions on Accessible Computing, vol. 1, no 3,‎ , p. 1–11 (DOI 10.1145/1497302.1497305)
  • (en) L. E. Fox et M. Fried-Oken, « AAC aphasiology: partnership for future research », Augmentative and Alternative Communication, vol. 12, no 4,‎ , p. 257–271 (DOI 10.1080/07434619612331277718)
  • (en) K. L. Garrett et J. P. Lasker, « Adults with Severe Aphasia », dans =D. R. Beukelman et P. Mirenda, Augmentative & Alternative Communication, Baltimore, Paul H. Brookes Publishing Company, , 3e éd. (ISBN 978-1-55766-684-0)
  • (en) R. B. Gillam, T. P. Marquardt et F. N. Martin, Communication sciences and disorders: from science to clinical practice, Jones & Bartlett Learning, (ISBN 978-0-7693-0040-5)
  • B. Hamm et P. Mirenda, « Post-school quality of life for individuals with developmental disabilities who use AAC », Augmentative and Alternative Communication, vol. 22, no 2,‎ , p. 134–147 (PMID 17114171, DOI 10.1080/07434610500395493)
  • (en) G. Hazel et H. Cockerill, « Communication Resources », dans L. Carroll-Few et H. Cockerill, Communicating without Speech: Practical Augmentative & Alternative Communication, High Holborn, Mac Keith Press, (ISBN 1-898683-25-5)
  • (en) O. E. Hetzroni, « AAC and literacy », Disability & Rehabilitation, vol. 26, no 21–22,‎ , p. 1305–1312 (PMID 15513730, DOI 10.1080/09638280412331280334)
  • O. E. Hetzroni et O. L. Harris, « Cultural aspects in the development of AAC users », Augmentative and Alternative Communication, vol. 12,‎ , p. 52–58 (DOI 10.1080/07434619612331277488)
  • (en) J. Higginbotham et S. Jacobs, « The Future of the Android Operating System for Augmentative and Alternative Communication », Perspectives on Augmentative and Alternative Communication, vol. 20, no 2,‎ , p. 52 (DOI 10.1044/aac20.2.52)
  • (en) J. Higginbotham, H. Shane, S. Russell et K. Caves, « Access to AAC: Present, past, and future », Augmentative and Alternative Communication, vol. 23, no 3,‎ , p. 243-257 (PMID 17701743, DOI 10.1080/07434610701571058)
  • (en) David D. Hochstein et Nettleton McDaniel, « Recognition of Vocabulary in Children and Adolescence with Cerebral Palsy », Augmentative and Alternative Communication, vol. 20, no 2,‎ , p. 45–62 (DOI 10.1080/07434610410001699708)
  • (en) J. Hourcade, T. Everhart Pilotte, E. West et P. Parette, « A History of Augmentative and Alternative Communication for Individuals with Severe and Profound Disabilities », Focus on Autism and Other Developmental Disabilities, vol. 19, no 4,‎ , p. 235-244 (DOI 10.1177/10883576040190040501)
  • M. B. Huer, « Looking through color lenses: Cultural strategies for AAC », Advance for Directors in Rehabilitation, vol. 6,‎ , p. 37–40 (lire en ligne)
  • M. B. Huer, « Examining perceptions of graphic symbols across cultures: Preliminary study of the impact of culture/ethnicity », Augmentative and Alternative Communication, vol. 16, no 3,‎ , p. 180–185 (DOI 10.1080/07434610012331279034)
  • (en) Allan Wilson, Augmentative Communication in Practice: An Introduction, University of Edinburgh, (ISBN 978-1-898042-15-0, lire en ligne)
    • Chapitre 1 : (en) S. V. Millar et J. Scott, « What is Augmentative and Alternative communication? », dans ,
    • Chapitre 2 : (en) J. Scott, « Low Tech methods of Augmentative Communication », dans ,
    • Chapitre 6 : (en) D. Jans et S. Clark, « High Technology Aids to Communication », dans ,
