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Clément Le Cossec

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Clément Le Cossec
Le pasteur Clément Le Cossec Chez les Gitans 1991.
Biographie
Naissance
Décès
(à 80 ans)
Le MansVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Clément Louis Marie Le Cossec
Nationalité
Activité
Famille
Le Cossec
Autres informations
Religion
Site web

Clément Le Cossec, né le à Treffiagat et mort le au Mans, est un pasteur pentecôtiste issu d'une famille catholique, fondateur de la Mission Évangélique des Tziganes de France - Vie et Lumière, la plus grande Église évangélique de France comptant plus de 400 églises membres. Il est le précurseur d'un grand mouvement de conversion de peuples marginalisés, auxquels il vient en aide, au protestantisme en Europe, en Inde et en Amérique du Nord et du Sud. La mission évangélique rassemblera plus de 600 000 membres à travers le monde.

Considéré comme un véritable apôtre par les populations qu’il soutient, il fait construire de nombreux internats, notamment en Inde, pour accueillir les enfants les plus défavorisés. L’influence de son action s’étend à l’Europe, aux États-Unis, au Canada, au Mexique ou encore en Inde[1].

Il fut le propriétaire du château du Moulin aux Lièvres situé dans le Loiret, acheté plus tard par l'animateur Guy Lux.

Issu de la famille catholique Le Cossec, connue depuis le XVIe siècle et bien implantée dans le Finistère sud, Clément Le Cossec déménage dans sa jeunesse en Normandie. Il se convertit au protestantisme à l'âge de 14 ans au Havre. C'est à l'adolescence qu'il décide de s'occuper des plus défavorisés en leur annonçant l'évangile. Il entre ensuite à l'école des Ponts et chaussées dont il sort diplômé. En 1939, il suit une formation biblique à Biblique Missonary Association à Londres. De retour en France il suit des cours d'édition à l'école ABC de Paris jusqu'en 1951.

Avec un diplôme d'ingénieur en poche, il décide à 25 ans, en 1946, de devenir pasteur chrétien dans une église à Lille. Plusieurs évènements l'amènent à s'occuper de familles tziganes dans le besoin. Arrivé en Bretagne en 1950, il entreprend la fondation de l'Église évangélique de Rennes, avec le concours de l'évangéliste anglais Douglas Scott, promoteur du Mouvement de Pentecôte en France[2]. Mais c'est à Brest en 1952, que commence son ministère en faveur des Gitans, quand des Tziganes convertis viennent lui dire qu'aucun pasteur ne souhaite les baptiser. Il décide alors de venir en aide à ces communautés défavorisées.

En 1954, il fonde la Mission Évangélique des Tziganes de France - Vie et Lumière[3]. Voyant le besoin de ces gens illettrés et sans enseignant, il pratique des centaines de baptêmes en mer, puis il décide de laisser son église de Rennes entre les mains d'un jeune pasteur, en 1958 pour s'occuper des trois mille Tziganes nouvellement convertis[1].

Il décide de mettre sa revue Lumière du monde crée en 1947 pour la jeunesse, au service des Tsiganes. Elle deviendra Vie et Lumière en 1960.

L'église roulante

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Très tôt, dès 1950 comme à Saint-Jacques, près de Rennes, des rassemblements évangéliques, sous forme de conventions sont organisés. Aujourd'hui, ils rassemblent en moyenne pas moins de 7000 caravanes, soit l'équivalent de vingt à trente mille Tsiganes. Leurs réunions ont lieu dans des bâtiments loués ou sous des chapiteaux dressés à l'occasion. Elles sont tout public, au vu des affiches et des nombreux tracts distribués sur leurs lieux de passage. Même les autorités locales (maire, police, préfets) sont invitées[4].

Elle commence à Rennes en 1958, où il décide de partir à l'aventure avec le peuple tsigane, sur les routes en France d'abord, puis en Belgique, en Hollande en Allemagne, mais aussi en Espagne, au Portugal en Italie. Par la suite il voyage dans plus de 40 pays au Canada, aux États-Unis, au Mexique, en Argentine ou dans les pays de l'Est[5],[1].

Le réveil spirituel

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Le réveil spirituel s'accompagne pour ce peuple de nombreuses guérisons au contact de Clément Le Cossec.

Il participe aussi étroitement à l'éducation de Roms convertis, en leur apprenant à lire et à écrire, puis en leur apportant un enseignement biblique, afin d'établir des pasteurs tsiganes dans ces églises naissantes. Car dira-t-il, un « réveil n'est durable que dans la mesure où il y a des cadres spirituels »[6].