  • A. Kagan, S. E. Black, J. F. Duchan, N. Simmons-Mackie et P. Square, « Training volunteers as conversation partners using "Supports Conversation for Adults with Aphasia" (SCA): A controlled trial », Journal of Speech, Language, and Hearing Research, vol. 44, no 3,‎ , p. 624–638 (DOI 10.1044/1092-4388(2001/051))
  • M. Kalyanpur et B. Harry, Culture in special education: Building reciprocal family-professional relationships, Baltimore, Brookes Publishing Co, , 2e éd. (ISBN 1-55766-376-9)
  • D. Koppenhaver, D. Evans et D. Yoder, « Childhood reading and writing experiences of literate adults with severe speech and motor impairments », Augmentative and Alternative Communication, vol. 7,‎ , p. 20–33 (DOI 10.1080/07434619112331275653)
  • D. Koppenhaver, P. P. Coleman, S. L. Kalman et D. E. Yoder, « The implications of emergent literacy research for children with developmental disabilities », American Journal of Speech-Language Pathology, vol. 1, no 1,‎ , p. 38–44 (lire en ligne) (full text)
  • D. Koppenhaver et D. Yoder, « Classroom literacy instruction for children with severe speech and physical impairments (SSPI): What is and what might be », Topics in Language Disorders, vol. 13, no 2,‎ , p. 143–153 (lire en ligne)
  • (en) Leonard L. LaPointe, Journal of Medical-Speech Language Pathology: Voices: Collected Essays on Language, Laughter, and Life, Cengage Learning, (ISBN 978-1-4354-9769-6, lire en ligne), « Locked-in Syndrome », p. 9–11
  • J. Light, « Interaction involving individuals using augmentative and alternative communication systems: State of the art and future directions », Augmentative and Alternative Communication, vol. 4, no 2,‎ , p. 66–67 (DOI 10.1080/07434618812331274657)
  • DOI:10.1080/07434618912331275126
  • J. Light et K. Drager, « AAC technologies for young children with complex communication needs: State of the science and future research directions », Augmentative and Alternative Communication, vol. 23, no 3,‎ , p. 204–216 (PMID 17701740, DOI 10.1080/07434610701553635) modifier
  • J. Light et D. McNaughton, « Literacy and augmentative and alternative communication (AAC): The expectations and priorities of parents and teachers », Topics in Language Disorders, vol. 13, no 2,‎ , p. 33–46 (ISSN 0271-8294, DOI 10.1097/00011363-199302000-00005)
  • DOI:10.3109/13682820903165693
  • (en) L. Lloyd, R. Quist et J. Windsor, « A proposed augmentative and alternative communication model », Augmentative and Alternative Communication, vol. 6, no 3,‎ , p. 172 (DOI 10.1080/07434619012331275444)
  • S. K. Lund et J. Light, « Long-term outcomes for individuals who use augmentative and alternative communication: part I — What is a "good" outcome? », Augmentative and Alternative Communication, vol. 22, no 4,‎ , p. 284–99 (PMID 17127616, DOI 10.1080/07434610600718693)
  • S. K. Lund et J. Light, « Long-term outcomes for individuals who use augmentative and alternative communication: Part II – communicative interaction », Augmentative and Alternative Communication, vol. 23, no 1,‎ , p. 1–15 (PMID 17364484, DOI 10.1080/07434610600720442) modifier
  • S. K. Lund et J. Light, « Long-term outcomes for individuals who use augmentative and alternative communication: Part III – contributing factors », Augmentative and Alternative Communication, vol. 23, no 4,‎ , p. 323–335 (PMID 17852054, DOI 10.1080/02656730701189123) modifier
  • Luo, F., Higginbotham, D. J., & Lesher, G. (2007). Webcrawler: Enhanced augmentative communication. Paper presented at CSUN Conference on Disability Technology, March, Los Angeles.
  • D. Mank, A. Cioffi et P. Yovanoff, « Employment Outcomes for People with Severe- Disabilities: Opportunities for Improvement », Mental Retardation, vol. 36, no 3,‎ , p. 205–216 (ISSN 0047-6765, PMID 9638041, DOI 10.1352/0047-6765(1998)036<0205:EOFPWS>2.0.CO;2) modifier
  • Christine Marvin, David Beukelman et Denise Bilyeu, « Vocabulary-use patterns in preschool children: Effects of context and time sampling », informahealthcare, vol. 10, no 4,‎ , p. 224-236 (DOI 10.1080/07434619412331276930)
  • Mathy, K. Yorkston et Guttman, « Augmentative Communication for Individuals with Amyotrophic Lateral Sclerosis », dans Beukelman, D.; Yorkston, K.; Reichle, J., Augmentative and Alternative Communication Disorders for Adults with Acquired Neurologic Disorders, Baltimore, P. H. Brookes Pub., (ISBN 978-1-55766-473-0)
  • D. McNaughton, J. Light et L. Groszyk, « "Don't Give Up": Employment Experiences of Individuals with Amyotrophic Lateral Sclerosis Who Use Augmentative and Alternative Communication », Augmentative and Alternative Communication, vol. 17, no 3,‎ , p. 179–195 (DOI 10.1080/aac.17.3.179.195, lire en ligne)
  • D. McNaughton, J. Light et K. Arnold, « "Getting your wheel in the door': Successful full-time employment experiences of individuals with cerebral palsy who use Augmentative and Alternative Communication », Augmentative and Alternative Communication, vol. 18, no 2,‎ , p. 59-76 (DOI 10.1080/07434610212331281171, lire en ligne)
  • DOI:10.1080/07434610212331281171
  • (en) D.C. Millar, J.C. Light et R.W. Schlosser, « The impact of augmentative and alternative communication intervention on the speech production of individuals with developmental disabilities: A research review », Journal of Speech, Language, and Hearing Research, vol. 49, no 2,‎ , p. 248–264 (DOI 10.1044/1092-4388(2006/021))
  • (en) B. Mineo, « Augmentative and alternative communication : Tech Use guide. Using computer technology », United States Department of Education,
  • DOI:10.1177/108835760101600302
  • P. Mirenda, « Toward Functional Augmentative and Alternative Communication for Students With Autism: Manual Signs, Graphic Symbols, and Voice Output Communication Aids », Language, Speech, & Hearing Services in Schools, vol. 34, no 3,‎ , p. 203–216 (DOI 10.1044/0161-1461(2003/017))
  • P. Mirenda, « Introduction to AAC for Individuals with Autism Spectrum Disorders », dans Mirenda, P.; Iacono, T., Autism Spectrum Disorders and AAC, Paul H Brookes Pub Co, (ISBN 1-55766-953-8), p. 5–9
  • Alan F. Newell, Design and the Digital Divide: Insights from 40 Years in Computer Support for Older and Disabled People, Morgan & Claypool Publishers (ISBN 978-1-60845-740-3, lire en ligne)
  • B. T. Ogletree et W. E. Harn, « Augmentative and alternative communication for persons with autism: History, Issues, and Unanswered Questions », Focus on Autism and Other Developmental Disabilities, vol. 16, no 3,‎ , p. 138–140 (DOI 10.1177/108835760101600301, lire en ligne)
  • H. P. Parette et D. H. Angelo, « Augmentative and alternative communication impact on families: Trends and future directions », The Journal of Special Education, vol. 30, no 2,‎ , p. 77–98 (DOI 10.1177/002246699603000105)
  • H. P. Parette et M. J. Brotherson, « Family participation in assistive technology assessment for young children with disabilities », Education and Training in Mental Retardation and Developmental Disabilities, vol. 31,‎ , p. 29–43 (lire en ligne)
  • H. P. Parette, M. J Brotherson et M. B. Huer, « Giving families a voice in augmentative and alternative communication decision-making », Education and Training in Mental Retardation and Developmental Disabilities, vol. 35,‎ , p. 177–190 (lire en ligne)