Clément Le Cossec veut prendre modèle sur l'apôtre Paul dans la Bible, qui demande à son compagnon Timothée, de confier ce qu'il a entendu par sa bouche « à des hommes capables de l'enseigner aussi à d'autres »[7].

C’est dans une caravane, avec une poignée d’élèves que le « pasteur des Gitans » commence les premiers cours bibliques itinérants. Puis, à cause des demandes d’inscriptions toujours plus nombreuses, il est très vite secondé par un jeune pasteur tsigane : Denis Théom, surnommé Payon. Il s’adjoint aussi Georges Meyer dit "Jimmy", qui succède plus tard à Clément Le Cossec à la présidence de La Mission Tzigane Évangélique, en 1972[8].

Confronté à des vocations encore plus nombreuses, il achète en 1967, une première propriété, le château du Moulin aux lièvres, acquise plus tard par le producteur et animateur de télévision Guy Lux[9],aux Choux dans le Loiret près de Gien pour accueillir les futurs prédicateurs[10]. D'une trentaine d'étudiants, ils passeront à plus de 200 en 1996. D'autres Tsiganes devenus pasteurs viendront grossir l'enseignement de l'École biblique française, parmi les plus connus :Charles Welty et Wasso Ferret. D'autres écoles Bibliques naîtront dans plusieurs pays d'Europe et en Inde.

L'action sociale

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Clément le Cossec fait construire, en faveur des pauvres et des déshérités tziganes d'Inde, plusieurs pensionnats afin d'accueillir des centaines d'enfants[1].

Face à la pauvreté de certains Tziganes, il n'hésite pas à acheter des costumes à ses élèves prédicateurs, comme c'est le cas pour les évangélistes Mandz et Pinar au début de leur mission[11].

Lutte contre la discrimination et l'isolement

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Au début des années 1950, les conventions menées par le prédicateur tzigane Mandz amènent l'intervention des gendarmes, à cause du rassemblement de roulottes. Mandz demande à Clément le Cossec, d'organiser lui-même les réunions en louant une tente.

En 1968, la Mission Évangélique Tsigane se sépare des Assemblées de Dieu pour que les pasteurs soient formés et puissent prêcher auprès de leurs communautés respectives[12].

Depuis 1975, la Mission évangélique tzigane est membre de la Fédération protestante de France (FPF). Cette adhésion à la FPF est en partie motivée chez Clément Le Cossec par la recherche d'un soutien social pour un groupe souvent marginalisé ainsi que par le désir d'éviter aux convertis tsiganes de se trouver isolés et considérés comme une secte[13].

Plus de deux mille Tziganes venus de toute l'Europe se sont rendent au cimetière-sud du Mans, aux obsèques de leur « apôtre » mort dans cette même commune d'un cancer, à l'âge de 80 ans[14].

Notes et références

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  1. a b c et d « Clément Le Cossec (1921-2001) », sur Musée protestant (consulté le )
  2. Mon aventure chez les Tziganes par Clément Le Cossec 1991, p. 16
  3. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau. Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Éditions Labor et Fides, Genève, 2005, p. 217
  4. « Le rassemblement évangélique «Vie et Lumière» aura lieu prochainement ... », sur La Gazette France (consulté le )
  5. « Clément Le Cossec, Père spirituel des tziganes évangéliques – Portail catholique suisse », sur cath.ch (consulté le )
  6. Mon aventure chez les Tziganes par Clément Le Cossec 1991 p. 28.
  7. La Sainte Bible 2 Timothée 2/2
  8. Loup Besmond de Senneville, Georges Meyer, pasteur de la communauté évangélique tzigane, reçoit la légion d’honneur, la-croix.com, France, 14 janvier 2015
  9. « Clément Le Cossec (1921-2001) », sur museeprotestant.org (consulté le )
  10. Jean-Luc Poueyto, Manouches et mondes de l'écrit, KARTHALA Editions, France, 2011, p. 83
  11. Mon aventure chez les Tziganes par Clément Le Cossec 1991, p. 29.
  12. http://www.cultures-tsiganes.org/cultures_tsiganes/religion/religion_p8_pentecot.htm Histoire du développement du pentecôtisme chez les tsiganes et hypothèses de ce développement
  13. « En bref… - Edition du 15 janvier 2002 », sur religioscope.com (consulté le ).
  14. Serge Le Luyer, Clément Le Cossec, pasteur des Tsiganes, Ouest-France, 24 juillet 2001.

Liens externes

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