  • H. P. Parette et G. A. McMahan, « Team sensitivity to family goals for and expectations of assistive technology », Teaching Exceptional Children, vol. 35,‎ , p. 56–61
  • Rupal Patel et Rajiv Helen Radhakrishnan, « Enhancing Access to Situational Vocabulary by Leveraging Geographic Context », Assistive Technology Outcomes and Benefits, vol. 7, no 1,‎ , p. 99–114 (lire en ligne)
  • L. Pennington et H. McConachie, « Predicting patterns of Interaction between Children with Cerebral Palsy and their Mothers », Developmental Medicine & Child Neurology, vol. 43, no 2,‎ , p. 83–90 (DOI 10.1017/S0012162201000147)
  • (en) D. Preston et M. Carter, « A review of the efficacy of the Picture Exchange Communication System intervention », J Autism Dev Disord, vol. 39, no 10,‎ , p. 1471–1486 (PMID 19495952, DOI 10.1007/s10803-009-0763-y)
  • DOI:10.1145/1943403.1943477
  • S. Robitaille, The Illustrated Guide to Assistive Technology and Devices: Tools and Gadgets for Living Independently, Demos Medical Publishing, (ISBN 978-1-932603-80-4, lire en ligne), p. 153–154
  • (en) Ralf W. Schlosser, The Efficacy of Augmentative and Alternative Communication: Toward Evidence-Based Practice, San Diego, Academic Press, (ISBN 978-0-12-625667-3)
    • (en) Ralf W. Schlosser, Dorothy M. Blischak et Rajinder K. Koul, « Roles of Speech Output in AAC », dans , , p. 472–532
    • (en) Ralf W. Schlosser et L. L. Lloyd, « Chapter, 16: Effects of AAC on Natural Speech Development », dans , Academic Press,
  • (en) J. C. Light et D. R. Beukelman, Communicative competence for individuals who use AAC: from research to effective practice, Brookes Pub. Co., (ISBN 978-1-55766-639-0, lire en ligne)
    • (en) R. W. Schlosser, « Outcomes Measurement in AAC », dans , , p. 479–513
    • (en) J. Treviranus et Vera Roberts, « Supporting Competent Motor Control of AAC Systems », dans ,
  • (en) R. W. Schlosser et O. Wendt, « Effects of augmentative and alternative communication intervention on speech production in children with autism: a systematic review », American Journal of Speech-Language Pathology, vol. 17, no 3,‎ , p. 212–230 (PMID 18663107, DOI 10.1044/1058-0360(2008/021))
  • (en) T. A. Shepherd, K. A. Campbell, A. M. Renzoni et N. Sloan, « Reliability of Speech Generating Devices: A 5-Year Review », Augmentative and Alternative Communication, vol. 25, no 3,‎ , p. 145–153 (PMID 19544105, DOI 10.1080/07434610902996104)
  • (en) F. H. Silverman, Communication for the speechless, Allyn and Bacon, (ISBN 978-0-13-184870-2, lire en ligne)
  • (en) M. M. Smith et I. Connolly, « Roles of aided communication: Perspectives of adults who use AAC », Disability & Rehabilitation: Assistive Technology, vol. 3, no 5,‎ , p. 260-273 (DOI 10.1080/17483100802338499)
  • (en) S. Soderholm et A. Meinander, « Augmentative and alternative communication methods in locked-in syndrome », Journal of Rehabilitation Medicine, vol. 33, no 5,‎ , p. 235–239 (PMID 11585156, DOI 10.1080/165019701750419644)
  • (en) S. H. Son, J. Sigafoos, M. o’Reilly et G. E. Lancioni, « Comparing two types of augmentative and alternative communication systems for children with autism », Developmental Neurorehabilitation, vol. 9, no 4,‎ , p. 389–395 (PMID 17111565, DOI 10.1080/13638490500519984)
  • (en) S. E. Stern, « Computer-Synthesized Speech and Perceptions of the Social Influence of Disabled Users », Journal of Language and Social Psychology, vol. 27, no 3,‎ , p. 254 (DOI 10.1177/0261927X08318035)
  • (en) J. M. Sturm, S. A. Spacorica, J. W. Cunningham, K. S. Cali, A. Staples, K. Erikson, D. E. Yoder et D. Koppehhaver, « What happens to reading between first and third grade? Implications for students who use AAC », Augmentative and Alternative Communication, vol. 22, no 1,‎ , p. 21–36 (PMID 17114156, DOI 10.1080/07434610500243826)
  • J. M. Sturm et S. A. Clendon, « Augmentative and alternative communication, language, and literacy: Fostering the relationship », Topics in Language Disorders, vol. 24, no 1,‎ , p. 76–91 (DOI 10.1097/00011363-200401000-00008)
  • DOI:10.1080/07434610212331281271
  • Robert Teasell, Foley, Doherty et Finestone, « Clinical Characteristics of Patients with Brainstem strokes Admitted to a Rehabilitation Unit », Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, vol. 83, no 7,‎ , p. 1013–1016 (PMID 12098164, DOI 10.1053/apmr.2002.33102)
  • D. G. Theodoros, B. E. Murdoch et J. V. Goozée, « Dysarthria Following Traumatic Brain Injury: Incidence, Recovery, and Perceptual Features », dans Murdoch, B. E.; Theodoros, D. G., Traumatic Brain Injury: Associated Speech, Language, and Swallowing Disorders, Cengage Learning, (ISBN 978-0-7693-0017-7, lire en ligne)
  • K. Tjaden, « Speech and swallowing disorders in Parkinson's disease », Topics in Geriatric Rehabilitation, vol. 24, no 2,‎ , p. 115–126 (PMID 19946386, PMCID 2784698, DOI 10.1097/01.TGR.0000318899.87690.44)
  • (en) A. P. Turnbull et H. R. Turnbull, « Self-determination for individuals with significant cognitive disabilities and their families », The Journal of the Association for Persons with Severe Handicaps, vol. 26,‎ , p. 56–62 (DOI 10.2511/rpsd.26.1.56)
  • University of Washington, « Rate Enhancement — Augmentative and Alternative Communication at the University of Washington, Seattle », sur depts.washington.edu (consulté le 15 juillet 2013)
  • (en) G. C. Vanderheiden, « A journey through early augmentative communication and computer access », Journal of Rehabilitation Research and Development, vol. 39,‎ , p. 39–53 (lire en ligne)
  • (en) H. Venkatagiri, « Techniques for Enhancing Communication Productivity in AAC: A Review of Research », American Journal of Speech-Language Pathology, vol. 4,‎ , p. 36–45 (lire en ligne)
  • (en) Lindas L. Walling, « Developmental disabilities; lifelong, severe and alterable », dans Lindas L. Walling et Marilyn Irwin, Information services for people with developmental disabilities: the library manager's handbook, Greenwood Publishing Group, (ISBN 978-0-313-28780-0, lire en ligne), p. 1–36
  • (en) M. L. Wehmeyer et S. B. Palmer, « Promoting the acquisition and development of self-determination in young children with disabilities », Early Education and Development, vol. 11,‎ , p. 456–481 (lire en ligne)
  • (en) K. M. Wilkinson et S. Hennig, « The state of research and practice in augmentative and alternative communication for children with developmental/intellectual disabilities », Mental Retardation and Developmental Disabilities Research Reviews, vol. 13, no 1,‎ , p. 58–69 (PMID 17326111, DOI 10.1002/mrdd.20133)
  • (en) J. Reichle, D. Beukelman et J. Light, Exemplary strategies for beginning communicators: implications for AAC, Baltimore, Brookes,
    • (en) K. M. Wilkinson et W. J. McIlvane, « Considerations in teaching graphic symbols to beginning communicators », dans , , p. 274–322
    • (en) B. L. Utley, « Visual assessment: Considerations for the design of AAC systems », dans , , p. 353–391
  • (en) G. Williams, « Augmentative and Alternative Communication », dans S. Abudarham et A. Hurd, Management of communication needs in people with learning disability, Whurr, (ISBN 978-1-86156-208-1)
  • (en) C. Zangari, L. Lloyd et B. Vicker, « Augmentative and alternative communication: An historic perspective », Augmentative and Alternative Communication, vol. 10, no 1,‎ , p. 27–59 (DOI 10.1080/07434619412331276740)

Sites de ressources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]